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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Janvier 2012 14:22

La question des arriérés de pension ou encore de salaire refait surface dans certains services de la République Centrafricaine. Les veuves, orphelins et les retraités de la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS), ancien Office Centrafricain de sécurité Sociale (OCSS), ont manifesté leur mécontentement ce 30 janvier 2012, au sujet du non payement de leurs arriérés de pension.

Ils ont pris d’assaut les locaux de cet office avec des feuilles de palmier en mains et sous un soleil ardent. Dans leur mouvement, ces retraités ont même barricadé l’avenue Barthélémy Boganda, avant d’être déguerpis par la police.

Selon Albert Moyéba, l’un des manifestants interrogé par Radio Ndeke Luka, « la raison de cette colère est que le payement de notre dû a été bloqué 2 jours à compter du 18 janvier dernier, suite au décret présidentiel suspendant tous les Conseils d’Administration des sociétés, agences et offices de l’Etat ».

Ce dernier raconte qu’il « y a eu des morts parmi nous. Nous n’avons plus de moyens pour soutenir nos charges quotidiennes dont celles liées à l’éducation de nos enfants. Toute cette faute incombe au Chef de l’Etat qui a tout centralisé à son niveau. Nous n’accusons pas la direction de la CNSS car, les fonds sont disponibles pour régler nos arriérés. Toutefois, elle se bute d’après les explications du Directeur Général à ce décret présidentiel ».

Après l’entretien entre le collectif des retraités et le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, un consensus s’est dégagé. Les manifestants ont déploré le fait qu’ils ont été « traités » pendant qu’ils étaient en fonction. Ils ont été ensuite retraités. Mais aujourd’hui, ils se disent « maltraités ».

L’autre grogne sociale ce lundi est la 3ème journée du sit-in du personnel des postes et télécommunications. Ils exigent du gouvernement centrafricain le versement total des 67 mois d’arriérés de salaire et la signature d’un accord d’établissement sur leurs gains, un sit-in observé dans l’enceinte de leur ministère.

D’après Jean Bally, Secrétaire Général du Syndicat du personnel, « les 3 jours de sit-in ont accouché d’une souris. Déjà, un des leurs est décédé, et le collectif n’a pas les moyens d’organiser les obsèques faute de moyens financiers. Seulement, le cap sera maintenu jusqu’à la satisfaction totale de leur revendication ».

Troisième cas grogne, c’est celui du personnel de la Mairie de Bambari (centre-est) qui est en ébullition ce lundi pour exiger le payement de leurs arriérés de salaire.

Des sources concordantes parvenues à la Rédaction de Radio Ndeke Luka, « les locaux de cette marie ont été barricadés d’accès au public et les bureaux recouverts de feuilles de palmier ».

 

NDLR : Bozizé prétend être venu au pouvoir pour libérer les Centrafricains ; ceux-ci se rendent compte à leurs dépens qu’il n’en est rien. Leur lot quotidien est misère, sous-nutrition, maladie, souffrances. Après avoir vidé les caisses du trésor, Bozizé décide maintenant de mettre la main sur celles des sociétés d’Etat et offices publics dont il accuse les conseils d’administration d’avoir échoué. Or c’est lui qui a nommé la plupart des membres de ces conseils d’administration qui sont le plus souvent ses proches collaborateurs et de l’ethnie gbaya comme lui, comme le cas de son chef de cabinet particulier Joël SINFEI MOIDAMSE qui appartient à plusieurs conseils d’administration à la fois. S’ils ont tous échoué, cet échec est aussi celui de Bozizé.

Aujourd’hui, les conséquences de son décret de dissolution des conseils d’administration de ces sociétés sont si désastreuses que par exemple pour l’Hôtel du Centre, pour acheter un rouleau de papier hygiénique ou faire le ménage des chambres, il faut demander l’autorisation et les sous à Bozizé. C’est du jamais vu !

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Centrafrique-Presse.com - dans Société