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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 15:10

 

 

 

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                    COMMUNIQUE DE PRESSE de l'alliance CPSK-CPJP                                                                             

 

 Relatif aux différentes attaques des villes de Damara, Sibut, Grimari et Dékoa

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole d'Accord du 25 août 2012, le Haut Commandement mixte CPSK-CPJP, sous la présidence du Général Noureldine Adam, Président de la CPJP, et du Général Dhaffane Mohamed Moussa, Président de la CPSK, porte à la connaissance du public qu'il a procédé à des opérations furtives et tactiques en vue de déboucher sur un dialogue non exclusif et transparent avec le gouvernement pour ramener la paix définitivement sur toute l'étendue du Territoire national. Tout le monde a besoin de la paix.


Ainsi, sous le commandement du Colonel Alkassim, sans intention de garder les villes tombées, les opérations se sont déroulées comme suit.


1.       Prise de la ville de Damara à 2 heures de la nuit. Bilan : 2 morts parmi les FACA, récupération d'1 véhicule de transport de troupes, 1 véhicule 404, 1 véhicule ambulance, plusieurs armes lourdes et légères, des roquettes et des munitions.


2.       Prise de la ville de Sibut à 10 heures 30 du matin. Bilan : récupération d'1 véhicule militaire au niveau du poste avancé, 1 véhicule militaire en ville et 4 morts parmi les FACA.


3.       Prise de la ville de Grimari à 15 heures. Bilan : Néant.


4.       Prise de la ville de Dékoa à 17 heures. Bilan : récupération de 2 téléphones satellitaires THURAYA, 2 pistolets d'officiers, 2 morts parmi les FACA.

5.       Les opérations sont en cours...


Il est à noter que le bataillon qui a mené ces opérations a dû faire face à quelques ripostes de moindre résistance de la part des FACA. L'Alliance CPSK-CPJP n'a enregistré aucune perte ni humaine ni matérielle. Toutes les forces gouvernementales ont été mises en débandade. Aussi, nos différentes unités positionnées à des points jugés stratégiques pour nos opérations sont bien vigilantes.


Enfin, nous lançons un appel aux partenaires de notre pays, à toutes les Forces vives de la Nation et à aux populations civiles que seul le gouvernement sera tenu pour RESPONSABLE de tout ce qui adviendra : Nous avons sollicité le dialogue et il nous a été servi un plat de mépris et d'exclusion. Nos revendications devront être prises en compte.


Fait le 15 septembre 2012

 

Pour le Haut Commandement Militaire Mixte CPSK-CPJP

                                                       

Le Colonel ALKASSIM

 

 

 


Centrafrique: une faction rebelle revendique des attaques au nord de Bangui


BANGUI AFP / 16 septembre 2012 16h19- Une faction rebelle de la Convention des patriotes pour la Justice (CPJP), qui a intégré les accords de paix de Libreville, a revendiqué dimanche les attaques menées la veille à Damara et Sibut, au nord de Bangui, et menacé de conduire de nouvelles opérations.

 

Lors de ces attaques à Sibut, chef-lieu de préfecture à 110 km au nord de Bangui, et à Damara, sous-préfecture à 75 km nord de la capitale, les rebelles ont pillé et volé, selon une source militaire dimanche.


Les attaques qui ont eu lieu samedi ont été lancées par la +CPJP fondamentale+, a déclaré le responsable de cette faction qui a joint l'AFP par téléphone.

 

La CPJP - fondée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous les présidents Ange-Felix Patassé et François Bozizé avant de prendre les armes en 2008 et d'être donné pour mort en 2010 - était la dernière grande rébellion active en Centrafrique.


Elle a signé le 26 août l'accord global de paix de Libreville et intégré le processus de paix en Centrafrique, sous la direction de son chef Abdoulaye Hissène.


Nous avons décidé de mener cette opération pour prouver aux autorités de Bangui que notre mouvement existe, que nous ne nous reconnaissons pas dans les accords signés par Abdoulaye Hissène et le pouvoir, mais que nous reconnaissons comme dirigeant Nouredine Adam, a affirmé le responsable de la CPJP fondamentale.


Nous allons très bientôt nous réorganiser pour attaquer de nouvelles cibles, a-t-il ajouté, précisant que les attaques de samedi avaient été baptisées opération Charles Massi, en hommage au fondateur de la CPJP.

Ce que nous voulons, c'est le changement, le départ du président Bozizé, a a-t-il dit.

L'attaque de Damara, qui s'est produite en premier, vers 03h00 du matin (02h00 GMT) samedi, a entraîné le pillage d'une mutuelle de crédit par les assaillants. Ceux-ci ont aussi endommagé l'antenne de l'opérateur de téléphonie mobile, coupant les communications sur ce réseau, a affirmé dimanche une source militaire à Sibut.


Les assaillants se sont aussi emparés de l'unique ambulance de la ville de Damara. Véhicule qui leur a servi de moyen de transport pour aller à Sibut où selon les premières informations, ils ont saccagé la compagnie de gendarmerie à la recherche d'armes et munitions de guerre. Mais le matériel avait été évacué la veille (vendredi) par les responsables qui auraient eu vent de l'attaque, a ajouté cette source.


Les deux villes sont sous contrôle de l'armée (centrafricaine). Les assaillants sont partis, a conclu cette source.

Aucune déclaration ni bilan officiel n'ont été communiqués depuis samedi.


En décembre 2011, trois personnes avaient été tuées lors de l'attaque d'un convoi entre Damara et Sibut. Il s'agissait de la première attaque de ce genre entre les deux villes considérées jusque-là comme épargnées par les actes des coupeurs de route et situées près de Bangui, sur un des axes importants du pays.


L'attaque avait alors été attribuée à des hommes de l'ex-chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé, qui avait démenti. Celui-ci s'est rendu le 2 septembre et a promis que ses hommes rentreraient au Tchad dans un délai d'un mois.


La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix après des années d'instabilité marquées par des rébellions et des coups d'Etat ou tentatives de coups d'Etat qui ont ravagé son tissu économique et social.


Elle reste toutefois la proie de nombreuses attaques de bandes armés, de coupeurs de routes ainsi que de rébellions externes comme la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.


(©)

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