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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:07

 

 

 

 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 08 Février 2012

Bangui : L’UE analyse la possibilité d’appuyer le programme DDR

 

Guy-Samzun.jpg

 

Une mission de l’Union Européenne venue de Bruxelles séjourne actuellement à Bangui pour étudier les possibilités d’appuyer le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), a rapporté radio Néhémie.

Selon l’Ambassadeur de l’UE en Centrafrique Guy Samsun, cette mission vient « évaluer la situation politique, sécuritaire et économique d’une manière générale, mais sous un angle qui vise à vérifier et voir sous quelles conditions l’Union Européenne pourrait apporter un soutien au pays dans le cadre du DDR ».

« Le Président de la République a lancé le processus DDR depuis le mois de juin 2010, mais faute d’argent, le processus est maintenant arrêté. Il convient de voir les moyens et les conditions qui permettront à l’Union Européenne d’apporter un soutien à ce programme», a souligné Guy Samsun.

 

Les données collectées au cours de cette mission seront analysées par l’Union Européenne avant de formuler des propositions devant permettre d’appuyer le programme DDR en République Centrafricaine.

Cette délégation composée de Guze Katarina et d’Olivier Blake a échangé sur le même sujet hier par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation José Binoua.

 

NDLR : L’Union Européenne doit bien être consciente que si elle doit apporter son soutien au programme du DDR qui, faute d’argent, s’est arrêté, il ne saurait plus être question de faire encore aveuglément confiance à Bozizé, l’affaire de sa gestion opaque que lui et Ndoutingaï ont faite des huit milliards de la CEMAC du même DDR est encore vivace dans l’esprit de tout le monde. Il doit être formellement mis à l’écart. Chat échaudé craint l’eau froide. C’est la seule condition pour que le DDR puisse avancer dans sa concrétisation.

 

Obo : Une victime de la LRA à la recherche d’une assistance humanitaire

Thierry Bakonté, un jeune homme de 23 ans, un des rescapés de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), résidant à Mboki, de passage à Obo a lancé un appel à l’endroit du gouvernement et des structures humanitaires pour lui venir en aide, afin de lui permettre d’enlever des balles qu’il a dans le corps, a rapporté ce matin radio Zéréda.

«Je suis venu à Obo pour tenter ma dernière chance auprès du gouvernement, des forces armées et des ONG présentes dans la localité pour m’aider à extraire cette balle qui est restée dans mon corps depuis bientôt trois ans », a témoigné Thierry Bakonté à radio Zéréda.

« La douleur est vraiment intense et j’ai estimé que rester à Mboki, c’est mourir à petit feu, car cette balle n’a pu être extraite après plusieurs tentatives d’intervention chirurgicale», a-t-il expliqué.

Selon les informations données par radio Zéréda, ce dernier a reçu une balle dans le thorax en 2010 lors d’une attaque de la LRA sur un véhicule de transport en commun, où il était à bord. Cette attaque avait fait 55 morts et 07 blessés, tandis que le véhicule attaqué a été brûlé dans le Haut-Mbomou.

 

 

Bangui : Une marche pour la consolidation de la paix demain

 

marguerite-Kofio.jpg

L’organisation des femmes centrafricaines (OFCA) organise demain jeudi 09 février 2012 à Bangui, « une marche de consolidation de la paix », a rapporté radio Néhémie ce matin.

« Cette marche est organisée pour soutenir les efforts qui ont été faits pour neutraliser le rebelle Tchadien Baba-Laddé et ses éléments. Nous voulons également à travers cette marche dire non à l’invasion, non aux exactions de Baba-Laddé et de Joseph Kony », a expliqué la présidente de l’OFCA, Marguerite Kofio.

« Ces groupes rebellions étrangers n’ont pas le droit de rester chez nous ; ils doivent soit rentrer chez eux, soit être capturés et traduits devant la justice parce que trop c’est trop », a-t-elle déclaré avant de demander aux groupes armés nationaux ayant signé les accords de paix de respecter leur engagement en vue de consolider la paix dans le pays.

Margueritte Kofio a rappelé que la présence des groupes armés sur le sol centrafricain fait que les Centrafricains sont pris en otage et ne pouvant circuler librement dans le pays à cause de « ces bandits-de-grand-chemin ».

La marche de jeudi va regrouper les associations des femmes mais aussi les autres structures de la société civile.

 

 

 

NDLR : C'est un peu trop facile. On a jamais entendu l'OFCA et sa présidente élever la moindre protestation ni exiger auparavant que Baba Laddé puisse plier bagage de la RCA. Plus grave, même lorsque les hommes de Baba Laddé ont  enlevé et pris en otage douze femmes vers Batangafo on n'a pas non plus entendu le timbre de la voix de cette présidente de l'OFCA. Cela enlève toute crédibilité à ces cris de vierge effarouchée après la tempête.  

 

 

 

Bimbo : L’application des textes réglementaires pose problème dans les lycées

« Une sorte de vague de violence secoue les établissements secondaires à Bangui, les élèves ne veulent plus obéir aux règlements intérieurs », a fait observer la ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam au cours d’un entretien accordé au RJDH ce mercredi.

Au bout d’une semaine, environ trois établissements secondaires ont enregistré des violences et d’opposition vis-à-vis du corps enseignant ou des chefs d’établissement. Le dernier établissement est le lycée de Bimbo où 490 élèves soit 10% de l’effectif total ayant obtenus une moyenne inférieure à 4/20 ont été exclus le lundi dernier pour insuffisance

scolaire, en respect du règlement intérieur. Mais cette situation a provoqué un soulèvement au sein de l’établissement.

« Il ne pouvait pas citer les noms des élèves exclus en public, d’habitude nous sommes individuellement convoqué auprès du censeur qui nous fait connaitre nos insuffisances, pas en public », a fait observer un élève exclu.

Pour Annie Gisèle Nam, la publication au mat du drapeau de la liste des exclus est une bonne chose, car il est observé à un moment donné dans les établissements que des élèves renvoyés pour insuffisance de travail ont été retrouvés en classe. « La publication officielle permet aux élèves eux-mêmes d’identifier les exclus et aux enseignants de chasser les récalcitrants », a-t-elle précisé.

Par ailleurs « si le proviseur du lycée de Bimbo est arrivé jusque-là, c’est parce que le système de communication intérieure ne fonctionne pas bien, parce que les responsables scolaires, le chef d’établissement qui n’arrive pas à contrôler l’application des décisions disciplinaires auprès des surveillants et ces derniers devant les enseignants qui admettent les élèves exclus au cours », a estimé Annie Gisèle Nam.

La ministre de l’enseignement Annie Gisèle Nam a promis d’encourager les chefs d’établissement à faire respecter les textes, « seule voix pour parvenir aux réformes du système éducatif en cours d’exécution dans le pays ».

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