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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 21:56

 

 

 

 

 

Herve-Loungoundji.jpg

 

 

EXCLU365 : CENTRAFRIQUE :  Hervé LOUNGOUNDJI


www.sport365.f 14/09/2012 à 18h50

 

« Marquer un but à Ouaga »


Satisfait d'avoir vu son équipe remporter chez elle la première manche face au Burkina Faso, le sélectionneur de la Centrafrique, Hervé Loungoundji, espère être celui qui conduira les Fauves à leur première CAN. Interview exclusive pour Footafrica365.fr.


Hervé, les Fauves ont battu le Burkina Faso (1-0) en match aller du troisième tour des éliminatoires de la CAN 2013. Regrettez-vous les quelques occasions manquées durant cette rencontre ?


Oui, on les regrette forcément. Mais on doit quand même se montrer satisfait d’avoir réussi à battre cette équipe du Burkina Faso, qui est une grande équipe. A nous maintenant de travailler sur nos différents manquements afin d’être meilleur au match retour.


Votre avant-centre, Hilaire Momi, a été critiqué pour son manque d’efficacité par une partie du public et des médias centrafricains. Comment réagissez-vous à cette situation ? Ne craignez-vous pas que le joueur soit déstabilisé ?


Je ne vois pas de risque de déstabilisation là-dedans. Hilaire Momi n’a pas marqué, c’est vrai, mais il n’a pas raté son match pour autant. Je rappelle que c’est lui qui fait la remise qui amène le but de Vianney Mabidé.


Tout de même, maintenant qu’il évolue au Mans, en Ligue 2 française, Hilaire Momi n’a plus l’habitude de marquer régulièrement comme lorsqu’il jouait à Coton Sport de Garoua. N’est-ce pas un problème ?


En Europe, Hilaire Momi est utilisé comme excentré ou comme neuf et demi, plus comme pur attaquant de pointe. J’espère qu’il retrouvera du temps de jeu dans sa position préférentielle, même s’il est assez polyvalent.

Vous évoquiez des « manquements ». Lesquels avez-vous identifié ?


Il y en a plusieurs. En plus du manque d’efficacité, je trouve que nous avons concédé trop de coups de pied arrêtés. Nous avons aussi eu le tort de laisser trop de liberté aux Etalons quand ils récupéraient le ballon. Cela nous a souvent mis en danger. Voici quelques-unes des choses que nous allons essayer de corriger d’ici le match retour.


A Ouagadougou, vous aurez sans doute des opportunités en contre-attaque. Est-ce un avantage pour votre équipe ?


Cela peut être un atout, oui. Notre objectif est d’arriver à marquer un but là-bas. Cela mettrait encore plus les Etalons dans la difficulté.


Pour cette rencontre, vous disposerez d’une arme offensive supplémentaire en la personne d’Habib Habibou, qui a accepté de rejoindre les Fauves…


C’est une très bonne nouvelle. Habib Habibou a, je pense, bien réfléchi avant de nous rejoindre. Il a pris le temps de bien mûrir sa décision. Il va nous apporter un vrai plus en attaque.

Le match retour est dans un mois. Ce délai constitue-t-il un avantage ?


Oui, dans la mesure où cela va nous permettre de récupérer certains joueurs blessés. J’attends beaucoup du retour d’Eloge Enza Yamissi, qui est notre capitaine et un joueur qui donne beaucoup de bons ballons au milieu de terrain. Je compte énormément sur lui. Que Dieu lui prête les forces !


Que redoutez-vous le plus de ce match retour ?


L’arbitrage. S’il est équitable, je suis certain que l’on se qualifiera.


« Nous sommes fiers de Mapou Yanga-Mbiwa »


Mapou Yanga-Mbiwa est récemment devenu international français. Ne craignez-vous pas que cela détourne certains binationaux des Fauves ?


D’abord, laissez-moi vous dire que nous sommes fiers que Mapou Yanga-Mbiwa soit capitaine de Montpellier, et qu’il ait intégré l’équipe de France A. Son exemple peut inspirer d’autres jeunes joueurs, mais d’un autre côté, si nous qualifions pour la CAN, cela les attirera vers les Fauves.


Sur quels joueurs travaillez-vous ? On pense à Kurt Zouma, de l’AS Saint-Etienne…


Oui, Kurt Zouma fait partie des joueurs qui nous intéressent, comme son frère Lionel, qui joue à Sochaux. On surveille aussi les frères Youga, ainsi qu’Evans Kondogbia, qui est passé de Lens au FC Séville, et dont le frère, Evans, est déjà parmi nous.


Si plusieurs binationaux rejoignaient l’équipe avant la CAN, ne craindriez-vous pas la création de clans dans le vestiaire ?


Non. Il n’y a pas ce risque chez nous. Tous les joueurs comprennent que le but, c’est d’avoir plus de choix, d’asseoir l’équipe sur des sources différentes, un peu comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal ont su le faire. Aujourd’hui, ces pays pourraient aligner deux équipes compétitives, pourquoi la Centrafrique ne ferait pas pareil ?

 

 Votre réservoir reste en grande partie local. Dirigerez-vous vous-même l’équipe A’ qui va disputer les qualifications pour le CHAN ?


Non. Je ne suis pas le seul à pouvoir m’en occuper. Si je le fais, je serais tenté de reconduire des joueurs avec lesquels je travaille déjà en A, alors qu’un autre technicien, et il y en a qui sont aussi bons que moi, fera un travail de prospection, qui sera au final profitable à toutes nos sélections.

Vous avez succédé à Jules Accorsi, dont vous étiez l’adjoint, après que ce dernier ait eu des désaccords avec la tutelle. Quels sont vos rapports avec lui ?


J’ai un rapport très fort avec Jules Accorsi. J’étais son adjoint, c’est vrai, nous avons très bien travaillé tous les deux. Nous avons pris beaucoup de plaisir à nous découvrir mutuellement. Il a été pour moi comme un papa, un instructeur. C’est lui qui a bâti cette équipe très forte, je ne fais que continuer son travail. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on s’appelle.

 

En parallèle des qualifications de la CAN, vous êtes engagés dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Quel est votre avis sur l’Afrique du Sud, votre prochain adversaire dans ce cadre ?


C’est l’équipe phare, le favori du groupe sur le papier. On les considérait comme les numéros 1 sur le papier, le Botswana, équipe en progrès et qualifiée pour la CAN 2012, étant le numéro 2. Nous, comme l’Ethiopie, arrivions ensuite. Mais nous sommes là pour bousculer cette hiérarchie. On essaye de laisser notre empreinte.

 

Le joueur emblématique de votre équipe, Foxi Kethevoama, joue au FC Astana, au Kazakhstan, après avoir brillé en Hongrie. Il mériterait de jouer dans un plus grand Championnat, non ?


Oui. Son manager doit l’aider à aller plus haut. Si nous nous qualifions, il y arrivera. Cela lui donnera une meilleure exposition. Comme à tous nos joueurs.

 

Propos recueillis par Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)


Rédaction Football365.fr / FootSud

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