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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 17:11

 

 

 

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Bangui, 29 oct (C.A.P) – Le Directeur Général de la Banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), M. Gaoussou BARRY, un citoyen malien, a été sauvagement passé à tabac ainsi que certains membres de son personnel qui se sont opposés aux mauvais traitement infligés à leur patron dans les locaux de la banque et devant eux par la soldatesque dépêchée dit-on par le ministre d’Etat aux finances Sylvain NDOUTINGAÏ.

M. Gaoussou BARRY a été expulsé par un arrêté du ministre Claude Richard GOUANDJA ce samedi à 13 heures locale sur un vol de la compagnie Kenya Airways vers Bamako. Plusieurs membres de son personnel qui avaient osé s’opposer au passage à tabac de leur DG ont été également tabassés et brièvement jetés en prison.

Il serait reproché à M. Gaoussou BARRY son refus de consentir une avance à l’Etat pour lui permettre de verser les salaires des fonctionnaires. L’affaire d’un sombre contentieux portant sur un trop perçu d’un montant de 20 millions de F CFA au détriment du Trésor centrafricain qui remonte à deux ans déjà a été servi de prétexte pour motiver la descente de la soldatesque à la BSIC et l’expulsion de M. Gaoussou BARRY.

Cette nervosité dont font montre les autorités de Bangui intervient dans un contexte où elles éprouvent visiblement de plus en plus de mal à réunir suffisamment de quoi verser mensuellement les salaires aux agents de l’Etat et à un moment où on annonce l’arrivée dans quelques jours d’une mission du FMI à Bangui à la suite de la découverte par cette institution de l’évaporation du Trésor public d’un montant de 49 milliards de F CFA sans justification.

Ce désarroi qui s’est soudain emparé des autorités banguissoises explique la présence à Bangui depuis quelques jours du béninois Abdoulaye BIO-TCHANE, ancien Directeur Afrique du FMI, ancien DG de la BOAD et ancien candidat malheureux à la dernière élection présidentielle dans son pays. Le gouvernement centrafricain l’a fait venir à Bangui où il est logé dans une villa de la Cité des 14 villas afin de l’aider et le conseiller à affronter le FMI.

Or c’est pendant le séjour banguissois d’Abdoulaye BIO-TCHANE que ses hôtes se permettent tranquillement de maltraiter et expulser sous son nez et à sa barbe le DG d’une banque d’intégration africaine. Cette banque d’obédience libyenne a pourtant récemment déclaré sa reconnaissance du CNT libyen. Que recherche vraiment Bangui en posant de tels actes ?

 

Arrestation mouvementée et expulsion d’un directeur de banque à Bangui

 BSIC-siege-Bangui.jpg

Radio Ndéké Luka Samedi, 29 Octobre 2011 11:15

 

Le directeur de BSIC (Banque Sahélo-sahélienne pour l’Investissement et le Commerce) à Bangui a été mis dans un avion et expulsé ce samedi matin 29 octobre 2011. Gaoussou Barry, c’est son nom était entre les mains de la police depuis la veille dans l’après-midi du vendredi. Il est de nationalité malienne. En quelques heures son sort é été scellé. La police l’a conduit à l’aéroport international de Bangui MPoko et l’a fait embarquer dans un vol de la compagnie Kenya Airways à destination de Douala et Naïrobi.

C’est vendredi après-midi que des agents de l’OCRB (Office centrale de répression du banditisme) se sont présentés à la banque avec apparemment pour mission, de procéder à l’arrestation de Monsieur Barry et de le conduire dans leurs locaux.

Selon plusieurs témoins, devant les réticences du directeur et aussi le refus des agents de la banque de laisser partir leur chef, les policiers ont fait preuve de fermeté et même utilisé la force. Les mêmes témoins interrogés par Radio Ndeke Luka affirment que le directeur a été molesté, extirpé de force de son bureau et amené en même temps que ceux qui avaient tenté de s’opposer à son arrestation.

Ces derniers ont été relâchés ce  samedi matin. Ce sont eux qui ont annoncé la nouvelle de l’expulsion de leur patron sans pour autant en fournir les raisons. Cette expulsion a d’ailleurs été confirmée à Radio Ndeke Luka par un cadre de la banque.

Pour l’instant, on reste dans l’expectative quant aux raisons de cette arrestation musclée suivie d’expulsion en l’espace de quelques heures seulement. Toutefois un employé qui a requis l’anonymat a évoqué un contentieux opposant la Banque et le Trésor Public centrafricain et qui pourrait être la cause de cette arrestation : « Tout est parti de la Bancarisation des salaires des Fonctionnaires demandé par l’Etat. De nombreux comptes ont été ouverts à la demande du Trésor Public. Au début le système n’était pas maitrisé. En octobre et novembre  2009, il y a eu un déficit de 21 millions (environ 32000 euros) sur le compte de la banque. Comme c’est le Trésor Public qui a amené beaucoup de gens, la direction a donné son accord pour que le compte du Trésor soit débité et que celui de la Banque soit crédité pour équilibrer le déficit. Sans mandat, sans plainte, sans convocation notre DG est emporté devant nous alors que c’est un diplomate. Beaucoup d’agents se sont opposés à ce qu’on l’amène comme çà. Ils ont été tabassés et arrêtés avec lui comme si c’était des voleurs. Et pour le moment on ne sait pas où ils sont ».

Si ces faits se confirment, il faudra sans doute lier cette arrestation au changement intervenu à la direction générale du Trésor Public à Bangui. Le président Bozizé a en effet procédé il y a deux semaines au limogeage du directeur général, le Général Lapo. Son remplaçant n’est pas encore connu à ce jour.

Quoiqu’il en soit, cette affaire intervient au moment où l’on se pose des questions sur l’avenir de cette institution financière. La disparition de son parrain, l’ex-guide libyen Mouamar Khadafi, suscite en effet de nombreuses interrogations. Parviendra-t-elle à survivre à son mentor et principal souteneur ?

Il faut rappeler en effet que la Banque Sahélo-Sahélienne pour l’Investissement et le Commerce est une Institution financière régionale de la Communauté des Etats Sahélo-Sahéliens créée en vertu de la convention signée le 14 avril 1999 à Syrte en Libye. Il dispose d’un capital de 500 millions d’euros entièrement souscrit par 13 états actionnaires dont la République Centrafricaine. Elle se veut « une Institution bancaire moderne, et l’illustration des plus éloquentes de l’intégration économique de la sous-région du Sahel et du Sahara, étape incontournable vers la concrétisation de l’Union Africaine »

 

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