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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 04:09

 

 

 

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Yaoundé

 

 

RFI samedi 01 décembre 2012

Les banques camerounaises « sont très souvent des instruments de corruption, de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme ». Tel est le constat sans appel dressé par la Conac, l’organe officiel de lutte contre la corruption au Cameroun, à l’occasion de la publication de son rapport annuel.

La Conac épingle sévèrement les banques camerounaises pour leur rôle dans le blanchiment d’argent. L’organe officiel de lutte contre la corruption publie notamment le montant des flux suspects repérés par le renseignement financier : plus de 600 millions d’euros entre 2006 et 2011. Selon le rapport, l’activité mafieuse des banques a même permis de financer un groupe terroriste qui n’est pas nommé mais qui a bénéficié de deux milliards de francs CFA, soit plus de trois millions d’euros.

La Conac déplore au passage une insidieuse sophistication dans les détournements de deniers publics et le blanchiment d’argent en 2011. Au niveau des banques, mais pas seulement, le rapport indexe aussi les projets initiés par le gouvernement comme un secteur particulièrement touché. Deux des projets phare du régime sont mentionnés comme faisant l’objet de graves détournements des deniers publics : le projet de barrage hydro-électrique de Lom Pangar à l’est du pays et celui de construction d’un port en eau profonde à Kribi dans le Sud.

Pas moins de 65 % des prétendus propriétaires des terres indemnisées sur ce site sont « des délinquants à col blanc » affirme la Conac, avant de conclure : « Aucun secteur n’est épargné par le phénomène de la corruption au Cameroun ».

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