Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:07


 

Source : gaboneco 03-11-2009   

La Commission de surveillance des marchés financiers en Afrique centrale (COSUMAF) a rejeté à l'unanimité la saisine de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC) pour le maintien de son directeur général, Willy Ontsia. Le 29 juillet dernier, la COSUMAF avait demandé le limogeage de Willy Ontsia pour faute grave. Ce dernier avait ignoré cette sanction en arguant de l'incompétence de la COSUMAF à prendre cette décision.

Après la réunion extraordinaire du 22 juillet dernier qui annonçait le limogeage du directeur général de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), Willy Ontsia, la Commission de surveillance des marchés financiers d'Afrique centrale (COSUMAF) a confirmé sa décision la semaine dernière en rejetant à l'unanimité la saisine du Conseil d'administration de la BVMAC pour son maintien.

Réunie à Douala en marge de l’atelier régional sur le développement du marché financier en Afrique centrale, la COSUMAF a examiné la demande de révision formulée par la BVMAC sur la décision de la COSUMAF portant interdiction définitive à monsieur Ontsia d'exercer ses fonctions.

La COSUMAF a estimé sur la base de l’article 14 de son règlement général que la demande était recevable sur la forme, mais l'absence d'éléments nouveaux a mené au rejet unanime de la saisine.

Les faits qui étaient reprochés au directeur général de la BVMAC concernent «son attitude menaçante et agressive au cours de la mission d'inspection entamée le 6 juillet 2009», lors de laquelle monsieur Ontsia s'était rendu «coupable d’entrave à ladite mission, avec circonstances aggravantes caractérisées par l'agression physique d'un inspecteur en mission, ayant entraîné de graves blessures et une incapacité de travail de huit jours».

«Monsieur Willy Ontsia a reconnu avoir porté un coup de poing ayant provoqué des blessures au chef de la mission d’inspection de la COSUMAF», mais «n'a exprimé aucun regret quant aux faits qui lui sont reprochés», avait déploré la COSUMAF, estimant que cette attitude empêche toute collaboration avec la BVMAC.

La COSUMAF avait donc prononcé à l’encontre de Willy Ontsia une «interdiction définitive» d’activité en qualité de directeur général de la BVMAC et avait demandé au conseil d’administration de la BVMAC de procéder à son remplacement.

Dans la foulée de cette première décision de la COSUMAF, le conseil d’administration de la BVMAC avait pris acte de la décision limogeant son directeur général et avait par la même occasion introduit un recours afin de le maintenir dans ses fonctions.

En attendant l’examen du recours, le conseil d’administration avait désigné l’actuel directeur général de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Gabon (BICIG), monsieur Ayo Inguenda, pour expédier les affaires courantes.

A la BVMAC, on s'était insurgé contre cette déclaration jugée «abusive», puisque la COSUMAF n'aurait pas le pouvoir de limoger le directeur général de la BVMAC, un pouvoir qui appartient au seul Conseil d'administration de la bourse sous-régionale.

Monsieur Ontsia aurait par ailleurs saisi la Cour de justice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à N’djamena, au Tchad, pour statuer sur ce différend.

 

NDLR : L’attitude du Conseil d’administration de la BVMAC est proprement scandaleuse. Même si la COSUMAF n’a pas le pouvoir de limoger le DG de la BVMAC, comment le Conseil d’administration de cette dernière peut – elle cautionner un DG voyou comme ce Willy Ontsia dont le comportement n’honore guère cet établissement. Cette solidarité malsaine entre Gabonais doit absolument cesser dans les institutions communautaires sous-régionales. Le comble des scandales serait que la Cour de justice de la CEMAC donne raison au DG voyou contre la COSUMAF. Vivement que le prochain sommet de Bangui de la CEMAC règle ce problème de la BVMAC et de la COSUMAF.  

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE