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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 12:51

 

 

 

Boz centrafrique

 


Dans son for intérieur, au rythme de la marche victorieuse des insurgés, BOZIZE sait que pour lui c'est fini. Mais en chef militaire, il joue le pourrissement. Il espère que SELEKA et ses alliés finiront par s'épuiser, faute de moyens, de logistiques, de cohésion et de volonté. Il cherche désespérément à gagner du temps. En face, le défi pour les tenants du changement de régime, c'est de déboucher rapidement sur une bonne sortie de crise. Il n'y a pas de bonne sortie de crise sans le départ du pouvoir de Bozizé et sa clique. Tout est négociable sauf Bozizé et franchement pourquoi négocier avec quelqu'un qui n'a plus le pouvoir. Le départ de Bozizé du pouvoir est non négociable. Cette solution est à portée de main. On note chaque jour et de plus en plus la désertion des principaux collaborateurs de Bozizé qui quittent le navire en pleine tempête. Ni Bozizé ni le KNK n'enregistrent des ralliements. Ils ne sont plus fréquentables, on s'éloigne d'eux. Leur lot quotidien, ce sont les mauvaises nouvelles, la désertion dans le camp militaire, la fuite des familles des dignitaires, etc. Bozizé est sur la défensive, assiégé, dos au mur, démoralisé, fatigué. Il envisage le suicide selon son entourage immédiat. Il vit l'expérience de l'isolement. C'est un général sans troupe, abandonné par les siens et les réseaux occultes. Il faut le pousser dans ses derniers retranchements martèle un des chefs de la coalition des rébellions Séléka qui annonce la fin imminente du régime sanguinaire et dictatorial de Bozizé.


Le départ de Bozizé est non seulement à portée de main mais il est nécessaire au retour de la paix en République Centrafricaine et la sérénité dans la région CEEAC.


C'est la bonne issue, il faut qu'elle soit acceptée et appuyée par les institutions sous-régionales, panafricaines et internationales.


On ne négocie pas la sortie de crise avec Bozizé et son clan, il faut le sommer de quitter immédiatement le pouvoir. Négocier avec Bozizé est une perte de temps inutile. Ce n'est pas un homme de parole. Il ne tient pas ses engagements. Il n'écoute personne et ne fait qu'à sa tête. Il s'arrange avec la vérité et ne fait que ce qui l'arrange. Il est prêt à mourir pour défendre son intérêt particulier et celui de son ethnie. Il s'en fiche royalement de l'intérêt général et du peuple qui ne sont que les cadets de ses soucis.


Les occidentaux doivent soutenir l'opposition politique et les politico-militaires à se défaire de Bozizé et son clan qui a mis le Centrafrique en coupe réglée. Il faut solliciter d'urgence le soutien de l'Union Africaine et l'aide militaire de l'armée française.


Le départ de Bozizé est la pierre angulaire de toute négociation. Le départ de Bozizé du pouvoir ne doit pas faire partie de la négociation. Il doit être accepté dans son principe avant qu'elle ne s'engage, ce qui permettra de consacrer la négociation de la répartition des pouvoirs post-Bozizé.


Si Bozizé s'obstine avec sa clique, il faut consentir plus d'énergies et d'efforts pour les mettre hors d’état de nuire afin de préserver la paix et le dialogue en Centrafrique. C'est une thèse partagée par nombre de compatriotes de l'intérieur et de l'extérieur de la République Centrafricaine. Tout doit être mis en place pour que cet objectif soit atteint avant la fin de l'ultimatum des chefs d'état de la CEEAC car le pourrissement sert le camp Bozizé.


Le pouvoir est dans la rue. Il faut le prendre. Où Bozizé peut-il aller ? Il n'y a pas d'autres alternatives, il quitte le pouvoir et se rend à la justice.

 

Ngoukomba

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion