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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:32

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

Déclaration au terme d’une mission du FMI en République Centrafricaine

Bangui 18/07/2011) (ACAP)  -Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par M. Norbert Toé a séjourné en République Centrafricaine du 30 juin au 13 juillet 2011 afin de passer en revue l’évolution récente de la situation économique et de mener des entretiens sur un programme à moyen terme pouvant s’appuyer sur un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)

 La mission a rencontré le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, Laurent Ngon Baba, le ministre d’Etat chargé du Plan et de l’Economie, Sylvain Maliko, le Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), M. Camille Kéléfio, d’autres responsables du gouvernement et de la BEAC, ainsi que des représentants des organisations de la Société Civile, du secteur privé et de la Communauté des bailleurs de fonds.

Au terme de la visite, M. Toé a rendu publique la déclaration suivante :

 « Après le ralentissement enregistré en 2009, l’activité économique s’est redressé en 2010, grâce en partie à un rebond de la production agricole. Selon les estimations, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel s’est située à 3,3%, contre 1,7% en 2009.

L’inflation moyenne, qui en 2009 se chiffrait à 3,5%, est redescendue à 1,5% en 2010, grâce à l’augmentation de la production alimentaire nationale.

En dépit d’une reprise des exportations des forestiers et de diamants, le solde des transactions courantes s’est affaibli, du fait d’une détérioration des termes de l’échange, elle-même imputable à la montée des cours internationaux du pétrole. Le relâchement du contrôle de l’exécution budgétaire, attribuable à la durée prolongée du processus électoral, a entrainé d’importants dérapages budgétaires qui se sont soldés par une accumulation d’arriérés de paiement intérieurs et extérieurs.

Les autorités ont reconnu la gravité de ces dérapages et se sont engagées à prendre des mesures correctives immédiates, dont la mise en place d’un comité de gestion opérationnelle des liquidités, la stricte adhésion aux procédure des dépenses établies, avec notamment l’utilisation performante du système informatisé d’appui à la gestion des finances publiques (Gesco), la documentation exhaustive de toutes les dépenses extrabudgétaires et le renforcement du suivi de la situation macroéconomique et des réformes structurelles.

Les autorités entendent par ailleurs convoquer des états généraux des finances publiques, qui permettront de recommander des mesures additionnelles pour redresser le cap de l’exécution budgétaire, conformément au programme de réformes des finances publiques à moyen terme approuvé par le gouvernement en juillet 2010 et soutenu par les principaux bailleurs de fonds.

Selon les progrès enregistrés dans la mise en application des mesures correctives, une équipe du FMI pourrait séjourner à Bangui afin de poursuivre les discussions sur un nouveau programme appuyé par la FEC. Cette visite pourrait coïncider avec les consultations de 2010 au titre de l’article IV, à la fin 2011

Vendredi 15 Juillet 2011

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

NDLR : Le FMI est venu constater l’étendue des dégâts que les autorités avouent au demeurant mais imputent au processus électoral qui aurait traîné en longueur. Qui a retardé ce processus si ce n’est Bozizé lui-même. La reconnaissance par les autorités de Bangui de ces graves dérapages est aussi un aveu d’échec de la gestion personnelle par Bozizé des finances publiques. Depuis des années, chose existant nulle part au monde, il préside en effet lui-même les comités de trésorerie, contrôle les entrées d’argent au trésor et ordonne seul les moindres dépenses de l’Etat. Dès lors, s’il y a « graves dérapages » c’est évidemment Bozizé seul qui en est responsable et doit en rendre compte. Ainsi, la tenue annoncée des états-généraux des finances est une façon de se défausser sur les agents du bloc finances qui ne sont en rien concernés par les nombreuses ponctions et sorties intempestives d’argent du trésor dont seul Bozizé et son clan connaissent les raisons.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie