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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:25

 

 

 

RCA carte-2

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES


Bangui, 30 Décembre 2011


Bangui : La RCA en 2011, « un pays plus que la jungle », selon la presse


La République Centrafricaine est devenue « un pays où on se trouve plus que dans la jungle », a déclaré Ambroise Yalima, directeur de publication du journal Le Patriote.


Pour lui, à ce jour, « les citoyens n’ont plus de droits parce que n’importe qui peut les menacer, porter atteinte à leur vie ; des hommes en uniforme comme des hautes autorités portent des abus sur la vie des citoyens en toute impunité », a relevé Ambroise Yalima.


Selon le directeur de publication du journal Le Patriote, les dialogues organisés dans le pays n’ont rien changé. Or ces assises étaient censées « exorciser le mal », pour faire observer les règles de droit où chaque citoyen doit se sentir à l’aise, en sécurité et avoir la sureté de sa vie et de ses activités.


« La presse relève constamment ces questions, mais elle est constamment remise en cause », a-t-il relevé citant l’arrestation des deux journalistes en 2011 (Faustin Bambou du Journal Les collines de l’Oubangui et Emmanuel Sirius Sandy du Journal Médias+), pour avoir dénoncé le mystère de la gestion des dus des retraités militaires.

 

« Vous parlez de quelque chose que tout le monde vit et on vous arrête on vous dit des ne pas en parler c’est bizarre. Sandy venait encore d’être menacé pour avoir fait une caricature sur le cas Baba-Laddé », a relevé Yalima.

 

Pour Mathurin Momet, directeur de publication du quotidien Le Confident, il existe un semblant de liberté de la presse, « mais cette liberté est contrôlée ». Pour lui les plus hautes autorités du pays et tous ceux qui sont proches pouvoir ne respectent pas les textes qui régissent la communication en Centrafrique.

« Quand un journaliste est poursuivi, c’est un délit de presse bien-sûr, donc il y a des démarches. Mais je constate avec regret que le plus souvent les professionnels des médias qui se trouvent dans cette situation sont traités comme des criminelles, des bandits de grand chemin, on n’a pas de considération pour eux et on accélère la procédure », a-t-il déploré.


En dehors de ses pressions politiques, il a évoqué le dysfonctionnement des associations professionnelles : le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), l’Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) et l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).

 

« Si on ne peut pas renouveler les structures telles que l’OMCA, l’UJCA et le GEPPIC, notre mal va toujours s’empirer », a-t-il souligné. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas décaissé à la presse privée, comme promis, la subvention des 30 millions alors que nous sommes au mois de décembre.

 

Pour Mathurin Momet, les organes de régulation, le Conseil de la communication en particulier, ne fait pas le travail de conseil ou d’accompagnement des structures des médias, mais se contente la plupart du temps de sanctionner au lieu de protéger les journalistes.

 

Il par ailleurs indiqué que l’une des solutions pour permettre aux journalistes de reconquérir leur dignité est la relance effective des activités de la commission de délivrance de la carte de presse.

 

 

Mbaïki : Justice populaire sur une présumée sorcière

 

Une femme accusée de sorcellerie a été battue à mort le 28 décembre dernier par les jeunes du village Ndolobo (axe Mbaïki-Boda), a rapporté radio Songo.

 

Cette femme est accusée d’être à l’origine de la mort de son propre fils. Selon les informations, les habitants du village pensent que la présumée sorcière aurait livré son garçon au club des sorciers du village à travers les pratiques mystiques.

 

Cette vieille femme est accusée de provoquer la mort de plusieurs personnes, surtout les jeunes du village.

Elle a été sauvée grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie de Ndolobo. Depuis ce jour, la victime est maintenue à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

 

Berberati : Bavure des forces de défense et de sécurité

 

Deux jeunes qui rentraient du chantier diamantifère de Bamba à moto pour Berberati, ont été agressés par les gendarmes et les éléments des Eaux et forêts en poste dans la localité, le 28 décembre dernier, selon un reportage de radio Zoukpana.

 

Un des deux passants, Sébastien Kora, 16 ans, a reçu une balle tirés par les gendarmes au bas-ventre et à la clavicule et a été transféré par son ami de voyage à l’hôpital de Berberati pour des soins.

 

« Nous de retour de Bamba, les éléments de la gendarmerie et ceux des Eaux et forêts en service dans la localité situé à 18 km nous ont interpellés aux environs de 20 heures nous demandant de verser la somme de 5000 FCFA avant de continuer. Nous leur avons dit que nous n’avions pas d’argent, ils ont commencé à nous brutaliser et nous ont finalement tiré dessus », a expliqué Sébastien Kora interrogé à l’hôpital par radio Zoukpana.

 

Les informations qui nous parviennent de l’intérieur du pays évoquent souvent les cas de tracasserie routière dans presque toutes les régions de la République Centrafricaine, malgré le récent démantèlement des barrières illégales par les autorités militaires.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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