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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:19

 

 

 

Boziz--et-Ndoutinga-.jpg

                                     Bozizé ici avec Sylvain Ndoutingaï

Bangui, 29 avril (C.A.P) – Ce soir la ville de Bangui est quadrillée de soldats lourdement armés ainsi que toutes les casernes militaires sont consignées mais pas grand-chose ne filtre comme information. Des rumeurs persistantes font état de l’échec il y a 48 heures environs, d’un coup de force visant au renversement du général président François Bozizé dont le « vice-président » comme on le surnomme désormais à Bangui, à savoir le ministre d’Etat chargé des finances Sylvain Ndoutingaï, aurait été le commanditaire. Plusieurs ministres interrogés ont déclarer ne pas être informés de ce qui se passe réellement.

Selon nos informations, Bozizé devait se rendre ce dimanche à N’djaména mais a été finalement contraint d’annuler son déplacement, ce qui accrédite l’idée que ce serait sans doute en raison d’un événement majeur, notamment le coup de force. Toujours selon nos sources, Bozizé aurait annoncé à Sylvain Ndoutingaï son intention de signer à son retour de N’djaména un décret pour le nommer comme ambassadeur en Afrique du Sud et son grand frère le capitaine Martin Wanti comme commandant de la région militaire de Birao.

Cette annonce aurait eu la particularité de déplaire à Sylvain Ndoutingaï qui n’a jamais fait mystère de son refus de ce genre d’éloignement qui constituerait pour lui une mise au placard définitive et lui ferait perdre la bataille sur son rival Francis Bozizé dans leur guerre de succession à Bozizé. Ce serait la cause du déclenchement du coup de force réel ou imaginaire attribué à Ndoutingaï et qui devrait servir de prétexte pour l’écarter du pouvoir.

Une tension était perceptible ces derniers temps dans les cercles du pouvoir à Bangui en raison de la forte probabilité de l’arrivée des socialistes au pouvoir en France le soir du 6 mai prochain et surtout des difficultés financières croissantes du gouvernement  dues au refus quasi systématique du ministre des finances Sylvain Ndoutingaï  qu’on lui reproche, de payer quelques dépenses que ce soient, y compris les frais de mission de certains de ses collègues du gouvernement qui ne cessent de se plaindre de son attitude.

Toujours selon nos informations, la situation serait sous contrôle mais tout cela est à relativiser car un mécontentement réel est perceptible chez plusieurs anciens compagnons de rébellion de Bozizé appelés « libérateurs » qui ne faisaient pas mystère de leur désillusion sur Bozizé qu’ils accusent ouvertement de ne pas penser à eux mais plutôt seulement à sa famille, ses femmes et ses enfants.

La situation de Ndoutingaï à la tête du ministère des finances devenait de plus en plus intenable. Bozizé ne pouvait pas indéfiniment ignorer l’hostilité de Paris, Washington  et des milieux d’affaires du secteur des mines et du pétrole à l’égard de son tout-puissant protégé et argentier. Il n’est pas interdit d’avancer que la dernière mission du FMI à Bangui a dû peut-être sceller le sort de Sylvain Ndoutingaï.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique