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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 03:49

 

 

 

Boz gros plan

 

 

Alors que le monde entier a découvert son impuissance face aux attaques des rebelles de la Seleka, le président Bozizé persiste dans sa médiocrité.

Après avoir simulé le limogeage de son fils Francis et récupéré entièrement le portefeuille de la Défense, Bozizé a décidé de reconduire son acolyte Jules Bernard Ouandé à la tête de l'état-major des FACAS, (Forces Armées Centrafricaines) au grand dam des militaires Centrafricains démoralisés depuis des lustres.

Officiellement, Bozizé veut restructurer son armée, mais en cumulant le ministère de la défense en violation de la constitution, comme il le fait en réalité depuis dix ans, le président continue de trahir ses troupes.

En reconduisant le général et député Jules Bernard Ouandé, un homme fatigué, souvent ivre, colérique et adepte de la grandiloquence, le président Bozizé montre qu'il ne fait confiance qu'à son ombre.

L’idylle de ses deux frères jumeaux commence à l'Ecole Spéciale des officiers d'Active (ESFOA) de Bouar où ils finissent respectivement dernier et avant dernier de leur promotion.

En 2003 lorsque le locataire du palais de la Renaissance chasse Ange Félix  Patassé président démocratiquement élu du pouvoir, il nomme le Général Ouandé Chef d’État-major avant de lui confier le ministère de la sécurité publique.

En 2011, il  impose sa candidature aux législatives au détriment de celui de son parti le KNK et gagne grâce aux fraudes, aux menaces et aux intimidations à l'égard des habitants de son arrondissement.

Le pays qui souffre d'insécurité chronique n'a visiblement pas d'importance aux yeux du président Centrafricain qui se soucie plus de son pouvoir que de sécuriser les 623 000 kilomètres carré qui constituent sa superficie.

Les colonels dont un bon nombre sont passés à l'école de guerre de Paris et d'autres grands centres de formations du monde sont négligés, car ils représentent un danger pour le pouvoir de Bangui qui ne voit le mal que sur des hommes intègres. Écartés des postes clés au sein de l'armée, ils sont remplacés par les officiers de moindre valeur et il n'est donc pas étonnant de constater le désordre et l'indiscipline qui caractérisent aujourd'hui la grande muette Centrafricaine.

La dernière nomination des faibles officiers au grade de généraux et les promotions fulgurantes de Francis Bozizé ou Sylvain Ndoutingai et autres proches du président au détriment des valeureux soldats sont une des raisons  de cette débâcle.

En obtenant également l'arrivée des militaires Sud-Africains conjuguée aux nombreuses forces étrangères sur le territoire Centrafricain pour protéger son royaume, le Président Bozizé a repris son souffle. Il est fort possible que la situation des Centrafricains de l'arrière-pays se dégrade encore davantage. Bangui va continuer avec les difficultés habituelles: coupures intempestives de courant et d’eau, routes défoncées, voitures de luxe, signes ostentatoires de richesses, cigares dans les boîtes de nuit, prostitution, racket, enlèvement, brutalité et famine, qui font désormais partie de son quotidien.

Un adage dit pourtant« gouverner c'est prévoir», mais en Centrafrique on vit au jour le jour comme le président qui raccourcit l'avenir en ignorant le présent de ses compatriotes.

 

Wilfried Maurice Sebiro

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