Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:43

 

 

 

jeunes filles centros-copie-1

Bangui :  deux jours d’enseignement sur six à l’école de Gobongo

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme 18 janvier 2012

Alors que le gouvernement affirme engager la réforme du  système éducatif centrafricain, l’on constate encore des faits indésirables  dans certains établissements primaires de Bangui.

« Je viens à l’école tous les lundis et samedis de 6h à 12h », a confié Stéphane, 11 ans,  élève en classe de CM1 B de l’école Gobongo, interrogé par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), et ce, depuis la rentrée scolaire 2011-2012.

Deux jours d’enseignement par semaine ! Voilà le constat fait dans cet établissement situé dans le 4èmearrondissement de Bangui. Dans cette école où l’on peut compter environ 1494 élèves pour la section garçon B, les heures de cours sont extraordinairement réduites, hypothéquant ainsi la formation des enfants. Même si le directeur de cette section, André Ngaté, affirme que l’établissement dispose de « tous les documents adaptés pour les différents niveaux pour permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement efficace ».

En dehors de cette réduction d’heures d’enseignement, il y a également le phénomène de « jumelage » de classe, faute de d’infrastructures d’accueil, selon André Ngaté. Mais au sein de l’établissement, l’on constat la construction de nouveau bâtiment financés par la Banque mondiale.

« Avec ces nouveau bâtiment nous pourront obtenir les salles supplémentaires afin de plus jumeler les classes »,estime le directeur.

Claude Binguinimi, un  parent d’élèves de ladite école se dit préoccupé par cette situation et affirme ne pas comprendre le phénomène. « Ce n’est pas normal que les enfants ne bénéficient  que de 2 jours d’enseignement par semaine. Avec  ça le programme pédagogique ne peut être respecté et la formation au rabais va toujours continuer », a-t-il souligné.

Selon le chef de la circonscription scolaire de Bangui1, cette réduction d’horaire de cours n’est que temporaire et que les choses redeviendraient normales dès que les travaux de construction des nouveaux bâtiments scolaires s’achèveront.

« Au lieu que les enfants restent à la maison pendant toute la durée des travaux, la circonscription scolaire de Bangui1 a trouvé un palliatif en reversant les enfants  à l’école des filles. C’est une réalité que nous essayons de gère parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives »,a-t-il expliqué. 

Mais cette justification ne convainc pas certains parents. « On ne peut pas attendre que les cours démarrent avant d’entamer des travaux de construction des bâtiments. Ce sont des choses qui doivent se faire pendant les vacances. Les enfants ne rattraperont jamais le temps qu’ils sont en train de perdre », a relevé un parent d’élève qui a requis l’anonymat.

André Ngaté, directeur de l’école Bobongo garçon B reconnais que cette situation a une répercussion sur l’éducation des enfants. « C’est un handicap pour les élèves. Nous avons un programmé élaboré sur (9) neuf mois, mais avec tous ce que nous connaissons, les enfants sont très en retard », a-t-il souligné.

Pour lui, si les parents d’élèves d’avis il faudrait, une fois les travaux finis organiser des séances de rattrapage pour permettre aux enfants de combler ces vides, annonçant que les travaux  devraient terminer à la fin du mois de février. Mais en attendant, la formation des enfants est compromise.

 

Bangui : La consommation d’eau souillée donne des maladies

18 janvier 2012

En cette saison sèche, les ménages de Bangui commencent à connaitre des difficultés d’accès à l’eau potable (reportage RJDH).

Comme toujours, la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) ne parvient pas à satisfaire la population des différents arrondissements de la ville de Bangui en eau courante. Dans les quartiers, nombreux sont les ménages qui se tournent vers l’eau de puits, souvent non traitée. D’ailleurs dans certains quartiers, les propriétaires des puits les ferment pour éviter la pénurie d’eau dans leur propre maison. Mais ces puits sont également le plus souvent souillés et à l’origine de plusieurs maladies.

« La question de l’eau pose problème dans les différents quartiers de Bangui. De même ce problème est à l’origine de plusieurs maladies : la parasitose, la diarrhée, la poliomyélite, la fièvre typhoïde et l’hépatite E », a expliqué Marandé Yabouka, Chef de Section de contrôle de qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire à Bangui dans un entretien avec le RJDH.

« Quand l’eau du puits taris, dit-il, il y’a des maladies diarrhéiques qui peuvent surgir, c’est ce qu’on appelle le perihydrique», a ajouté Aristide Marandé Yabouka.

Conscientes peut-être de cette situation, en dépit des difficultés à avoir de l’eau courante, certaines familles évitent tout de même de consommer l’eau du puits. « Nous avons un puits dans notre concession, mais nos parents nous ont interdit d’en consommer parce que le puits n’est pas et qu’il y a risque d’attraper des microbes », a témoigné Stella, une jeune femme habitant le quartier Benz-vi dans le 5ème arrondissement den Bangui.

Selon Aristide Marandé Yabouka, à défaut d’avoir l’eau courante fournie par la SODECA, les communautés doivent faire bouillir l’eau et y verser des gouttes d’eau de javel avant de la consommer afin d’éviter les différentes infections dues à la consommation d’eau souillée.

Par ailleurs le chef de la section de contrôle de la qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire déplore le manque de matériel qui ne permet pas à son service de bien faire son travail.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec la SODECA et le laboratoire de l’Institut Pasteur pour le contrôle du chlore résiduel. De même, nos techniciens vont sur le terrain pour prodiguer des conseils à la population dans le but de conserver la qualité de l’eau, son utilisation et la propreté des récipients qui servent à contenir l’eau », a-t-il fait remarquer.

« Nos besoins sont très étroit. En cette période de sécheresse où l’eau taris, nous avons besoins des trousses de contrôle de qualité de l’eau et des kits qui nous permettrons de descendre sur terrain, car il y’a un réel problème », a conclu Aristide Marandé Yabouka.

Tout comme l’électricité, l’accès à l’eau potable reste un problème en République Centrafricaine, tant à Bangui la capitale qu’en province.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation