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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:00

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 

 

"Il m'a confirmé qu'en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu'il va respecter les dispositions constitutionnelles" Thomas YAYI-BONI  (Bangui, 30 décembre 2012)

 

Tous les Centrafricains et le monde entier se souviennent encore de ces propos du président béninois alors président en exercice de l’UA au plus fort moment de la crise politico-militaire qu’a connue notre pays en décembre et janvier derniers, à l’issue de sa visite éclair et les entretiens qu’il a eus avec un BOZIZE  acculé et dos au mur. Ce dernier s’était effectivement et solennellement engagé à ne pas être candidat au troisième mandat non constitutionnel qu’il voulait briguer à nouveau après l’expiration en 2016 de l’actuel, ainsi qu’à accepter l’entrée dans son gouvernement des rebelles de Séléka. Ceux qui le connaissent, savent que c’était en réalité à contrecœur et vraiment malgré lui que Bozizé a été obligé de prendre ces engagements.


En effet, selon des informations concordantes et dignes de foi d’une source sûre ayant requis l’anonymat, BOZIZE aurait remis de fortes sommes d’argent à Edouard NGAISSONA et à Elie OUEFIO pour encore acheter et manipuler des jeunes désoeuvrés pour le premier, et, la gente féminine pour le second, en vue qu’ils aillent manifester de nouveau devant les ambassades de  France et des USA à Bangui contre l’interdiction arbitraire à leurs yeux, faite à BOZIZE de briguer un troisième mandat après 2016. NGAISSONA a déjà commencé à distribuer actuellement à ces jeunes, des enveloppes de 5000 F CFA (environ 8 euros et des poussières).

 

On commence donc à comprendre les vraies raisons pour lesquelles BOZIZE a particulièrement tenu à faire entrer Edouard NGAISSONA au gouvernement d’union nationale deNicolas TIANGAYE, et spécialement au ministère de la jeunesse. Comme par hasard, le même NGAISSONA vient de nommer auprès de lui l’activiste de la bonne cause Steve YAMBETE. C’est pour mettre en œuvre ces pseudos mobilisations à des fins politiques des jeunes désoeuvrés avec pour mission de « caillasser » les ambassades de France et des USA, pays dont BOZIZE tient les dirigeants pour être responsables de ses déboires dans son propre pays et de soutenir les rébellions qui cherchent à le renverser avant le jaillissement du premier baril de l’or noir centrafricain.


 Quant à Elie OUEFIO, ancien secrétaire général du KNK et principal auteur des fraudes massives ayant abouti au hold-up électoral de BOZIZE en janvier 2011, il a déserté son ambassade de Kinshasa et ses fonctions d’ambassadeur, et se trouve depuis plusieurs à Bangui on ne sait trop pour quelles raisons. Nous voilà maintenant édifiés. Il s’agit de tenter de casser le verrou empêchant leur vedette BOZIZE de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir après 2016. Alors qu’il BOZIZE était prêt à faire sauter le verrou constitutionnel, la crise politico-militaire ouverte par l’avancée fulgurante vers Bangui et les défaites militaires successives des FACA, sont venues tout remettre en question et le contraindre, pour apaiser la tension, à promettre de ne plus être candidat à sa succession après la fin de son mandat en 2016.


Or, tout le monde sait maintenant que BOZIZE n’est ni homme d’honneur ni homme de parole. Il ne tient jamais ses promesses. La preuve : le voilà en pleine manœuvre pour tenter de contourner les engagements qu’il a pourtant pris devant Dieu et devant les hommes et notamment devant son homologue béninois, Thomas YAYI BONI à l’aéroport Bangui-M’poko au moment où la rébellion de Séléka était aux portes de Bangui et menaçait dangereusement d’y entrer. Aujourd’hui, il a visiblement oublié toutes ces péripéties et feint de faire croire qu’il est un président normal, ayant tous les pouvoirs, disposant d’une armée forte pouvant le défendre. Il sait pourtant dans son for intérieur que n’eût été l’intervention rapide de ses pairs d’Afrique centrale, d’abord à N’djaména puis à Libreville, on devait sans doute parler actuellement de lui et de son régime à l’imparfait.  

 

La Rédaction

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