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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:10

 

 

 

 

 

Fauves du Bas-Oubangui

 

 

Décidément la République Centrafricaine est un pays à part. Un pays à part à cause des nouveautés excentriques qu'on peut relever dans toutes les performances dans ce pays. C'est le pays où l'on a vu des généraux et des maréchaux ( même s'il n'y en a eu qu'un) naître au sein d'une armée d'un petit millier d'hommes, le pays qui a vu le chef s'ériger en Président à vie même si cela pouvait heurter la sensibilité de beaucoup, le pays qui va devenir un Empire en dépit de la honte que beaucoup pouvaient éprouver face à cette humiliation nationale. Le pays habitué à accepter toutes les bêtises qui ne seraient pas admissibles ailleurs. Le pays où des ânes deviennent ministres, « responsables » sans savoir quels postes ils occupent, quelles fonctions ils doivent exercer. Bref ! Ne chargeons pas trop la barque.

 

Être responsable c'est être capable de mener une action quelconque et d'en assumer les résultats. C'est être capable de tracer le chemin et de prévoir.

 

Une grosse rumeur a fait descendre de joie la population Banguissoise, d'apprendre que le résultat du match au Burkina a été invalidé en faveur de la RCA. L'amour du pays et la joie de la qualification ont poussé les centrafricains à la liesse. Que leur reprocher ? Rien du tout. Les Fauves se sont battus à Ouagadougou et ont eu leur qualification à l'issue du temps réglementaire et même à l'issue du temps de prolongation correspondant réellement au temps des arrêts de jeu et des changements de joueurs. A cause d'un arbitrage à l'africaine, que les dirigeants n'ont pas incorporé dans leur vision globale des choses, les FAUVES ont été éliminés.

 

Le Burkina a eu son pénalty à domicile, ce que la RCA n'a pas su exploiter chez elle pour avoir une différence de buts bien plus large. A qui la faute ? Les joueurs étaient-ils préparés à creuser l'écart à domicile pour avoir une bonne marge de sécurité au retour ? Les dirigeants ont-ils travaillé dans ce sens, à travers la stratégie de victoire à assurer coûte que coûte ?

 

Bref ! Les joueurs ont fait ce qu'il fallait au vu de tous leurs efforts. Ils n'ont pas seulement manqué d'expérience, il leur a manqué l'appui franc et lourd des dirigeants qui aurait pu faire basculer les résultats dès le match aller. S'ils étaient avisés, ils sauraient de quoi il est question ici. L'Olympique de Marseille a gagné une fois la coupe d'Europe à cause de la clairvoyance de ses dirigeants qui avaient compris quelle stratégie il fallait adopter pour arriver à bout des adversaires lors d'une compétition d'une telle envergure.

 

Une autre chose dans ce pays où l'on oublie facilement, où l'on ne sait jamais récompenser les talents, où l'on ne sait jamais contenter le peuple quand il le mérite, est qu'il semblerait que le retour de certains des Fauves au pays s'est effectué dans le silence le plus absolu, sans les encouragements du public. Et que dire de tous ces frères et sœurs en Afrique de l'ouest, qui ont fait le déplacement pour encourager les FAUVES à Ouagadougou ? C'est encore en CENTRAFRIQUE qu'on peut constater avec quelle légèreté on traite les choses importantes, qu'on peut assister à  une telle négligence voire une telle indifférence, et d'ailleurs, n'est-ce pas dans ce pays qu'on connaît l'expression  « sans cas ti kororo » ?

 

Voilà comment on récompense ses fils, ses ambassadeurs !

 

Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas eu leur qualification que les FAUVES méritent un tel mépris. C'est encore à cause de l'irresponsabilité d'une bande de gens qui ne sont pas à leur place qu'on peut enregistrer de tels agissements. Il ne suffit pas de faire participer le pays aux manifestations sportives africaines pour croire qu'on a accompli sa tâche, et qu'on peut croiser ensuite les bras. Avec d'autres dirigeants, c'est certain que les FAUVES auraient eu leur qualification « sans bavure », comme on le disait à l'époque du rayonnement du basket centrafricain sur tout le continent.

 

Les FAUVES sont une équipe qui mérite d'aller beaucoup plus loin que le chemin qu'ils ont parcouru.

 

De grâce, chers dirigeants, aidez-les. Aidez-les en les confiant à des mains beaucoup plus sûres, beaucoup plus responsables. Aidez-les en mettant à leur disposition les moyens qui leur assureraient la victoire, les victoires. Cela y va de la renommée du pays, cela y va de la renommée des FAUVES, et cela y va obligatoirement de la renommée de ceux qui les auront accompagnés dans leurs différentes campagnes.

 

La colère qui nous anime est légitime. Que les « coupeurs de gorge » de CENTRAFRIQUE apprennent qu'on ne s'améliore qu'en acceptant la critique, qui permet de corriger les erreurs.

 

LES FAUVES MERCI ! RIEN NE DOIT VOUS DETOUNER DE VOTRE DETERMINATION, POUR QUE CENTRAFRIQUE NA NDOUZOU !

 

Kodro oko, Zo oko.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion