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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 01:54

 

 

 

-elysee


YAOUNDE - AFP / 01 juillet 2011 22h51 - Le ministre français chargé de la Coopération Henri De Raincourt a affirmé vendredi à Yaoundé que la France n'avait pas de candidat pour la présidentielle prévue cette année au Cameroun.

La France, de la manière la plus solennelle qu'il soit, affirme, et personne ne peut prouver le contraire, qu'elle n'a pas de candidat pour la présidentielle, a déclaré M. De Raincourt en visite depuis jeudi soir à Yaoundé.

Il s'exprimait lors d'un entretien avec l'AFP au quotidien d'Etat Cameroon Tribune et le journal privé Le Jour.

La présidentielle doit en principe se tenir en octobre. Beaucoup estiment que Paul Biya, deuxième président du Cameroun depuis son indépendance en 1960 et au pouvoir depuis 1982, sera candidat, mais l'intéressé n'a pas fait de déclaration publique à ce sujet.

Depuis quelques semaines, des journaux camerounais soutiennent que Paris a choisi le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) Marafa Hamidou Yaya pour succéder au président Biya, âgé de 78 ans.

La France fait confiance à la démocratie. La France ne s'ingère pas dans la politique intérieure des pays africains, a assuré M. De Raincourt.

Il y a des élections qui se profilent à l'horizon au Cameroun. La France souhaite que ces élections (...) se déroulent le mieux possible et dans la transparence la plus totale, a-t-il espéré.

M. Biya est passé devant les électeurs à chaque fois qu'il y a eu le rendez-vous fixé par la Constitution. On ne peut pas comparer M. Biya et M. Kadhafi ou M. Biya et M. Gbagbo, a estimé M. De Raincourt.

Le cadre juridique des élections élimine d'emblée tout espoir de transparence et d'évolution de la démocratie, a soutenu dans un récent rapport un observatoire des droits de l'homme.

En 2008, le Parlement, dominé par le parti présidentiel, avait supprimé par amendement la limitation du nombre de mandats présidentiels. L'amendement avait été précédé d'un mouvement de contestation populaire dont la répression avait fait 40 morts officiellement, au moins 139 d'après des ONG locales.

M. De Raincourt a été reçu en audience vendredi dans l'après-midi par M. Biya pendant une soixantaine de minutes, selon la télévision d'Etat.

Je me suis fait le messager de ce que le président de la République française (Nicolas Sarkozy) souhaitait dire au président Biya c'est-à-dire, naturellement réaffirmer la réalité, la profondeur, la densité des liens qui unissent depuis toujours et pour toujours le Cameroun et la France, a-t-il déclaré à la Cameroon Radio-Television (Crtv), au terme de l'audience.

Ces liens reposent sur la confiance (et) le respect mutuel, a-t-il précisé. Il devait quitter vendredi Yaoundé pour Paris.


(©)

 

NDLR : Quand Paris dit qu’il n’a pas de candidat, la vérité est qu’il en a bien un qui est généralement le président sortant qui veut se succéder à lui-même. Les Africains, en particulier ceux de l’opposition, sont maintenant habitués aux discours hypocrites des autorités françaises qui tentent vainement de faire croire à leur neutralité ou leur pseudo refus de choisir entre les multiples candidats qui doivent s’affronter aux élections présidentielles en Afrique. On a vu ce que cela a concrètement donné au Gabon après la mort de Bongo Ondimba. On l’a encore expérimenté en RCA avec Bozizé dont la frauduleuse et scandaleuse réélection n’a pas ému outre mesure les autorités françaises qui ont choisi de s’accommoder du fait accompli que Bozizé leur a imposé.  Elles recommencent aujourd’hui avec le Cameroun.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE