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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:58


Boziz--putschiste.jpg

 Au fur et à mesure, les preuves de complicité des deux larrons que sont les deux vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimalé apparaissent petit à petit au grand jour. C’est ainsi qu’on sait désormais que c’est flanqué de son soi-disant dircab un ex-gendarme du nom Eloge Goyémidé et le DG Adjoint de la police nationale centrafricaine un certain Yves Gbéyoro, que le vrai faux pasteur s’est secrètement rendu début février dernier à Khartoum afin de remettre aux plus hautes autorités soudanaises le budget prévisionnel des élections, Bozizé ayant préalablement sollicité en marge du dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba, le concours financier de son homologue Omar El Bachir.

 

Plusieurs autres chefs d’Etat tels que Téodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie et l’incontournable Guide libyen, ont également été ciblés par Bozizé pour être démarchés en vue d’obtenir aussi leur contribution pour le financement des élections centrafricaines afin de lui permettre de faire l’impasse sur les enveloppes annoncées par les bailleurs de fonds habituels de la communauté internationale (USA, UE, France et autres) mais toujours non décaissées car soumises à des conditionnalités non satisfaites, situation qui donne de l’urticaire à Bozizé.

 

S’agissant du fameux rapport qui a sous tendu le décret illégal de Bozizé convoquant le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle le 25 avril prochain dont le Collectif des Forces du Changement a exigé la publication, n’a d’existence que dans l’imaginaire du président de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et de son mentor Bozizé. Ils ne peuvent donc jamais pouvoir le mettre à la disposition des autres membres de la CEI ni le publier. Le vrai faux pasteur est bel et bien un homme de main de Bozizé chargé d’œuvrer secrètement pour le prochain hold-up électoral de ce dernier. Selon des informations distillées par une source proche de Binguimalé ayant requis l’anonymat, Bozizé leur aurait dit mais mis en garde de ne pas le répéter, qu’il va imposer de gré ou de force les élections aux opposants qui d’après lui, sont incapables de mobiliser du monde et de traduire en acte leur discours fumant. Sa décision est prise : les élections auront lieu, que les conditions soient réunies ou non.

 

Autre scandale qui en dit long sur la volonté et la détermination de Bozizé et Binguimalé d’aller jusqu’u bout de leur logique de contrôler entièrement toutes les phases du processus électoral pour le vicier à leur profit, c’est l’usage qu’ils font à présent de la bande des cinq ex-délégués de l’UFVN auprès de la CEI qu’ils ont corrompus jusqu’à la moelle avec des enveloppes de 500.000 F CFA et des promesses d’octroi de voitures. Au cours d’une récente réunion de la CEI, un d’entre eux, en l’occurrence Clément Erégani qui y prenait part, s’était présenté comme « expert national » désigné à la CEI. Un texte muet aurait en effet désigné tous les cinq corrompus comme experts nationaux à la CEI.

 

Bozizé a tardivement pris conscience des risques réels de se retrouver dans un vide juridique constitutionnel que l’expiration de son mandat le 11 juin prochain sans que des élections devant désigner son successeur aient eu lieu. Il n’aurait plus de légitimité et serait contraint de gérer un régime de transition pour préparer la tenue des élections. Or c’est un secret de polichinelle qu’il n’a jamais voulu jusqu’ici entendre parler d’un gouvernement dont il ne serait pas tout seul maître du jeu. Gonflé donc à bloc par son entourage de caciques du KNK qui lui ont mis dans la tête les dangers pour lui qui se profilent à l’horizon et fait toucher du doigt les cas de figure qui sont loin d’être des hypothèses d’école,  veut maintenant faire de la fuite en avant en tentant un passage en force électoral.

 

Par ailleurs, chose extrêmement grave, Bozizé, sur le plan militaire, vient de faire partir de la capitale un bataillon entier pour se déployer à Kaga-Bandoro chef lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, à Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Ce déploiement correspond comme par hasard, aux régions sous contrôle de l’APRD dont le président n’est autre que Jean Jacques Demafouth. Celui-ci semble être désormais dans son collimateur. Il l’a récemment, dans une allocution en langue nationale sango prononcée à Kaga-Bandoro et à Paoua, nommément accusé, ainsi que son propre ministre d’Etat Cyriaque Gonda le président du parti PNCN et du comité de pilotage du DDR, d’avoir détourné une partie 340 millions de F CFA des fonds de cet important programme qu’il leur aurait « donné »  (ndlr :comme si c’était son argent), pour acheter des armes et s’en servir pour le renverser.

Autre information Bozizé a décidé de se bunkeriser en allant désormais habiter la résidence présidentielle du camp militaire de Roux tombée en ruine depuis le départ en 1993 du président André Kolingba, dont un financement libyen à permis la réhabilitation. C’est même le président camerounais Paul Biya qui a inauguré ladite villa en l’occupant lors du récent sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Bangui en mi-janvier dernier.

Toutes ces informations montrent clairement que Bozizé tient à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, d’une part avec l’argent volé au pays dont il a garni ses nombreux comptes bancaires çà et là dans les paradis fiscaux des Caraïbes, et surtout par la force des armes car il ne fait plus mystère de ses intentions d’écraser dans le sang, toutes velléités de résistance aux actes dictatoriaux qu’il pose au quotidien. Il faut bien qu’il crée maintenant des situations pour se donner l’occasion de faire usage des nombreuses armes de guerre qu’il n’a jusqu’ici, eu de cesse d’acheter et stocker par-ci par-là dans le pays. Va-t-on le laisser faire toujours couler impunément le sang des Centrafricains ? Il est temps de l’arrêter dans ses funestes intentions… !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique