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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 03:34

 

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

Francis Bozizé

 

 

Paris, 18 fév (CAP) – Selon des informations parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse d’une source ayant requis un strict anonymat proche des services de renseignement camerounais, une délégation composée de trois personnalités centrafricaines est arrivée à l’aéroport international de Douala samedi 16 février 2013, venant de Bangui et en transit pour la Roumanie.


Il s’agit d’après nos sources, d’un dénommé Jean Francis BOZIZE qui soit dit en passant, depuis son limogeage du gouvernement, aurait regagné son président de père en s’installant tranquillement dans l’ancien bureau deMaryline ROOSALEM à la présidence, du temps où celle-ci fut conseillère en matière de finances de BOZIZE. Second membre de la délégation, Albert BESSE, ancien ministre des finances et du budget, ancien SG de la présidence, qui a repris lui aussi ses anciennes fonctions aux côtés de BOZIZE à la présidence et le troisième larron, un certain Jean Roger OUEFIO, un cousin de BOZIZE qui a toujours conservé son bureau à la présidence quoique devenu député.


Ces trois voyageurs auraient quitté secrètement Bangui et ont été aperçus à Douala d’où nous apprenons qu’ils seraient en route pour la Roumanie afin de recruter des mécaniciens spécialistes d’hélicoptères MI-8 dont BOZIZE a acquis deux exemplaires aux Ukrainiens mais qui moisissaient jusqu’ici dans les hangars de l’escadrille de Bangui près de l’aéroport Bangui M’poko et qu’il tient maintenant absolument à faire voler.

 

La question se pose naturellement de savoir, maintenant que le Premier Ministre du gouvernement centrafricain s’appelle Nicolas TIANGAYE et que son ministre de la défense s’appelle Michel DJOTODIA, si ces deux personnalités étaient informées et avaient dûment autorisé le voyage de ces trois larrons. Si ce n’est pas le cas, les Centrafricains doivent savoir à quoi joue BOZIZE car son obsession à faire voler à tout prix ces deux hélicoptères de combat, laisse perplexe sur ses véritables intentions. Sur quel chapitre du budget a été financé ce déplacement ? La lumière doit être faite sur cette mission secrète. Avec BOZIZE, c’est toujours l’opacité. En voilà une preuve ! Le gouvernement doit savoir à quoi s’en tenir avec lui.

 

Certes qui veut la paix prépare la guerre, mais au moment où aussi bien la CEEAC que les troupes de la FOMAC, ainsi que les responsables de SELEKA aujourd’hui entrés dans le gouvernement d’union nationale, multiplient les initiatives et se démènent pour ouvrir les axes routiers bloqués depuis lors, et rendre possible le regroupement et cantonnement des éléments armés afin de les désarmer ensuite,  on ne peut que s’interroger sur les objectifs réels que poursuivent BOZIZE et son fils Francis.


Par ailleurs selon nos informations, BOZIZE refuse toujours de faire libérer les prisonniers politiques notamment ceux détenus au tristement célèbre « Guantanamo » de Bossembélé sa prison spéciale et personnelle, prétextant que tant que Séléka détiendrait des armes, il ne saurait être question de libérer les prisonniers politiques. En quoi le sort de ces prisonniers a-t-il à voir avec le désarmement des rebelles de Séléka ? C’est vraiment à se demander sur la bonne foi de ce BOZIZE et sa faculté à comprendre en quoi il est tenu lorsqu’il prend des engagements surtout devant ses pairs et la communauté internationale.


La question se pose aussi de savoir s’il veut réellement que la paix revienne dans ce pays. Il continue de s’entêter à croire que seule une solution militaire pourrait résoudre définitivement la crise qui a failli le balayer du pouvoir. Il veut coûte que coûte chasser de force les éléments de Séléka qui tiennent encore des villes. C’est à se demander s’il ne souhaite pas dans son for intérieur que les éléments incontrôlés de Séléka puissent continuer à commettre des exactions dans les villes de province afin qu’il en tire prétexte pour reprendre les hostilités grâce aux nombreux mercenaires qu’il a fait venir dans le pays. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique