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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 02:35

 

 

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CAN 2012 Eliminatoires  

RFI lundi 11 octobre 2010

 

Par Christophe Carmarans / Safir Jalal

La défaite des Fennecs 2-0 en Centrafrique a été vécue comme un affront en Algérie. La presse locale s’est déchaînée contre l’équipe nationale et d’anciens internationaux ont critiqué les joueurs. A peine arrivé, le sélectionneur Benchikha est prêt à démissionner.

C’était à prévoir après une telle déconfiture, la presse algérienne n’a pas été tendre avec l’équipe nationale, battue 2-0 par la Centrafrique à Bangui lors de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2012. « La Honte » titrait à la une le quotidien Le Temps avant d'ajouter : « l’équipe nationale touche le fond ». Le journal appartenant à l’industriel Ali Haddad, propriétaire de l’USM Alger, donne la parole à l’ex-international Moustapha Kouissi qui déplore le fait que les joueurs aient été méconnaissables. « Certains d’entre eux se permettaient même de marcher sur le terrain » accuse-t-il.

Rolland Courbis contacté ?

El Watan non plus n’y est pas allé avec le dos de la cuillère et déplore l’attitude passive « stupéfiante » des internationaux. Achourouk, le journal arabophone publie la photo d’un Fennec abattu et annonce en titre « La plus faible équipe au monde a battu un Mondialiste ». Liberté abonde dans le même sens tout en reprochant au nouveau sélectionneur, Abdelhak Benchikha, d’avoir reconduit le même groupe que celui dirigé par Rabah Saâdane, démissionnaire il y a cinq semaines après le nul concédé à domicile face à la Tanzanie. Le quotidien sportif Le Buteur enfonce le clou en citant Kaci Saïd, un autre ancien international, qui affirme que des joueurs ont levé le pied volontairement pour écarter leur nouveau coach.

Il est vrai que celui qui annonçait vouloir changer les mentalités et imposer sa discipline, lors de sa première conférence de presse le 15 septembre dernier, essuie un échec retentissant pour son baptême du feu. L’ancien entraîneur des Espoirs et de l’équipe A’ aurait même présenté sa démission au président de la Fédération, Mohamed Raouraoua mais ce dernier lui aurait demandé de réfléchir. Lundi, à Paris, lors d’une émission de télévision, l’entraîneur français Rolland Courbis a pour sa part laissé entendre qu’il avait été contacté par la Fédération algérienne, sans plus entrer dans les détails. 


Aux grands maux, le coup de balai !

Par : Omar Ouali  

Source : Liberte-Algérie.com

Pendant quatre-vingt-dix minutes, les camarades du lamentable Belhadj (il symbolise le naufrage) ont été baladés, malmenés, écrasés puis enfin humiliés par les lutins de la Centrafrique qui n’en revenaient pas d’avoir la partie si facile face à une bande de cabotins, d’invalides comparables à des zombies sans âme et sans orgueil.

Les quarante millions d’Algériens, qui attendaient dimanche un sursaut de nif de la part des Verts, décidément pas mûrs, ont bu devant leur petit écran le calice de l’humiliation jusqu’à la lie. Leur rage et leur frustration, ô combien légitimes, sont à la mesure des espoirs nourris par les déclarations euphorisantes d’avant match de Benchikha et les engagements des joueurs à mouiller leur maillot pour revenir de Bangui avec les trois points de la victoire. Au final, que dalle, sinon la désillusion.
Non seulement on a perdu face à une équipe de Centrafrique classée 172e sur l’échelle Fifa, autant dire inexistante sur la planète foot, mais de quelle manière ! Car il y a des défaites acceptables, honorables. Mais pas celle de Bangui. Pendant quatre-vingt-dix minutes, les camarades du lamentable Belhadj (il symbolise le naufrage) ont été baladés, malmenés, écrasés puis enfin humiliés par les lutins de la Centrafrique qui n’en revenaient d’avoir la partie si facile face à une bande de cabotins, d’invalides comparables à des zombies sans âme et sans orgueil.

Pourtant, après notre qualification en coupe du monde, même si la participation était un gros bide, on croyait que le football algérien avait fini de manger son pain noir, que l’heure était au renouveau, à la renaissance, au retour des Verts sur la scène footballistique internationale. Visiblement, ce n’est qu’une illusion d’optique au point de se dire aujourd’hui est-ce que, objectivement, on avait notre place en Afrique du sud ? Est-ce que notre ticket n’était pas un accident de parcours ?

Mais au-delà de ces questions, qui sont l’expression de notre colère vis-à-vis de joueurs qu’on a aimés, adorés, et sublimés, c’est de se demander de quoi sera fait demain. Et demain, c’est dans cinq mois. Ce sera face au Maroc pour une double confrontation dont la portée ira au-delà du résultat technique. C’est une question de leadership dans la région.

Mais au regard de ce qu’on a vu dimanche et même des sorties précédentes des nôtres, nous avons la faiblesse de penser que les lions de l’Atlas ne feraient qu’une seule petite bouchée des Fennecs. En tout cas, Benchikha, Raouraoua et tous les autres responsables du football national sont avertis et surtout ils ont relativement assez de temps jusqu’au mois de mars pour faire le grand ménage et monter une équipe composée de joueurs qui se battront corps et âme sans se soucier des primes en euros.

 

Après l’humiliante défaite des verts à Bangui

L’heure du grand ménage a sonné

Par  SAMIR LAMARI

Source : Liberte-Algérie.com

C’est cette attitude, à la limite irresponsable, des joueurs retenus par Benchikha qui a laissé perplexes les Algériens.

Le fiasco de Bangui restera, sans doute, gravé dans les annales du football algérien comme l’une des plus faibles prestations des Verts. Il sonne le glas pour une génération de joueurs issue principalement de la communauté algérienne en Europe et qui avait pu qualifier le pays au Mondial 2010. En football, cela s’appelle la fin douloureuse d’un cycle pour une formation en quête de renouveau. Un constat que le nouveau coach des Verts, Abdelhak Benchikha, a dû faire à ses dépens, lui qui a choisi de maintenir sa confiance en un groupe qui avait laissé apparaître des signes d’épuisement depuis quelques mois déjà. À près de six mois du prochain match capital contre le Maroc à Alger, Benchikha est appelé vite à tirer les enseignements de ce terrible échec. La nécessité de revoir la composante des Verts est aujourd’hui une urgence si le coach national veut redonner un nouveau souffle à cette équipe. Certains joueurs donnaient l’impression d’errer sur le terrain, dimanche, à Bangui. Les conditions météorologiques ne peuvent expliquer à elles seules cette attitude passive des joueurs et l’absence de motivation. S’il est vrai que les temps sont beaucoup plus cléments sur le Vieux Continent pour nos pros, cela ne les dédouane pas pour autant de leurs incapacités à mouiller le maillot. D’ailleurs, c’est cette attitude, à la limite irresponsable, des joueurs retenus par Benchikha qui a laissé perplexes les Algériens. Certains n’ont, du reste, pas hésité à parler de complot contre Benchikha qui a tenté de faire régner la discipline au sein d’un groupe beaucoup plus habitué à voir ses caprices assouvis sous le règne de Saâdane. En tout cas, le comportement de certains joueurs, qui ont carrément refusé le combat face à des Centrafricains franchement limités, suscitent des interrogations de plus en plus pressantes dans la rue algérienne. “On dirait des fantômes sur le terrain, ce n’est pas normal ce qui se passe dans cette équipe. Franchement, si on avait voulu offrir la victoire à la Centrafrique, on n’aurait pas fait mieux”, nous dira un citoyen d’Alger.

Complot ?

D’ailleurs, le président de la FAF avait fustigé la réaction des joueurs à la fin du match. Pis, consultant sur la chaîne Al-Jazeera Sports, l’ancien international algérien, Kamel Kaci-Saïd, a accusé carrément les joueurs d’avoir levé le pied pour pousser Benchikha à la sortie. La FAF serait bien inspirée du reste de faire toute la lumière sur cette affaire. Mais, en attendant, il est clair que pour Benchikha, le salut passe par un véritable coup dans la fourmilière dans l’effectif de l’EN. Sans citer de noms, Benchikha sait déjà que certains éléments de l’EN n’ont plus rien à donner à l’équipe. Les Algériens n’ont plus rien à espérer du onze national ; en tout cas, pas dans son ossature actuelle ! Dans la perspective de la qualification à la CAN-2012, il faut se rendre désormais à l’évidence que les Verts se sont largement compliqué la tâche avec cette défaite humiliante en République centrafricaine. Avec un seul point dans l’escarcelle, les Algériens sont devancés par les Marocains et les Centrafricains qui en comptent quatre. Pour espérer refaire leur retard, les coéquipiers de M’bolhi doivent en fait réaliser un véritable sans-faute, c'est-à-dire battre absolument à domicile le Maroc et la Centrafrique et ramener au moins quatre points des deux déplacements au Maroc et en Tanzanie. Certes, mathématiquement, les Verts ont encore des chances, mais d’un point de vue comptable et au vu de la prestation des Algériens dimanche à Bangui, il y a de quoi s’alarmer.

 

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