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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 00:48

 

 

 

 

marche-a-betail-de-Bouboui.JPG

 

marché à bétail de Bouboui (PK 45 route de Boali)

 

 

 

marche-a-betail-de-Bouboui-troupeau-boz.JPG

 

cheptel de Francis Bozizé dans un enclos spécial

 

 

 

marche-a-betail-de-Bouboui.-2-betaillereJPG.JPG

 

une des six bétaillères qu'on oblige les bouchers à louer à grands prix

 

 

 

marche-a-betail-de-Bouboui-3.JPG

 

 

 

 

Enquête de Centrafrique-Presse

 

Il y a quelques mois, Bozizé, sur une idée de son fils Francis, avait décrété le transfert du marché à bétails qui se trouvait à Landö (PK 13) à Bouboui au pk 45 sur la route de Boali. Cette décision prise sans concertation aucune avec les travailleurs de la filière n’a jamais rencontré l’agrément des bouchers et des convoyeurs qui se plaignent des mauvaises conditions sécuritaires, hygiéniques, sociales, technique et autres sur le site de Bouboui malgré les fortes pressions exercées par les autorités du pays au plus aut niveau. Certains bouchers étaient obligés de choisir de se rendre plutôt au marché de Ndokpan au PK 22 sur la route de Damara.


Or, d’après des sources fiables, Francis Bozizé a profité de cette situation pour se livrer à son commerce à lui sur le dos des bouchers. Bénéficiant de la complicité du ministre d’origine peulh Youssoufa Yérima Mandjo qui, lui aussi fait autant, ils en font voir de toutes les couleurs aux bouchers et autres convoyeurs. A Bouboui, ces deux compères ont monté un bon marché à eux deux, l’un tirant profit et jouant sur l’autre. Ils possèdent tous les deux un grand nombre de bœufs qu’ils vendent à des prix exorbitants en grande partie sur Brazzaville alors que ce trafic serait officiellement interdit par Bozizé lui-même.


Rien qu’à Bouboui,  Francis Bozizé à lui seul peut obtenir de ses convoyeurs spéciaux près de 300 bœufs hebdomadairement. Ces bœufs sont gérés par un certain Yourane Issoufou. Une fois arrivés à Bouboui, son bétail est parqué dans un enclos spécialement réservé au prince afin de mieux organiser ensuite leur évacuation, le temps de trouver des clients.


Cependant, les bouchers eux, se plaignent du prix et des mauvaises conditions des transactions commerciales. Pour l’un d’eux, un bœuf qui coûte 150.000 ou 200.000 F CFA à Ndokpan se vend à 350.000 F CFA à Bouboui. De ce fait, les bouchers optent désormais pour le marché qui leur paraît plus avantageux, celui de Ndokpan. Mais évidemment, cela ne rencontre pas l’agrément des deux ministres qui n’y trouvent pas leurs comptes.


Dès lors, pour un marché qualifié d’illégal, des mesures militaires sont déployées pour empêcher les bouchers d’aller à Ndokpan. Francis Bozizé fait surveiller le marché de Ndokpan par une vingtaine d’éléments de la garde présidentielle qui se relèvent au quotidien afin de forcer la main aux bouchers de jouer son jeu. Au bord du fleuve M’Poko, un trafic clandestin de bœufs s’effectue également sous la protection de quelques éléments des FACA payés par leur patron, Francis Bozizé. Ces bœufs sont acheminés par voie fluviale vers Brazzaville pour y être vendus à prix d’or.


On comprend donc que les fréquentes pénuries de viande de bœufs sont en réalité orchestrées de toute pièces par les ministres Francis Bozizé et le ministre délégué à l’élevage Youssoufa Yérima Mandjo qui y tirent profit. Ça ne saute pas à l’œil que même si Mandjo n’est pas très apprécié de son entourage, surtout avec des gens avec qui il est censé travailler, il garde toujours son poste étant protégé par le fils du président.

 

C’est quand même malheureux qu’au lieu d’aménager les conditions sur leur site de prédilection pour pouvoir arnaquer les pauvres gens, ces deux lascars se contentent juste de se gaver d’argent et de se passer d’autres préoccupations pourtant majeures. Et c’est la population qui, malgré ses maigres revenus, n’arrive pas à se procurer de la viande à prix raisonnables à cause de ces ministres commerçants et spéculateurs qui se sont trompés de vocation. C’est tellement juteux qu’on s’explique sans jamais l’accepter, pourquoi ils tiennent plus que tout à demeurer ad vitam aeternam au pouvoir. Est-il tolérable que ces deux ministres commeçants de bétail continuent de demeurer dans le gouvernement de la République ?


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie