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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:54

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION S’INQUIÈTE DU RETARD DE LA NOMINATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

 

Tiangaye et Sassou

 

 

Bangui, 15 janv. 13 2013 (RJDH) – La population de la ville de Bangui commence à s’inquiéter du retard pris pour la nomination du nouveau Premier ministre de transition, qui sera issu de l’opposition démocratique comme prévoit l’accord de Libreville signé entre les parties prenantes. Cependant plusieurs personnes interrogées craignent le retour probable des hostilités dans le pays.


« Je suis vraiment inquiet par rapport à ce  retard.  Je pense que l’opposition démocratique et la Séléka sont responsables de cette situation, parce que c’est à eux de choisir le nouveau premier ministre. Il faut que cela se fasse vite pour ne pas que les hostilités reprennent », a déclaré Firmin Sénamo, habitant le quartier Benz-vi.


Yvette Koyassé, mère de famille, pense que l’opposition démocratique et les rebelles ne sont pas encore unanimes pour le choix d’un nouveau premier ministre. Pour elle,  ce retard à des répercutions sur les activités administratives.


«  Personnellement, je crains la reprise des hostilités si l’opposition démocratique et les rebelles n’arrivent pas à faire le choix de consensus d’un premier ministre. Et après ils vont encore créer un autre trouble pour mettre le pays dans le chaos », a souligné un étudiant en droit à l’Université de Bangui.


Certaines personnes accusent le président François Bozizé et ses partisans de vouloir gagner du temps dans la nomination de ce nouveau premier ministre, pour réorganiser leur propre camp.


« A mon avis c’est le pouvoir en place qui est responsable de ce qui se passe actuellement. L’opposition démocratique a choisi maître Nicolas Tiangaye comme Premier ministre. Mais je ne comprends pas pourquoi jusqu’à ce jour le décret n’est pas  encore signé », se demande un agent de l’Etat qui a requis l’anonymat.


Alexis Poumar, affirme quant à lui que ce retard vient de la part du pouvoir en place. « Tout le monde sait que c’est maître Nicolas Tiangaye qui est choisi par l’opposition avec l’accord des rebelles, mais à mon avis ce choix n’est pas du goût des gens qui sont au pouvoir, c’est pourquoi ils font tout pour retarder les choses », -t-il ajouté.


Le président François Bozizé a affirmé dimanche à Bangui attendre, l’arrivée des leaders de la Séléka, pour apposer sa signature sous le décret de nomination du nouveau premier ministre. Le probable futur Premier ministre Nicolas Tiangaye, a affirmé lundi alors qu’il était en mission à Brazzaville que les rebelles sont également d’accord pour sa nomination. Le document sera validé dit-il, après son retour dans la capitale centrafricaine.


Lors des négociations de Libreville le 11 janvier dernier, le poste du premier ministre devrait revenir à l’opposition démocratique. Selon les informations, maître Nicolas Tiangaye a été choisi par l’opposition pour occuper ce poste. Mais le président François Bozizé lors de sa déclaration à la jeunesse, le dimanche dernier avait annoncé qu’il attend d’abord voir si les rebelles de la Séléka approuve cette proposition avant de signer le décret.

 

 

KABO : LA VILLE BAIGNE DANS L’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Un homme âgé d’une soixantaine a été retrouvé mort, le lundi 14 janvier,  à environ de 20 kilomètres de la ville de Kabo. La victime était partie en colonie de pêche. La population soupçonne les éleveurs peulhs d’être à l’origine de ce meurtre.


Le maire de la ville de Kabo, Abdel Atif,  joint au téléphone ce matin par le RJDH, a confirmé l’information avant de préciser que  sept personnes  ont été tuées et cinq maisons incendiées après un malentendu entre les musulmans et les chrétiens de la localité  le jeudi 10 à dimanche 13 janvier


La même source a par ailleurs fait savoir que la population de la ville de Kabo vit dans la terreur à cause de multiples cas d’exactions qu’elle subit depuis l’occupation de la localité par les rebelles de la coalition Séléka.


« Un jeune homme âgé de 28 ans a été kidnappé le dimanche dernier par des éléments de la Séléka. Ces derniers lui ont demandé de lui indiquer la maison du chef de quartier Kabo 6 qu’ils ont par la suite brûlé, avant de tuer l’homme enlevé », a témoigné un habitant de Kabo.


Le  maire de la ville de Kabo, dit avoir  initié une rencontre entre les éleveurs et les agriculteurs afin de ramener la paix dans la localité. « Nous avons envoyé des gens vers les éleveurs ‘’Mbarara’’ pour qu’ils viennent et que ensemble avec les cultivateurs nous cherchons la solution à ce conflit. J’espère qu’ils viendront et ce problème sera résolu. Mais notre inquiétude est la présence des rebelles dans la région », a-t-il dit.


 

BOUAR : DES CAS D’ENLÈVEMENT ENREGISTRÉS DANS LA COMMUNE D’ABBA

 

Bouar, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Des cas d’enlèvements ont été enregistrés dans la commune de Abba à 133 kilomètres de la ville de Bouar (Ouest). Ces personnes ont été kidnappées pour servir de guide aux hommes armés non identifiés dont leur présence a été signalée dans cette localité.


D’après le témoignage d’un élément des Forces armées centrafricaines (FACA), qui a requis l’anonymat, cette bande  armée a séjourné deux jours dans le village d’Abobo à 12 kilomètres  de la sous-préfecture d’Abba. Ils détiennent des armes de fabrication artisanale.


La même source a précisé qu’une équipe des FACA est présente dans cette localité. Mais aucun  affrontement entre n’a été signalé entre l’armée et cette bande.« Les personnes enlevées servent de pisteurs à cette bande qui les utilisent également pour d’autres fins, comme pour le transport de leur butin », a-t-elle ajouté.


Depuis le samedi 12 janvier, la présence d’une bande armée non identifiée a été signalée dans la sous-préfecture d’Abba. La population est donc terrorisée.

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