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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:36

 

 

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MERCREDI 30 MARS 2011 / 16:34

 

Situation explosive Burkina Faso où la colère des militaires monte d’un ton. Dans la nuit de mardi à mercredi, les militaires du camp Aboubacar Sangoulé Lamizana, ont encore fait parler la poudre et les poings, blessant Simon Compaoré, le maire de Ouagadougou, admis à l’infirmerie de la Présidence du Faso. La Radiotélévision burkinabè affirme qu’il a reçu des coups à la tête, aux côtes et aux pieds. Sa vie ne serait pas en danger, selon Jérôme Bougouma, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. La vindicte militaire a eu également pour cible leur hiérarchie directe. Selon des sources dignes de foi, le domicile du Chef d’Etat Major général des armées, le Général Dominique Djendéré, a été saccagé et pillé, alors que Denise Barry, le ministre de la Sécurité, aurait été molesté. De plus, un autre foyer de contestation militaire a éclaté à Gaoua, à 381 km au Sud de Ouagadougou, près de la frontière ivoirienne et ghanéenne. Le Président Blaise Compaoré, qui vient de s’adresser à la Nation ce mercredi, a annoncé une rencontre dès demain avec tous les corps des forces armées nationales et les différentes couches socio-professionnelles du Burkina.

 

Burkina: Compaoré va recevoir jeudi les représentants de l'armée

OUAGADOUGOU - Le président burkinabè Blaise Compaoré, confronté depuis une semaine à des mouvements de colère au sein de son armée, a annoncé mercredi qu'il allait "rencontrer" jeudi "les représentants des différentes composantes des forces armées".

"Dès demain (jeudi), je recevrai les représentants des différentes composantes de nos forces armées. En outre, je réaffirme ma disponibilité à rencontrer toutes les catégories sociales en vue d'échanger sur leurs préoccupations", a-t-il dit dans un discours à la Nation radio-télévisé.

"Ces derniers jours, des éléments des forces armées ont refusé de se soumettre à des décisions de justice, se sont emparé d'armes de guerre et de munitions pour terroriser les populations et se livrer à des actes de pillage", a-t-il ajouté.

"Ces comportements ne sauraient être tolérés dans un Etat de droit", a-t-il précisé.

Dans la nuit du 22 au 23 mars à Ouagadougou, des militaires sortis de deux casernes, avaient tiré en l'air dans les rues et pillé des boutiques après la condamnation de cinq des leurs dans une affaire de moeurs. Les cinq condamnés avaient finalement été libérés.

Ce lundi, des militaires appartenant au 32e régiment d'infanterie commando (RIC) et du Groupement blindé de Fada N'Gourma, (à 220 km à l'est de Ouagadougou) étaient allés libérer à la prison civile de la ville l'un des leurs, enfermé pour le viol d'une jeune fille, selon une source proche du gouvernorat de la région de l'Est.

Ils ont ensuite bloqué avec des chars les accès à la ville. Les "mutins" ont tiré mardi trois roquettes sur le palais de justice de la ville sans faire de blessé, selon des témoins.

Le maire de Ouagadougou et numéro 3 du parti présidentiel, Simon Compaoré, a été blessé dans la nuit de mardi à mercredi dans la capitale burkinabè par des militaires mécontents. Son domicile ainsi que celui du ministre de la Sécurité, le colonel Denise Auguste Barry ont été saccagés par des militaires.

Le domicile du chef d'état-major des forces armées Dominique Djindjéré a également été incendié par des militaires en colère, a constaté l'AFP.

Des militaires de la garnison de Gaoua, localité située à 395 km au sud-ouest de Ouagadougou, ont également tiré en l'air "toute la nuit" de mardi à mercredi, a-t-on appris de sources concordantes.

Aucune information n'était disponible sur les raisons de ces tirs.

"J'ai saisi le sens et la portée de la quête de bien-être, de vérité, de justice et de sécurité qui sous-tendent certaines manifestations. C'est pourquoi (...) je veillerai à ce que justice soit rendue et prendrai des mesures vigoureuses pour la protection de l'ensemble de la population et la sécurisation des biens publics et privés", a indiqué M. Compaoré.

Il a invité "l'ensemble des acteurs politiques, à mûrir la réflexion sur les réformes indispensables à l'approfondissement de la démocratie, au raffermissement (du) système de gouvernance politique et institutionnelle" du pays.

"Les décisions consensuelles issues de ces concertations seront immédiatement appliquées pour conforter nos acquis", a-t-il assuré.

(©AFP / 30 mars 2011 22h51)

 

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