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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 03:47

 

 

 

bozizebangui

 

 

Voilà Bozizé obligé de se retrouver autour de la table du conseil de ministres, on espère que ce sera un peu plus souvent que par le passé, avec un Premier Ministre qu’il haït mais qu’on lui a imposé et qu’il ne peut destituer, des compatriotes dont le seul tort est d’être de l’opposition et qu’il a passé le plus clair de son temps à traiter de « prostitués » ainsi que d’appartenir à la coalition de Séléka. Comme Bozizé ne comprend que le langage de la force et des armes, c’est à ce prix qu’il s’est quelque peu ramolli et a prêté un peu oreille à Séléka donnant ainsi raison à tous ceux qui pensent et sont convaincus que pour chasser Bozizé du pouvoir, il faut nécessairement recourir aux armes.


Malgré la déconfiture de son armée qui a été battue à plate couture successivement à Ndélé, Kabo, Batangafo, Bamingui, Mbrés, Kaga-Bandoro, Dékoa, Sibut, Bambari, Bria, Grimari, Sibut, Bozizé préfère facilement condamner les responsables de l’état-major des Faca plutôt que de s’interroger sur les vraies raisons de la capitulation de sa soldatesque devant Séléka. Tout le monde sait pourtant que la véritable raison de l’extrême faiblesse des Faca résidence dans  la cruelle absence voulue de leur chef suprême de les doter en armement et munitions pour les missions auxquelles on les envoie.


Aujourd’hui, Bozizé aura beaucoup de mal à digérer le fait de voir Michel Djotodia, le patron de la rébellion de Séléka officier comme ministre de la défense au camp Béal, mais après avoir dirigé la défense nationale et l’état-major des Faca depuis 1996, date de sa nomination par le président Patassé comme inspecteur des Faca puis chef d’état-major, Bozizé ne peut que difficilement expliquer le désastreux état dans lequel se trouve l’armée centrafricaine à l’heure actuelle.


C’est aussi le verdict du président tchadien Idriss Déby qui dorénavant, dissimule à peine ses critiques à l’égard de Bozizé dès lors où il lui a formé à plusieurs reprises dans son pays à Moussoro et aux frais du Tchad, plusieurs centaines de soldats centrafricains. Qu’en a fait Bozizé ? Où sont et que sont devenus ceux-ci, ne cesse de se demander le président tchadien.


Or, et c’est ce qui est franchement inadmissible et tout à la fois incompréhensible, Bozizé, ses enfants Francis et Socrate et leur entourage, ne cessent de proférer des accusations purement fantaisistes, sans fondement et sans le moindre début de preuve, au moment de l’avancée de Séléka et encore à présent, contre un certain nombre de gens tel que l’homme d’affaire américain Jack Grynberg, ou tantôt des compatriotes comme Patrick Dejean, Karim Meckassoua pourtant ministre d’état de son gouvernement de l’époque, Nicolas Tiangaye ou Martin Ziguélé.


Tous ceux-là sont accusés de financer et d’être derrière la rébellion de Séléka. Même le très zélé KNK Simplice Zingas est aussi accusé d’avoir été très souvent en contact téléphonique avec Eric Neris durant la progression de Séléka. Certains dignitaires tel Mahamat Tahir que Bozizé a publiquement accusé de faire de « simagrées » et des anciens ministres comme Alfred Poloko, Fidèle Ngouandjika pour ne citer que ceux-ci, qui auraient trouvé refuge dans des ambassades à Bangui, sont actuellement dans le collimateur de Bozizé et ses enfants qui voient en eux de vulgaires traîtres.


Ne trouvent grâce à leurs yeux ceux-là mêmes que Bozizé traitaient hier de « voleurs» tel que Edouard Patrice Ngaissona contre qui il mettait pourtant en garde l’ancien ministre de la jeunesse et des sports Jean Serge Bokassa au début de sa prise de fonction en avril 2011. A présent, c’est au même Serge Bokassa qu’il fait succéder Ngaissona, ce « voleur » notoirement connu dans Bangui comme repris de justice et récidiviste dont la spécialité établie est de vivre au crochet du trésor de l’état. Que s’est-il passé entre temps ?


De même qu’est ce qui peut expliquer et justifier la brusque montée en galon tant militaire que politique d’un individu comme Anicet Parfait Mbay qui au demeurant, a contribué au pillage des caisses du trésor et mis par terre la trésorerie du BARC et du GTC, si ce n’est le son sale boulot de « tonton macoute », de mouchardage et les fiches mensongères régulièrement adressées à Bozizé contre certains de ses collègues du gouvernement et autres.


Symétriquement, comment Bozizé peut-il expliquer que quelqu’un comme le général Antoine Gambi, prétendument général de corps d’armée, major de sa promotion à la sortie de l’ESFOA,  titulaire d’un ministère régalien comme celui des affaires étrangères, puisse se retrouver « ministre délégué » chargé du DDR. Selon nos informations, celui-ci aurait réussi à faire signer à Bozizé un décret muet c’est-à-dire non diffusé à Bangui, qui nomme son fils qui travaille à l’ambassade de Centrafrique à Paris comme consul de Centrafrique au Qatar. Ceci peut expliquer cela.

 

Enfin et toujours d’après nos informations, Bozizé qui s’est débarrassé de la plupart des ministres du gouvernement Touadéra, aurait l’intention d’envoyer néanmoins son obligé Jean Willybiro-Sako qui lui aussi n’a pas été reconduit au gouvernement, à la cour constitutionnelle pour qu’il lui arrange les affaires de fraudes électorales dont l’intéressé est un spécialiste du genre, lors des consultations électorales à suivre ultérieurement.

 

La Rédaction 

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