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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 15:30

 

 

Guterres-avec-les-refugies-Mbororos.jpg

 

Antonio Guterres de l'UNHCR avec les réfugiés Mbororos

 

Par Idriss Linge - 20/06/2010

La célébration de la journée mondiale des réfugiés se déroule cette année sous fond de cris d’alarme pour les Bororos centrafricains installés au Cameroun

Une célébration institutionnelle

Les activités marquant la célébration de la journée mondiale des refugiés ont débuté le dimanche 13 juin dernier avec une marche conjointement organisée par la représentation locale du HCR, le Haut-Commissariat aux Réfugiés. Des manifestations désormais traditionnelles sont prévues ce dimanche 20 juin à l’Hôtel de ville de Yaoundé. Derrière ces célébrations répétées, se cache pourtant une petite tragédie. Elle est relative à la situation des réfugiées Bororos de Centrafrique. Lors de sa dernière visite au Cameroun au mois de mars 2010 dernier, Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés António Guterres a rendu visite à ces réfugiés bororos originaires de la République centrafricaine pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la «tragédie oubliée» de ces personnes accueillies au Cameroun. Il s'est entretenu avec certains des réfugiés durant des visites dans les installations de Mandjou et Boulembé situées à 350 kilomètres à l'est de Yaoundé, la capitale du Cameroun, et au sein desquelles sont hébergés quelque 3 000 réfugiés. [i Je suis ici pour témoigner ma gratitude au peuple et au gouvernement camerounais qui accueillent plus de 100 000 réfugiés et demandeurs d'asile originaires d'environ 30 pays, y compris 80 880 d'entre eux originaires de la République centrafricaine voisine, avait indiqué António Guterres durant une de ses escales. Mais le Haut-Commissaire avait aussi souligné qu'il avait décidé de rendre visite aux réfugiés centrafricains pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la tragédie oubliée des réfugiés Bororos.

 La question des Bororos centrafricains

Les Bororos sont principalement des communautés pastorales nomades originaires de l'ouest et du nord-ouest de la République Centrafricaine. Ceux qui ont fui le Cameroun depuis 2005 indiquent que les Bororos sont visés par de fréquentes attaques menées par des groupes rebelles et des bandits qui volent leur bétail et kidnappent leurs femmes et leurs enfants contre des rançons. Les réfugiés Bororos sont hébergés dans des dizaines d'installations localisées dans l'est du Cameroun. Ce qui rend ainsi difficile pour le personnel du HCR basé dans la ville de Bertoua, le contrôle de leur situation, l’enregistrement des nouveaux arrivants et la distribution de l'aide. Le Gouvernement camerounais accorde le statut de réfugié sur une base de la reconnaissance faciale à cette population. Durant sa visite dans l'installation de Boulembé où sont hébergés quelque 1150 réfugiés Bororos, António Guterres a fait part de son admiration aux réfugiés, qui lui ont indiqué n'avoir aucun problème de cohabitation avec leurs hôtes camerounais. Cela fait des années que nous vivons ensemble, que nous partageons l'eau, les salles de classe et les équipements mis à notre disposition, avait indiqué Aliou Nassé, le représentant des réfugiés centrafricains de Boulembé.

 Les réfugiés: un phénomène sans fin?

Pendant des années, plusieurs pays et régions ont célébré leur propre Journée des réfugiés, voire parfois leur semaine. L'une parmi les plus connues, c'est la Journée africaine des réfugiés qui est célébrée le 20 juin dans plusieurs pays. Pour témoigner sa solidarité avec l'Afrique, qui abrite le plus grand nombre de réfugiés, l'Assemblée générale des Nations unies a adoptée résolution 55/76 le 4 décembre 2000. Dans cette résolution l’Assemblée générale a noté que l’année 2001 marquait le cinquantième anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait accepté que la Journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin. L'Assemblée a décidé par conséquent qu’à compter de 2001 que le 20 juin marquerait la Journée mondiale des réfugiés. Cette célébration intervient pour rappeler qu’il existe dans le monde des personnes persécutées qui sont obligées de quitter leur pays d’origine du fait de leur religion, de leur race, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social ou à cause de leurs opinions politiques. Le nombre de réfugiés dans le monde est resté globalement stable. Il est de 15, 2 millions. Seuls 251.000 réfugiés ont pu regagner leur pays en 2009.

 

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