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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 02:20

 

 

 

paul-biya-candidat-4-septembre-2011-.jpg

 

YAOUNDE AFP / 16 septembre 2011 22h10 - Le président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a sans surprise été réélu vendredi à la tête de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), avant l'élection présidentielle du 9 octobre, a annoncé le parti.

Le congrès décide de réélire Paul Biya au poste de président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) pour un nouveau mandat, a annoncé le parti dans un rapport rendant compte des résultats des travaux du troisième congrès ordinaire du parti qui s'achève ce vendredi.

Pour la première fois, M. Biya a eu un challenger à la tête du parti, René Ze Nguelé, un ancien ministre qui n'a récolté qu'une voix contre 1.134 pour M. Biya qui était absent lors du vote, mais bien présent en revanche à l'annonce des résultats, de sources concordantes du parti.

La candidature d'un autre militant, Jean Tobie Ndi, n'a pas été retenue.

La candidature de M. Tobie Ndi ne peut pas prospérer parce qu'il n'est pas membre statutaire du congrès. Il n'est pas électeur, il ne peut pas être éligible, avait affirmé jeudi à l'AFP un autre militant du RDPC, Richard Keuko.

Plusieurs délégations de partis de pays étrangers ont assisté au congrès, à Yaoundé, dont une de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) du président français Nicolas Sarkozy.

Juste après l'annonce de la réélection de Paul Biya qui dirige le RDPC depuis sa création en 1985, une chanson à sa gloire a été diffusée: Paul Biya notre président, père de la Nation, Paul Biya encore sept ans (durée du mandat présidentiel), pouvait-on entendre.

Le président Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, se présente pour un nouveau mandat face à 20 autres candidats, dont le leader de l'opposition John Fru Ndi, selon une liste provisoire publiée par Elections Cameroon (Elecam), la commission électorale.

Je tiens à vous remercier de m'avoir reconduit à l'unanimité moins une voix à la tête de notre grand parti national, a déclaré le président camerounais à la clôture du congrès de son parti.

Dès demain, sur le terrain, il vous faudra convaincre les électeurs du bien fondé de notre politique, de la justesse de nos idées et de la pertinence de notre vue. Est-il possible d'hésiter : la paix ou l'aventure, la stabilité ou l'incertitude, l'ordre ou le chaos ?, a-t-il ajouté.

Alors que le reproche est souvent fait au RDPC d'utiliser les moyens de l'Etat pour ses activités notamment les campagnes électorale, les cérémonies d'ouverture et de clôture de son troisième congrès étaient retransmises en direct à la radio et à la télévision d'Etat et un important dispositif policier avait été déployé.

(©)

 

NDLR : Robert Bourgi avait pourtant déclaré récemment que Sarkozy et Juppé seraient intraitables avec les présidents africains qui s'éternisent au pouvoir. Paul Biya n'est-il pas de ceux-là ?  

 

Rfi : Que promettait la France à tous ces chefs d’Etat en échange de tout cet argent ? 

Robert Bourgi : « Mensonges, mensonges, mensonges, promesses non tenues, promesses non tenues. C’est-à-dire que la France fermait les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique. Aujourd’hui le président Nicolas Sarkozy, aidé du ministre des Affaires étrangères (…) Alain Juppé, veulent aujourd’hui des régimes sains, acceptés par le peuple. Vous savez très bien la position de notre pays vis-à-vis du Burkina Faso. Blaise Compaoré est tenté par un cinquième ou sixième mandat ».

On lui a fait comprendre qu’il était temps de penser à partir. Pareil pour la Guinée équatoriale, pareil pour d’autres pays (…) Je veux l’aider parce que le président Sarkozy, vous imaginez bien que je le vois assez régulièrement, me demandait «qu’est-ce que tu penses de tel pays?». Je lui disais «Cela fait trop longtemps que le président est en place. On ne peut pas accepter cela. S’il y a eu un «printemps arabe», il va y avoir un «printemps africain». Ça va être redoutable». «Qu’est ce que tu penses du Sénégal ?». Je lui ai donné ma façon de penser. «Qu’est-ce que tu penses du Burkina Faso ?». Je lui ai dit ce que je pensais du Burkina».

 

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