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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 02:46

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : FRANÇOIS BOZIZÉ PENSE QUE LES REBELLES DU ‘’SÉLÉKA’’ SONT MANIPULÉS PAR L’OCCIDENT

 

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Bangui, 27 décembre 2012 (RJDH) – Le président de la République, François Bozizé, a pointé du doigt ce matin, des puissances étrangères, qui seraient derrière des rebelles de la coalition de rebelles Séléka. Le chef de l’Etat centrafricain estime que ces actions sont orchestrées par ces puissances pour empêcher l’exploitation des ressources naturelles du pays.


Cette déclaration a été faite devant la foule drainée par les ’’Jeunes Patriotes Centrafricains’’, au centre-ville de Bangui. Ceux-ci en étaient à la deuxième journée de manifestation de protestation contre les actions rebelles à travers le pays.


«  J’ai essayé de réfléchir à ces attaques rebelles, et j’ai conclu qu’ils sont manipulés et poussés par des  mains invisibles ; parce que la République centrafricaine commence à émerger ; parce que nous avons une cimenterie ; parce que si on nous laisse tranquille, dans les prochains mois, le pétrole centrafricain va sortir. C’est pourquoi ces puissances orchestrent la destruction de ce pays », a relevé François Bozizé.


S’agissant du dialogue réclamé par les rebelles, il a fait savoir qu’il était le premier à en parler. « Je n’ai pas peur du dialogue », a  souligné François Bozizé dans sa déclaration. Pour lui, toute négociation doit se situer dans le cadre de la déclaration des chefs d’Etat de la CEEAC  qui exigent aux rebelles de retourner dans leurs bases initiales. « On ne construit pas un pays dans la guerre », a-t-il rappelé.


François Bozizé a par ailleurs demandé à la population de manifester, partout à travers tout le pays,  afin de protester contre les attaques et la conquête des villes. Une demande acceptée par les jeunes qui ont prévu trois jours de manifestation.


Par ailleurs, il les met en garde contre tout acte de vandalisme et de violence. « Toutes vos manifestations doivent être pacifiques et dans le respect de la décision des chefs d’Etat de la CEEAC de Ndjaména. Il faut doubler de vigilance dans tous les quartiers de la ville de Bangui. Si vous avez des personnes suspectes, il faut les dénoncer à la police ou à la gendarmerie », a lancé François Bozizé à l’endroit de la jeunesse.


Se prononçant sur les rumeurs autour de la question de son intention  de faire réviser la constitution pour lui permettre de se représenter pour un troisième mandat en 2016, François Bozizé dit ne pas comprendre d’où sort cette information.


« Qui veut toucher à la Constitution ? La Constitution prévoit deux mandats, et les deux mandants sont respectés.  Il ne faut pas tourmenter les gens, il ne faut pas que le peuple se laisse manipuler. Je suis le président de la République et il me reste trois ans selon la constitution  de la République centrafricaine », a-t-il relevé.


Le président de la République rappelle que selon la loi, seul le gouvernement ou l’Assemblée nationale peuvent initier une loi constitutionnelle. Or jusqu’ici, aucune de ces institutions n’a envisagé quoi que ce soit, a-t-il fait savoir.


Depuis le déclenchement des attaques rebelles le 10 décembre, c’est la première fois que le Chef de l’Etat s’exprime en public sur la situation, alors que les rebelles occupent plusieurs villes du pays et qu’ils se trouvent à quelques 340 kilomètres de la capitale Bangui.


Mais alors que le président français, François Hollande affirmait ce matin sur RFI que l’armée française n’interviendrait pas pour défendre le régime en place,  François Bozizé demande à l’ancienne puissance coloniale de l’aider à repousser les rebelles.


 

BANGUI : UNE SITUATION SANITAIRE PRÉOCCUPANTE DANS LES VILLES OCCUPÉES PAR DES REBELLES

 

Bangui, 27 décembre 2012 (RJDH) La situation sanitaire de la population des villes contrôlées par les rebelles de la coalition ‘’Séléka’’, est précaire et nécessite une intervention rapide. Ce sont les propos tenus le mercredi 26 décembre par le docteur Roger Lucien  Nassemnah, directeur de la région sanitaire N° 5.


Selon le Dr Nassemnah, les affrontements qui ont opposé les forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles ont eu des  conséquences graves sur la santé de la  population. De nombreuses personnes ont quitté leur localité d’origine et sont exposées aux risques de tout genre à savoir  les intempéries et les différentes maladies.


« Avec les données qui sont actuellement à notre disposition, des milliers de personnes sont déplacés. L’évolution de la situation laisse à craindre une dégradation de la situation sanitaire et humanitaire dans les zones sous occupation rebelle », a-t-il déclaré.


La région sanitaire N°5 regroupe les préfectures de la Ouaka, de ma Haute-Kotto, le Bamingui-Bangoran et la Vakaga, toutes des zones  contrôlés par les rebelles depuis deux semaines. Il souhaite que des mesures d’urgence soient prises afin d’apporter une assistance à cette population en détresse. Notamment en mobilisant des équipes mobiles de la région et des préfectures sanitaires sous contrôle rebelle, pour une prise en charge sanitaire et humanitaire des victimes.


« Nous lançons un appel à tous les acteurs sanitaires et humanitaires intervenant dans la région de se mobiliser davantage pour la cause des populations», a lancé le docteur Nassemnah.


Par ailleurs il a demandé aux rebelles de faciliter la circulation des équipes sanitaires et des ONG humanitaires intervenant dans les zones de conflits, aux fins d’apporter l’assistance nécessaire aux personnes affectées par ces événements.


Depuis deux semaines, des dissidents des groupes armés de la Convention des patriotes pour la justice et la paix et de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement, réunis dans l’alliance ‘’Séléka’’ ont déclenché des hostilités dans le nord-est puis le centre du pays. Ils ont conquis jour après jours les villes de Ndélé, Sam-Ouandja, Ouadda, Bamingui, Bria, Mbrés, Ippy et Bambari, entre autres.


 

GRIMARI : LA POPULATION VIT DANS LA TERREUR

 

Grimari, 27 décembre 2012 (RJDH) La population de la ville de Grimari (centre) vit dans la terreur et certaines personnes ont quitté la ville pour se réfugier dans la brousse, espérant ainsi échapper à une éventuelle attaque des rebelles de l’alliance  Séléka.


« Nous sommes dans une ville proche de Bambari qui est actuellement aux mains des rebelles et nous pensons que la prochaine conquête des rebelles sera la ville de Grimari », a témoigné un habitant de cette localité, joint ce jeudi par le RJDH. Plusieurs personnes ont de ce fait quitté la ville.


La même source affirme qu’il n’existe aucune présence militaire dans la ville et l’administration ne fonctionne pas depuis la prise de la ville de Bambari par les rebelles. Cette situation inquiète beaucoup plus la population qui pense être abandonnée par le gouvernement censé la protéger.


« Depuis que la ville de Bambari est sous le contrôle des rebelles, les forces armées centrafricaines ont tout simplement quitté la ville. Même les agents de l’Etat et leur famille ont  pris la direction de Bangui. Il n’y a que le personnel soignant qui, malgré les moyens limités, essaye de s’occuper des malades qui arrivent à l’hôpital », a souligné cette source.

La ville de Grimari est située à 80 kilomètres de Bambari qui est aux mains des rebelles de la coalition Séléka depuis le 19 décembre dernier.


 

BANGUI : FIN DE LA GRÈVE DU PERSONNEL D’APPUI DE L’HÔPITAL COMMUNAUTAIRE

 

 

Bangui, 27 décembre 2012 (RJDH) – Le personnel d’appui et les contractuels de l’hôpital communautaire de Bangui ont suspendu le mouvement de grève, le lundi 24 décembre, à cause des attaques rebelles qui ont créé  l’insécurité qui perdure à l’intérieur du pays.


Le délégué du personnel d’appui et des contractuels,  Sébastien Moussa, a fait savoir que le collectif a décidé de reprendre les activités à cause de l’avancée des rebelles du ‘’Séléka’’, qui a déjà plongé la population de Bangui  dans la psychose. Selon lui, un mauvais accueil  dans les hôpitaux, en cette période de crise, pourrait constituer un danger pour la population.


« Nous avons suspendu la grève parce que le directeur de l’hôpital est souvent avec nous, pour nous consoler. Il se démêle constamment pour notre cause. Nous ne pouvons pas le décevoir et plonger la population dans une situation d’abandon », a souligné Sébastien Moussa.


Il rappelle par ailleurs que les conséquences de la grève observée depuis une semaine, sont visibles  au sein des différents services de l’hôpital ; citant entre autre l’insalubrité. «Depuis la grève, il y a des mauvaises odeurs dans les salles d’accouchement, par exemple, parce que celles-ci sont restées plusieurs jours sans nettoyage, les équipements sont sales, la cour est envahie par de mauvaises herbes », a-t-il indiqué.


Le directeur de l’hôpital communautaire, le général Romain Nguitizia, a exprimé sa satisfaction pour la reprise des activités par les grévistes.


Le personnel d’appui et les contractuels de l’hôpital communautaire de Bangui sont entrés en grève le jeudi 20 décembre pour  revendiquer le paiement de trois mois d’arriéré de salaire et de prime de production.  Les manifestants attribuent ce retard de paiement à la décision gouvernementale de l’unicité des caisses de l’Etat.

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