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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:34


gl André Kolingba

 

APA - Bangui 08-02-2010 (Centrafrique) Le Président François Bozizé de Centrafrique a présenté lundi ses condoléances à la famille de l’ancien Président le général André Kolingba décédé dimanche à Paris des suites d’une maladie à l’âge de 73 ans.

« Mon frère d’Armes, le Général d’Armée André Kolingba, ancien Président de la République, n’est plus. La tristesse qui est celle de sa famille est également la nôtre car, la fraternité et l’unité qui étaient le sens de sa politique continuent de nous interpeller profondément pour la préservation de notre patrie », écrit le président centrafricain dans un message rendu public lundi à Bangui.

« En cette douloureuse circonstance, en votre nom à tous, je présente ma fraternelle compassion à la famille du disparu ainsi qu’à son parti, le parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pour cette perte incommensurable », note le communiqué

« La République en appelle à chacune et chacun de nous pour réserver, sur la terre de ses ancêtres, les adieux à la dimension de l’ancien Chef d’Etat que fut le Général d’Armée André Kolingba », ajoute le communiqué.

Arrivée au pouvoir le 1er septembre 1981, par un coup d’Etat, le Général d’Armée André Kolingba a mis en place un Comité Militaire de Redressement National (CMRN) en vue de restaurer l’autorité de l’Etat tout en s’attaquant au problème de redressement de l’économie.

 

Centrafrique: hommage de Bangui et de Patassé au défunt président Kolingba

BANGUI 8 février 2010 (AFP) — Le gouvernement centrafricain, mais aussi son ancien adversaire, l'ex-président Ange-Félix Patassé, ont rendu hommage lundi à l'ancien président André Kolingba (1981-1993), décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans.

"Le gouvernement et le peuple centrafricains gardent encore en mémoire les souvenirs d'un grand homme d'Etat au sens élevé de la patrie", affirme un communiqué du gouvernement diffusé lundi.

Joint par l'AFP, Ange-Félix Patassé a affirmé avoir "pardonné tout cela" à André Kolingba en parlant de la tentative de coup d'Etat de 2001 de ce dernier contre lui, préférant évoquer la mort d'un "frère, d'un compatriote et d'un grand homme d'Etat".

"C'est lui qui a ouvert le pays au multipartisme et c'est lui qui a organisé les premières élections libres et démocratiques", a affirmé M. Patassé, arrivé au pouvoir en 1993 en battant notamment M. Kolingba lors du scrutin.

"C'est vrai qu'il avait pris les armes avec d'autres compatriotes pour me renverser, mais il a fini par se convaincre que ce n'était pas la bonne voie", a conclu M. Patassé.

De source informée à Paris, M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate.

Né le 12 août 1936 à Bangui, l'ancien général d'armée avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

Fondateur du parti unique Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) en 1987, Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le multipartisme en 1991. Il s'était maintenu au pouvoir jusqu'en 1993.

Après une tentative ratée de coup d'Etat en 2001 et un exil en Ouganda, il avait bénéficié en 2003 du renversement de Patassé par François Bozizé, actuellement au pouvoir, et d'une amnistie pour participer au "dialogue national". A nouveau candidat à la présidentielle en 2005, il avait terminé troisième du scrutin remporté par Bozizé.

Son parti était considéré comme la seconde force d'opposition du pays avec notamment six députés au Parlement, fort de 105 membres.

Copyright © 2010 AFP.

 

NDLR : Comme d’habitude en pareille circonstance, l’amnésie est la règle. Après la mort des hommes politiques centrafricains, l’opinion assiste généralement à un indécent et hypocrite concert de louanges post mortem. Ce fut le cas pour le président David Dacko et plus récemment encore du Pr Abel Goumba. Faut-il rappeler que dans son allocution de clôture du Dialogue National de 2003 auquel assistait le général André Kolingba, celui-ci se faisait traiter de « serpent venimeux » par ce même Bozizé qui ose parler aujourd’hui de « perte incommensurable » occasionnée par sa disparition. Faut-il en rire ou en pleurer ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique