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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:43

 

 

 

Boz et Djotodia

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) – Un mois après la signature des accords de sortie de crise de Libreville, la société civile, l’opposition démocratique et les leaders politico-militaires qui devraient se retrouver ce matin pour évaluer la mise en application de ces derniers, s’inquiètent de la non-volonté des uns et des autres à faire respecter les écrits de la capitale gabonaise. La réunion a été reportée à une date ultérieure et les inquiétudes s’amplifient.


Le rendez-vous organisé par la société civile a été boycotté par la coalition Séléka et la majorité présidentielle et a été reporté à une date ultérieure. La société civile a exprimé son mécontentement de l’indisponibilité de ces parties.


Fulgence Zéneth, coordonnateur du groupe de travail de la société civile dans sa déclaration de ce matin aux médias s’interroge qu’« il était prévu dans les accords de Libreville la mise en place d’une commission de suivi pour observer le cessez-le-feu. Aujourd’hui qu’est-ce qui justifie le retard dans la mise en application de ces dispositions concernant la création d’une commission de suivi ? »


Il poursuit qu’« il était décidé l’ouverture des couloirs humanitaires. Nous sommes à un mois après la signature des accords de Libreville. Il me semble capital que la question de sécurité puisse être prise à bras le corps par toutes les parties et qu’une solution rapide soit trouvée à la question. Il est important que les acteurs se mobilisent et afin de travailler pour réduire tout risque de potentiel conflit. », a-t-il conclu.


Abdoulaye Issene, président d’un des groupes politico-militaires non combattant, interpelle tous les centrafricains à prendre leur responsabilité et le destin de ce pays en main, face à la gravité de la  situation. Il ajoute : « je suis  venu moi-même dans cette réunion au lieu d’envoyer un représentant, c’est  par ce que j’ai de l’amour pour mon pays et pour le  peuple centrafricain qui souffre.  Si on peut le faire le plus vite possible cela arrangerait tout le monde, au lieu de discuter des postes ministériels. Cela fait déjà un mois que nous avons signé ces accords à Libreville et depuis un mois,  personne n’a osé respecter les termes, même parmi  les signataires, alors que l’ouverture des couloirs humanitaires était une condition sine-qua-none posée à Libreville. C’est urgent ! »


L’opposition démocratique dont 4 représentants étaient présents à cette rencontre manquée, a beaucoup remercié l’initiative de la société civile pour avoir organisé cette assise qui malheureusement n’a pas eu lieu à défaut du quorum  qui n’est pas atteint. Au nom de l’opposition démocratique  Gabriel Koyambounou a par ailleurs déploré  l’absence de la mise en application des accords de Libreville qui selon lui, par la majorité présidentielle et la Séléka.


Cette réunion est la seconde activité de la société civile après le lancement officiel de la campagne de la consolidation de la paix qui a eu lieu le samedi dernier dans la ville de Bangui.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Société