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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 03:03

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C’est littéralement la peur au ventre et avec beaucoup d’appréhension que Bozizé va débarquer à Nice pour participer au 25ème sommet France-Afrique. Une information lui serait parvenue selon laquelle des opposants centrafricains prépareraient une manifestation contre sa venue en France. Cela a suffi pour que Bozizé et ses stratèges politiques décident de faire monter à Nice pour précéder leur patron, plusieurs « ouvriers  et ouvrières » du KNK, on dirait des termites, pour tenter de contenir et donner la réplique à ces opposants décidés à perturber le bref séjour sur le territoire français du dictateur sanguinaire.

« Une mission gouvernementale est depuis plus de quarante huit heures en France pour préparer l'arrivée du Président François Bozize et sa suite. Les Ministres sont en train de ficeler les dossiers, prendre des contacts etc » a annoncé pour le confirmer, la Radio d’Etat sur son site internet. Quels dossiers et contacts avec qui ? 

C’est ainsi que ces messieurs et dames du KNK ont pris d’assaut le vol d’Air France qui a quitté Bangui jeudi matin dernier pour Paris, le même vol que Bozizé a fait empêcher son ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda de prendre lui, pour des raisons familiales et personnelles. La délégation choc du KNK est composée notamment de Simplice Aurélien Zingas (qui a tenu à préciser lors de la réunion de travail avec la structure France du KNK qu’il était là en tant qu’ « ouvrier » et non ministre des sports), Mme Annette Pacco née Ngaibona, le président de l’association Bozizé doit rester (BDR) Claude Ngouandjia, Fidèle Gouandjika, Lévy Yakité, Henri Pascal Bolanga, le conseiller en communication gabonais de Bozizé, l’homme d’affaire très particulier de Bozizé Mahamat Tahir pour ne citer que ceux-là.

Dès leur descente d’avion à Paris, cette fine équipe a préparé des banderoles et des pools de médias toute la journée du vendredi, lendemain de son arrivée et après une séance de travail samedi, devrait descendre à Nice où s’ouvrira dès lundi le sommet. Une somme d’argent de 1300 euros a été distribuée pour chaque ville de France où existe une section du KNK afin de permettre à quelques rigolos de se rendre à Nice faire le guignol au nom du KNK et tenter de rassurer quelque peu Bozizé.  Prévoyants, ces pitres du KNK n’ont pas jugé nécessaires de faire descendre à Nice la section de Paris du KNK, on ne sait jamais, pour éventuellement contrer certains opposants qui s’aviseraient de manifester aussi contre sieur Bozizé. Si ce n’est pas de la paranoïa, cela y ressemble.

On doit relever que depuis le 15 mars 2003 qu’il trône au pouvoir, c’est la première fois que Bozizé doit affronter en France un climat franchement hostile de la part de ses compatriotes. Généralement lors de ses brefs passages à paris, souvent en transit, il arrivait à faire réunir dans son hôtel, quelques militants à sa cause ou des Centrafricains en mal d’argent ou de poste à Bangui, pour leur raconter des balivernes et leur remettait à la fin une petite enveloppe avec laquelle ceux-ci pouvaient s’offrir des beuveries.

Cette fois-ci, les temps et la donne ont visiblement changé. L’impopularité et le phénomène de rejet auxquels Bozizé fait face au pays ont également débordé pour atteindre le territoire français où beaucoup de Centrafricains ayant fui son régime se trouvent en exil. Malgré la débauche de moyens et d’argent qu’arbore son parti le KNK, le socle de l’opposition à son pouvoir demeure solide en France, particulièrement à Paris et l’Ile de France. D’où les multiples précautions qu’il a choisi de prendre avant de poser pieds à Nice. Plus peureux que Bozizé, tu meurs… !

Selon nos informations, il arriverait sur la côte d’azur par vol spécial et se dépêcherait de regagner Bangui aussitôt le sommet terminé. On n’est jamais trop prudent, surtout par ces temps où la rébellion de la CPJP ne cesse de multiplier les embuscades contre les Faca avec les nombreux cadavres de soldats tués vers Ndélé qu’on n’arrête pas de ramener à Bangui ces jours-ci. Bozizé doit être conscient qu'il ne sera plus tranquille. partout, il sera traqué même par sa propre conscience. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les conditions de la disparition de Charles Massi, il aura des comptes à rendre. Il doit comprendre que sa volonté de dépecer les opposants ne passera pas en pure perte.

 

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