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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 04:29

 

 

 

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Bangui, 18 déc (CAP) – Il y a comme de l’eau dans le gaz dans les relations entre le général d’armée François Bozizé et son ami général lui aussi, Guillaume Lapo, qu’il a cru devoir nommer chef d’état- major des Faca après l’avoir laissé pillé pendant longtemps sans vergogne, les caisses du trésor public.


Selon des informations dignes de foi, le chef d’état-major des Forces armées centrafricaines, le général Guillaume Lapo aurait été purement et simplement éconduit, Bozizé ayant carrément refusé de le recevoir alors qu’il s’était rendu dimanche soir dernier aux environs de 18 heures au palais de la Renaissance dans l’espoir de s’entretenir avec son ami de président, sans doute au sujet de l’avancée des forces rebelles et de la situation critique des renforts Faca envoyés vers Ndélé mais qui n’y sont jamais parvenus.


Toujours selon nos sources, Bozizé aurait fait dire à Guillaume Lapo que lui-même et son fils Francis n’arrivent pas à fermer les yeux depuis quelques jours à cause de la situation militaire dans le nord du pays et qu’il ne comprenait pas le laxisme qui prévaudrait à l’état-major des Faca. La colère de Bozizé serait liée à l’affaire de la disparition de la poudrière du camp Beal d’environ une cinquantaine de caissettes de munitions qui auraient été revendues à la rébellion, dossier à propos duquel des arrestations parmi certains militaires continuent d’avoir lieu pour les nécessités de l’enquête. Bozizé aurait ajouté qu'il n'écouterait plus Guillaume Lapo mais dorénavant le général Jean-Pierre Dolewaye.


Il y a quelques jours, un jeune sous-lieutenant du nom Bini, responsable de la poudrière du camp Beal, avait été arrêté et interrogé longuement à la SRI puis tranquillement relâché. La semaine dernière également, Bozizé a radié de l’armée le colonel Tatamba de la Manufacture Militaire centrafricaine (MAMICA) pour faute de 4ème degré, autrement dit, pour vol. Sans doute au sujet de ces affaires, Bozizé semble en imputer la responsabilité à son chef d’état-major à qui il doit reprocher de ne pas bien tenir son équipe.


Dès lors, d’aucuns à Bangui se perdent en conjecture et ne donnent plus très chère de la tête de Guillaume Lapo au commandement des Faca mais, alors que le régime se trouve actuellement dans l’œil du cyclone, Bozizé peut-il se permettre de limoger le chef d’état-major de son armée quand bien même celle-ci ne fait qu’enregistrer ces derniers temps, la débandade quasi générale de ses éléments et d’humiliantes défaites voire de nombreux morts dans ses rangs, face aux forces rebelles qui elles, continuent de conquérir les villes, semaine après semaine.

 

Avec cette situation politico-militaire délétère, comment expliquer la fuite en avant de Bozizé qui, au lieu de chercher à résoudre la question urgente de son pouvoir qui est sérieusement menacé présentement par les forces rebelles coalisées, choisit plutôt curieusement de régler le problème juridique et constitutionnel de sa candidature à la présidentielle de 2016. C’est vraiment à y perdre son latin.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique