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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:30

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) Malgré  la signature des accords du cessez-le feu signés à Libreville le 11 janvier et la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale, les rebelles de la coalition Séléka continuent de se livrer aux actes de pillages et d’exactions sur la population. Une  situation qui inquiète la population centrafricaine qui craint le retour probable des hostilités.


« Nous sommes très inquiets par rapport à ce qui se passe dans nos provinces où les rebelles de la Séléka continuent d’occuper illégalement les villes en commettant  au quotidien des exactions sur la population », a déploré Cyrille Mbésséra, habitant le quartier Yangato.


Max Mokopolo, étudiant en master d’histoire et géographie à l’Université de Bangui, a de son côté pensé que l’Accord de paix de Libreville devrait tourner la page de l’insécurité qu’a connue le pays. « Mais le constat est  que les rebelles de la Séléka continuent de piller, de tuer et de poursuivre leurs offensives sur le terrain ce qui est contraire aux engagements qu’ils ont pris lors des pourparlers », a-t-il souligné.


« Les rebelles de la Séléka ne sont pas prêts pour la paix. Je comprends que leur intention est de nuire à la République centrafricaine qui a tant souffert des crises militaro-politiques. Il faut qu’ils cessent les exactions sur la population, car leurs leaders sont déjà dans le gouvernement qui vient d’être mis en place, et c’est leur vœux qui est exhaussé », a martelé Placide Kombélé, un agent de l’Etat.


Des leaders de Séléka ont perdu le contrôle de leurs éléments sur le terrain


Un politologue de l’Université de Bangui qui analyse la situation stipule qu’il y aurait une crise d’autorité en ce moment au sein de la Séléka. Selon lui, des leaders de la Séléka qui occupent des postes ministériels n’ont plus le contrôle des éléments qui sont sur le terrain.


« C’est difficile que leurs décisions soient respectées par les troupes, à cause de leur absence aux côtés des rebelles. Nous crayons que ces rebelles ne reconnaissent plus leurs légitimités », a-t-il ajouté.

Selon la même source, il est important que les chefs de cette rébellion continuent de descendre sur le terrain pour expliquer à leurs éléments les contenus des accords de Libreville qui ont abouti à la formation de ce gouvernement d’union nationale et également de leurs demander d’arrêter ce qu’ils font actuellement.


De leur côté,  des leaders de la coalition Séléka rejettent la responsabilité des attaques et les attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.


Depuis la signature des Accords de paix de Libreville le 11 janvier dernier, plusieurs cas d’exactions et de pillages dont les hommes de Séléka seraient à l’origine, ont été enregistrés dans certaines  villes du pays.  Dans la nuit du 8 et 9 février, ces rebelles ont attaqué la ville de Mobaye. D’importants dégâts matériels et d’importants actes de profanation ont été enregistrés.


Cette attaque a fait déplacer plus de 23 000 personnes vers la République démocratique du Congo.

 

 

 

MOBAYE : UNE MISSION DE LA FOMAC EST ATTENDUE

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 

Mobaye, 11 févr. 13 (RJDH) Une mission de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) est attendue ce lundi  à Mobaye (Sud-est), afin d’évaluer les dégâts causés par des éléments « incontrôlés » de la rébellion de Séléka, dans cette ville, alors que des populations affirment être prises en ce moment en otage par les rebelles.


Cette information a été livrée au RJDH, par une source proche de la coalition Séléka. La mission va se rendre  à Mobaye par voie routière. L’on ignore encore la composition de cette équipe, cependant  Christophe Gazambeti, porte-parole de la rébellion et actuel ministre de la communication affirme que cette mission se rend dans le but de « décanter la situation qui prévaut en ce moment à Mobaye ».


Joint ce matin, un habitant de la ville de Mobaye affirme que depuis samedi, les rebelles avaient fait à nouveau leur irruption dans la ville, bloquant les principales voies fluviales que les populations utilisent pour traverser afin de rejoindre la République démocratique du Congo, pour se mettre à l’abri de l’insécurité.


« Nous sommes terrés dans nos maisons, nous ne pouvons pas sortir, car les rebelles nous profèrent des menaces de mort. Il n’y a plus de quoi à manger, nous sommes vraiment pris en otage », a témoigné la source.


Selon les autorités congolaises, plus de 2 300 centrafricains ont fui la ville de Mobaye depuis jeudi pour rejoindre l’autre côté de la rive, fuyant l’arrivée des rebelles de la Séléka. Ce chiffre risque de s’accroitre, vu que la présence des éléments de la Séléka qui continue d’être signalée dans la région.


Des leaders de la Séléka, qui, désormais font partie du gouvernement, rejettent la responsabilité et l’attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.

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