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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 04:01

 

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Bangui 20 avril (C.A.P) – Alors qu’il a encore fait le forcing auprès des autorités américaines pour se rendre à Washington afin de poursuivre les pourparlers avec le FMI dans la perspective de conclusion d’un programme triennal de 13 milliards de F CFA pour la RCA, ( une mission du FMI venant de séjourner dans le pays du 4 au 19 avril 2012), le tout-puissant ministre d’Etat centrafricain des finances que certaines mauvaises langues à Bangui appellent le « vice-président » vient de subir à nouveau une seconde humiliation par le département d’Etat américain.

En effet, sa demande de visa pour les USA déposée à l’ambassade des USA de Yaoundé -  (autre bizarrerie, celle de Bangui n’étant pas habilitée à délivrer des visas pour les USA) en même temps que celles des autres membres de la délégation officielle composée notamment de son homologue le ministre d’Etat Karim Meckassoua (qui assure l’intérim de Sylvain Maliko comme ministre de l’économie et du Plan) - devant se rendre à Washington pour les assemblées du printemps des institutions de Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale) est revenue avec des clauses restrictives exactement comme en septembre dernier.

Alors que les autres membres de la délégation centrafricaine ont obtenu sur leurs passeports diplomatiques des visas d’une durée de 6 mois avec entrées multiples aux USA, un visa d’une validité d’un seul mois et une seule entrée a été accordé par le département d’Etat américain à Sylvain Ndoutingaï avec la même mention qui lui avait été déjà spécifiée à Paris en septembre dernier à savoir : « pour cette fois-ci seulement et à titre exceptionnel ».

L’intéressé a flairé dans ces restrictions un piège et a jugé plus sage de renoncer à son déplacement car avec les USA, une mauvaise surprise est vite arrivée, voir cas DSK, menotté sans ménagement par la police newyorkaise. C’est ainsi que le vol d’Air France Bangui-Paris du jeudi matin 19 avril est parti sans Ndoutingaï qui ne peut feindre d’être surpris par ce traitement de l’administration d’Obama dont l’ambassadeur actuel à Bangui lui avait clairement signifié en ce début d’année 2012 les vraies raisons de l’attitude des autorités américaines à son égard. Il s’agit de la découverte par l’administration des USA de plusieurs milliards sur ses comptes bancaires dont certains dans des paradis fiscaux à travers le monde.

Dans un pays normal, avec une telle pantalonnade, un tel ministre des finances n’a plus rien à faire à la tête de ce département mais en bozizie, c’est plutôt une raison supplémentaire de s’agripper à ce poste. Un ministre des finances qui ne peut se rendre à Washington où se trouvent tous les sièges des institutions financières dont il est censé être administrateur au nom de son pays, c’est comme un évêque qui ne peut se rendre au Vatican à Rome.

Autant démissionner de ce poste et laisser la place à d’autres fils du pays qui n’ont pas de problème pour obtenir le visa américain. Bozizé peut-il comprendre le côté ubuesque de la situation qui est actuellement celle de son protégé Ndoutingaï. Tout cela vient s’ajouter au processus actuel de délitement du pouvoir et aliment l’atmosphère délétère de fin de règne en cours à Bangui. Jusqu’à quand doit durer encore cette agonie de la bozizie ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique