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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:16

 

 

Willybiro-Sako.jpg

 

 

Bangui, 20 nov (C.A.P) - Aux termes d’un décret signé par le dépeceur Bozizé et diffusé ce samedi sur les antennes de la radio nationale, l’ambassadeur de Centrafrique à Paris Jean Willibyro Sacko a été nommé ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ainsi que Michel Koyt ministre chargé de la communication.

Ces deux nominations viennent réparer une grave anomalie et rétablir une inadmissible situation où depuis le brutal limogeage du gouvernement de l’ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda de la communication et de Elie Ouefio de l’Administration du territoire le 19 avril dernier, ces deux ministères sont demeurés huit mois sans titulaires.

Au lieu de désigner d’autres personnes pour remplacer Gonda et Ouefio, Bozizé a préféré, on ne sait trop pour quelle raison, nommer par décret deux autres ministres, Fidèle Gouandjika de l’agriculture et le général d’opérette Jules Bernard Ouandé de la sécurité publique pour assurer l’intérim de ceux qui ont été limogés.

Selon l’avis de certains observateurs à Bangui, l’entrée dans le gouvernement de Willibyro Sacko à la veille des élections, à défaut de prendre la tête de la CEI comme en 2005, n’est pas dénuée de calculs politiciens de la part de Bozizé mais cela s’avère comme une mission impossible pour cet intellectuel qu’il voudrait utiliser sans doute une seconde fois pour assurer son hold-up électoral comme il le lui avait permis en 2005 en présidant la commission électorale.

Face à l’incompétence crasse du nullissime Binguimalé, Bozizé doit beaucoup regretter de n’avoir pas proposé une fois de plus à Willibyro Sacko de prendre la tête de la CEI. Comme ambassadeur à Paris poste où Bozizé l’a envoyé en remerciement des services qu’il lui a  rendus, Willibyro Sacko s’est fait une certaine crédibilité en sachant capitaliser son expérience de 2005 au point d’être considéré comme un expert électoral auprès de l’OIF qui lui confiait certaines juteuses missions en la matière.

C’est sans doute aussi pour tenter de redorer le blason tellement terni du ministère de l’Administration du territoire, pourtant chargé d’organiser les élections, par d’incompétents ministres tels que Elie Ouefio et le général d’opérette Ouandé, que Bozizé a cru encore faire appel à Willivyro Sacko qui a déjà décliné plusieurs offres de nomination  de Bozizé, notamment comme Premier Ministre entre autres.  

Les élections de 2011 ne seront pas celles de 2005. Willibyro Sacko pourra-t-il faire en 2011 ce qu’il a pu faire en 2005 pour contenter Bozizé ? Une seule hirondelle ne faisant pas le printemps, il est fortement à craindre que Willbyro Sacko tout seul ne réussisse pas redonner sa crédibilité à un système bozizéen complètement au bout du rouleau et en fin de règne. C’est lui qui court le risque de sombrer avec ce régime qui agonise.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique