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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 04:09

 

 

 

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Bozizé commandite le lynchage de Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé à ses partisans et les désigne à la vindicte populaire

 

Depuis quarante et huit heures, Radio Centrafrique, dont d’ordinaire les émissions s’arrêtent à minuit, a continué d’émettre jusqu’au matin et a été transformée en « Radio Milles Collines » de Kigali de tristement célèbre mémoire et faisait tourner en boucle les mots d’ordre et autres slogans de haine contre Me Nicolas Tiangaye ciblé comme bête noire, ennemi public numéro 1 de la bozizie.


Ce jeudi matin, la place de la République PK 0 de Bangui a été prise d’assaut par les hordes de partisans de Bozizé pour un sit-in conformément aux appels lancés la veille depuis Libreville et relayés par Radio Centrafrique en direct à l’antenne pour soutenir Bozizé et désigner Nicolas Tiangaye à la vindicte populaire. Ces partisans de Bozizé reprenaient en chœur une chanson en sango qui dit ceci : « Oh Tiangaye, yé so a ouara Massi, fadé a ouara mo ! »  Traduction : « Tiangaye, ce qui est arrivé à Massi t’arrivera aussi ! »


Le seul tort de Me Nicolas Tiangaye est d’être le chef de délégation de l’opposition démocratique au dialogue de Libreville et d’avoir fait un exposé sur la situation en Centrafrique et remis aux médiateurs du dialogue le mémorandum et le document contenant les propositions de sortie de crise où on réclame le départ de Bozizé et la dissolution de l’assemblée nationale et du gouvernement.  


Pour Bozizé et ses suppôts, c’est une déclaration de guerre que l’opposition leur a faite  par la voix de Nicolas Tiangaye, d’où leur hystérie collective contre ce dernier et les  menaces de destruction de son domicile à Bangui. C’est ainsi que depuis hier mercredi 9 janvier et particulièrement ce jeudi, les menaces de lynchage contre Tiangaye se sont encore davantage précisées sur les antennes de la radio nationale et par les partisans de Bozizé place de la République.


Le sit-in sur la  place de la république est censé durer jusqu’au retour de Libreville de Bozizé. Dès lors, le retour  à Bangui de Me Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé pose problème. En matière d’assassinat, Bozizé a toujours fait ce qu’il promet. L’assassinat de Massi que Bozizé et ses partisans avouent aujourd’hui a été commis par lui en dépit des liens de fraternité philosophique qui les unissaient.  


Informé de cette situation, Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ainsi que toute la délégation de l’opposition démocratique ont dûment porté à la connaissance des chefs d’état présents à Libreville la situation gravissime qui prévaut à Bangui, commanditée par Bozizé en personne à ses sbires aussi bien sur place à Bangui qu’à Libreville. Ces chefs d’état doivent clairement prendre leurs responsabilités car si Bozizé en arrivait à commettre l’irréparable qu’il promet à Tiangaye et Ziguélé, ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas informés.


Les menaces de mort que profère Bozizé à ces leaders de l’opposition est une façon de défier la communauté internationale et particulièrement les chefs d’état de l’Afrique centrale qui ont exigé la tenue du dialogue de Libreville. Bozizé leur fait savoir qu’ils ne l’impressionnent pas du tout et qu’en Centrafrique il fait ce qu’il veut. Cette attitude de Bozizé dont l’équilibre mental est de plus en plus problématique fragilise chaque jour un peu plus les castings consistant à le laisser au pouvoir tout en le dépouillant du maximum de ses pouvoirs.


Cet entêtement à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, conscient qu’il est que s’il n’y est plus la CPI lui mettra la main dessus, plaide vraiment pour son départ définitif du pouvoir dans ce pays. Faute de cela, aucun premier ministre de transition ne peut travailler avec Bozizé, tant l’individu est retord et a d’autres préoccupations que celles du développement de la République centrafricaine et le bien-être de sa population.


La Rédaction     

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