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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 02:06

 

 

Bozize KNK

 

Il persiste dans son refus annoncé lors de la réunion du 19 octobre dernier au Palais de la Renaissance, de se conformer à la décision du Conseil d’Etat sur le découpage des circonscriptions électorales aux législatives et de reprendre le décret qui a servi pour les élections de 2005.

 A peine rentré hier de Paris, Bozizé a déjà signé plusieurs décrets datés comme par hasard du 27 octobre comme la ridicule lettre du président de la CEI Joseph Binguimalé adressée au Premier Ministre Faustin Touadéra, rendus publics par le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika sur les antennes de radio Centrafrique, portant sur la question du découpage des circonscriptions électorales aux législatives. Le premier décret portant découpage électoral reprend donc purement et simplement le décret de 2004 qui a servi de base juridique aux élections législatives de 2005.

Un autre décret rapporte celui pourtant signé par Bozizé lui-même qui a érigé la localité de Sido, base arrière de sa rébellion de 2001-2003, en sous-préfecture. Or dans le décret portant découpage annulé par le Conseil d’Etat, la Sous-préfecture de Sido avait été omise, omission réparée par le Conseil d’Etat mais Bozizé préfère sacrifier la sous-préfecture de Sido et le Conseil d’Etat sur l’autel de sa volonté de hold-up électoral. Tout porte à croire que c’est en parfaite concertation entre Bozizé, Binguimalé et Faustin Touadéra que cette cascade de décrets scélérats sont pris.

On est dès lors fondé à légitimement s’interroger sur la volonté réelle de Bozizé de préparer de façon consensuelle les élections du 23 janvier dont tout indique maintenant que la date ne sera pas tenue. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour bloquer le processus électoral tout en en rejetant la responsabilité tantôt sur l’opposition, tantôt sur la communauté internationale. Heureusement, plus personne n’en est dupe car sa mauvaise foi est de plus en plus clairement perçue par les partenaires de la République centrafricaine.

Tout le monde à présent se rend bien compte que c’est toujours lui qui constitue l’obstacle principal au bon déroulement du processus électoral car il veut toujours imposer sa conception des choses à la CEI dont il aime pourtant parfois à rappeler qu’elle est souveraine. Il est le seul à vouloir que la CEI fasse le choix du traitement manuel des listes électorales, véritable porte ouverte aux fraudes, au détriment de l’informatisation dont les bailleurs de fonds se disent prêts à en assurer le surcoût. Il est le seul à refuser le découpage électoral des circonscriptions aux législatives simplement par ce que le Conseil d’Etat a annulé son décret scélérat qui comportait plein de graves missions.

Il met une telle pression sur les préfets et toute l’administration territoriale qui à leur tour font du zèle et terrorisent littéralement les populations dans leur localité pour qu’elles votent forcément pour Bozizé le moment venu.

A coup de grosses enveloppes d’espèces sonnantes et trébuchantes, il est en train de multiplier les manœuvres machiavéliques et sordides de toutes sortes pour imposer Désiré Zanga Kolingba acquis à sa cause, à la tête  du parti RDC de son défunt père le général André Kolingba à l’issue de son congrès qui vient de s’ouvrir - ce qui aura sans doute pour conséquence son immédiate implosion - tout cela afin de neutraliser cette formation politique qu’il redoute tout autant que le MLPC de Martin Ziguélé.

Il est clair que si on laisse Bozizé continuer à ce rythme, on s’achemine tout droit à une mascarade électorale et un véritable hold-up. L’opposition ne doit et ne peut pas se contenter de l’accompagner dans les urnes dans de telles conditions. Ce sera dès lors tout sauf des élections transparentes et crédibles. Ceux qui encouragent Bozizé dans ce sens doivent s’attendre à gérer tout ce qui pourrait advenir par la suite.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique