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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 01:27

Bozizé pdt

 

 

D’aucun s’en sont douté sans trop s’avancer faute d’éléments pour en avoir le cœur net. En exclusivité, Centrafrique-Presse, selon des informations d’une source sûre proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, peut affirmer que c’est bel et bien le désormais hors la loi et prédateur Bozizé qui a racheté l’immeuble Bangui 2000 avec le Libanais Ali Akhrass propriétaire du supermarché RAYAN comme  prête-nom.  Ce commerçant libanais est aussi bien corrupteur des dignitaires du pouvoir que financier bien connu du KNK, parti de Bozizé dont il est par couverture membre du comité des sages.

C’est la destruction du supermarché de ce Libanais dans un incendie dont l’origine n’est pas encore élucidée qui a donné le prétexte à Bozizé et son procureur Feindiro de déclencher une chasse aux sorcières pour arrêter le bâtonnier Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou. Dans l’incendie, d’importants stocks de gadgets électoraux pour la campagne de Bozizé sont également partie en fumée. C’est la principale raison pour laquelle Bozizé cherche à se rendre justice par le lynchage de Balemby et Dengou, étant convaincu de leur responsabilité, sans la moindre preuve pourtant, dans l’incendie du supermarché.  

Mais à défaut de mettre la main sur Me Balemby et Dengou, il a fait arrêter pêle-mêle leurs épouses, leurs parents et autres collaborateurs dans le but de les contraindre à se livrer. Bozizé et son appareil répressif renouent ainsi avec des méthodes fascisantes dignes de l’ère bokassienne qui rappellent de très mauvais souvenirs aux Centrafricains. Il est de plus en plus question que les forces de répression de Bozizé fassent une battue dans Bangui pour mettre absolument la main sur Me Balemby et Jean Daniel Dengou devenus en quelques heures, les ennemis publics de Bozizé.

Aussi curieux que cela puisse l’être, Bozizé gère la République centrafricaine comme si c’était un village. Pour lui, l’appareil judiciaire doit être à sa solde sinon comment expliquer que celui qui se prend pour un président de la République puisse faire une descente au parquet d’un tribunal comme il l’a fait jeudi dernier, pour ordonner l’arrestation de tel ou tel citoyen ; comment comprendre autrement l’existence de la prison spéciale de Bossembélé ? Ceux qui sont détenus sont ses prisonniers en quelque sorte, soumis à un régime spécial de détention plus dur, plus sévère que dans les centres de détention de la capitale. Tout cela montre qu’il n’y a plus d’Etat en Centrafrique actuellement. C’est une véritable jungle avec quelqu’un qui n’a plus de légitimité mais qui se prend toujours pour un président et qui veut faire régner la loi du plus fort.

Cette affaire de l’immeuble Bangui 2000, mêlée à celle de l’incendie du supermarché RAYAN, permet de se rendre compte de la véritable nature de Bozizé. Ses propres intérêts d’abord ! Il est prompt à tuer pour ses intérêts. Si Jean Daniel Dengou avait su que c’est Bozizé en personne qui avait racheté l’immeuble Bangui 2000 et non le Libanais, il n’aurait sans doute pas mené la vigoureuse fronde qu’il a initiée avec pétition à la clé. Il a donc commis sans le savoir un crime de lèse-majesté.

Cela dit, on ne peut qu’être scandalisé du manque de réaction et du silence assourdissant du Conseil Economique et Social dont il est pourtant le vice-président alors que le bâtonnier me Balemby bénéficie de l’appui total de sa corporation, le Conseil de l’Ordre des avocats centrafricain qui n’a pas hésité à manifester et faire même un sit-in au tribunal. Que pense le président du Conseil Economique et Social Martin Baba du sort actuellement fait à son vice-président ? Il ne peut continuer indéfiniment à se taire quand bien même on lui prête des accointances avec Bozizé et son KNK.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique