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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:47

 

 

 

BANGUI : LE GOUVERNEMENT ÉVALUE SES PREMIERS MOIS DE FONCTION

 

 

crepin-mboli-goumba-porte-parole-du-gouvernement-photo-hip.jpg

 

le porte-parole du gouvernement, Crépin MBOLI-GOUMBA

 


Bangui, 13 mars 13 (RJDH) – Quarante jours après la mise en place du Gouvernement d’Union Nationale (GUN), son Porte-parole évalue ses activités. Dans une conférence de presse qu’il a animée ce matin, Crépin Mboli-Goumba dresse un bilan mitigée de ce gouvernement, issu d’une crise militaro-politique. Il reste toutefois optimiste, quant à la capacité du gouvernement à faire ramener la paix à l’intérieur du pays.


La conquête des villes de l’intérieur de la Centrafrique par les rebelles de la Séléka, les tensions sociales à Bangui, le problème de cohabitation entre les membres du gouvernement sont entre autres les grandes difficultés que rencontre le GUN depuis sa nomination.


Crépin Mboli-Goumba précise sur le premier point qu’« il faut le dire haut et fort que le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté la reprise des hostilités par les rebelles ». Pour lui, « il s’agit des éléments qui n’ont rien à voir avec la Séléka qui est avec nous dans le gouvernement et qui œuvre en ce moment pour la paix ».


En ce qui concerne les tensions sociales avec les différentes grèves tant à l’Université de Bangui, qu’au Complexe pédiatrique, le Porte-parole du gouvernement qui reconnait la légitimité des revendications des grévistes a précisé que le gouvernement est en train de tout mettre en œuvre afin de les satisfaire.


« Le gouvernement a déjà versé une partie des 815 millions des enseignants vacataires de l’Université de Bangui. Nous sommes en train de réviser la liste de ces derniers, car elle contient des personnes fictives. Nous pensons que d’ici là tout sera réglé », a-t-il dit.


Pour le personnel du Complexe pédiatrique de Bangui, « il représente les 50% de l’effectif. Donc, c’est très important qu’on fasse quelque chose et la procédure est déjà en cours », a ajouté Crépin Mboli-Goumba.


Le Porte-parole du gouvernement a par ailleurs reconnu que « les gouvernements de cohabitation ont été toujours difficile à travers le monde. Mais nous sommes tous conscients de la situation de notre pays, donc il faut que nous tous, fassions preuve de concession pour œuvrer afin de réduire la souffrance de notre population ».


Mis en place le 3 février dernier, le Gouvernement d’Union nationale est issu de la signature des accords de paix de Libreville, après les hostilités enclenchées par la coalition rebelle de la Séléka. Il a une durée de vie d’un an renouvelable.


Sa mission est de restaurer la paix et la sécurité dans le pays, d’organiser les élections législatives anticipées, de réorganiser les forces de défense et de sécurité, d’organiser l’administration territoriale, de renforcer le système judiciaire, de poursuivre le processus DDR et la réforme du secteur de sécurité, enfin d’engager des réformes économiques et sociales.

 

 

 

BIRAO : DES DÉTONATIONS D’ARMES EFFRAIENT LA POPULATION

 

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Birao, 13 mars 13 (RJDH) La population de la ville de Birao (nord- est) vit depuis ce matin dans la peur suite à des rumeurs qui font état d’une éventuelle attaque des lieux par les éléments de la coalition Séléka. Dans la nuit, des détonations d’armes ont été entendues dans la base militaire des forces tripartites, présentes dans la ville. Pour l’instant, un calme précaire règne dans la ville.


Prises de panique certaines personnes ont commencé à évacuer la localité. «  La présence des rebelles n’est pas encore signalée dans la ville. Mais la population s’est paniquée à cause des coups de feu qui ont retenti dans la base des forces tripartites le mardi dans la soirée », a témoigné un notable de la ville de Birao joint ce matin par le RJDH.


Les forces tripartites composées de militaires soudanais, tchadiens et centrafricains sont basés depuis quelques années dans la localité, afin d’assurer la sécurité transfrontalière.

 

 

 

 

SIDO : LA POPULATION CONTINUE DE FUIR LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA DANS LE NORD DU PAYS

 

centrafrique-sido

 

 

Sido, 13 mars 13 (RJDH) Des déplacés centrafricains continuent de se faire enregistrer du côté de Sido-Tchad. La deuxième vague de ces personnes est en cours de transfert, ce mercredi 13 mars, au cite des  réfugiés à Maro, situé à 34 kilomètres de la frontière Centrafrique-Tchad. Cependant le premier groupe campé dans le site a reçu une assistance de la part du Haut-commissariat aux réfugiés  (HCR) du Tchad la semaine dernière.

Ces personnes sont des habitants des villes de Kabo et de Sido-Centrafrique, mais aussi des localités périphériques qui disent ne pouvant plus supporter les exactions des rebelles de la Séléka.

D’après les informations rapportées au RJDH, le don fait par le HCR Tchad est constitué de bâches, des tapis, des couvertures, et  du mil. «  Le HCR a partagé entre 10 personnes un sac de 50 kg de mil. Et  c’est tout ce qui constitue le vivre » a-témoigné, un habitant.

Par ailleurs des personnes continuent de se faire enregistrées dans la commune de Sido-Tchad, chez une autorité locale. Celles-ci attendent d’être transférées au site, où sont campés les autres réfugiés.

Plus de 4 000 déplacés de la ville de Sido-Centrafrique  (extrême-nord) ont été  enregistrés et basés dans le site des réfugiés à Maro au Tchad.

 

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