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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 15:17

 

 

 

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Par Sarah Sakho RFI samedi 10 décembre 2011

 

Deux mois après les présidentielles qui l’ont reconduit une nouvelle fois à la tête du Cameroun, Paul Biya a procédé au traditionnel et très attendu remaniement gouvernemental. Le décret publié hier soir porte nomination d’une soixantaine de membres dont la plupart sont déjà aux affaires. Le détail avec notre correspondante à Yaoundé.

 

On connaît désormais l’équipe chargée de mener les « Grandes Réalisations » du président Paul Biya, au pouvoir depuis 29 ans. Vendredi soir, la radio nationale donnant lecture d’un décret présidentiel a égrené une soixantaine de noms, dont 37 ministres, 8 ministres délégués au sein d’un ministère, 4 chargés de mission à la présidence et 10 secrétaires d’Etat.

 

Parmi les changements notables : la création d’un ministère chargé des marchés publics et l’arrivée d’un technocrate au ministère des Finances, Alamine Ousmane Mey, ancien directeur de l’établissement privé Afriland First Bank.


Des figures bien connues du landerneau politique

 

Pour le reste, ces nominations s’apparentent essentiellement au jeu des chaises musicales. Le Premier ministre Philémong Yang reste à son poste et des figures bien connues du landerneau politique, anciens ministres ou actuellement aux affaires, se partagent l’essentiel des fauteuils ministériels. Laurent Esso, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, rejoint ainsi le ministère de la Justice où siégeait jusqu’ici Amadou Ali, autre figure inamovible du régime qui devient ministre délégué à la Présidence en charge des relations avec les Assemblées.

 

Ex-grand argentier, Essimi Menye Lazare passe des Finances au ministère de l’Agriculture et du développement rural, tandis que René Emmanuel Sadi qui dirigeait le parti présidentiel est nommé à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Ministre de la Communication par le passé, Pierre Moukoko Mbonjo revient aux affaires cette fois comme ministre des Relations extérieures. Un poste qu’il hérite d'Henri Eyebe Ayissi, nommé pour sa part au contrôle supérieur de l’Etat.

 

La débâcle des Lions

 

Du côté des départs, on note l’éviction du gouvernement de Marafa Hamidou Yaya, jusqu’ici à la tête d’un ministère clé, l’Administration territoriale, ou encore celui de Michel Zoah, patron des Sports, qui a présidé à la débâcle des Lions Indomptables au Mondial de football d’Afrique du Sud et à leur non-qualification à la Coupe d’Afrique des Nations 2012. Bernard Messengue Avom fait également une sortie remarquée du ministère des Transports, récemment secoué par un scandale après le rapport accablant de la Conac (Commission nationale anti-corruption) faisant état de graves malversations au sein de cette institution.

 

Enfin, la presse locale se fait abondamment le relai de la nomination comme ambassadeur itinérant de Mohamadou Ahidjo, fils du premier président du Cameroun (condamné par contumace et mort en exil) dans l’ombre duquel a longtemps travaillé Paul Biya avant de devenir président à la faveur de sa démission. Un autre décret publié vendredi soir porte par ailleurs au poste de secrétaire général de la présidence, un diplomate jusque-là secrétaire général aux Relations extérieures, Ferdinand Ngoh Ngoh.

 

Ces nominations sonnent la fin d’un suspens qui durait depuis deux mois et qui donnait lieu à toutes les supputations sur le sort des uns et des autres, paralysant de l’aveu de nombreux fonctionnaires l’activité ministérielle.

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