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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:23

 

 

 

 

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Bangui, 7 août 2012 (RJDH) – Sur les 552 détenus de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, libérés le  jeudi 2 août par des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces armées centrafricaines, 76 ont choisi de regagner de leur plein gré le centre carcéral.

« Parmi les 76 détenus qui  ont regagné la prison, certains avaient déjà été condamnées,  d’autres attendent leur jugement. La plupart des condamnés sont des soldats et des hauts gradés qui ont été jugés par le tribunal militaire. Ces détenus qui sont revenus d’eux-mêmes ont fait preuve de civisme », a commenté Léonard Mbélé, régisseur de la maison d’arrêt de Ngaragba.

Un détenu revenu volontairement à la maison d’arrêt située dans le 7ème arrondissement de Bangui précise les raisons de son retour.  « Je suis revenu car j’ai été arrêté le 16 juillet 2010 dans  l’affaire de l’incendie du super marché  Rayan. Depuis qu’on m’a arrêté, je n’ai pas encore été auditionné par un juge. J’ai souhaité revenir ici pour comprendre le but de mon arrestation », a précisé Francisco Wilibona, un des détenus interrogés par le RJDH.

Le régisseur de la maison d’arrêt de Ngaragba a précisé que les jeunes manifestants ont défoncé la porte de la maison d’arrêt, aux environs de 13 heures, le jeudi 2 août.

Il  en appelle à la conscience des autres détenus pour rentrer au centre de détention. Dépassé un délai de trois jours, un avis d’évasion sera établi pour se mettre à la poursuite des détenus en cavale.

 

NDLR : Il y a lieu de bien préciser que ce n’est pas sur concours qu’on recrute dans l’armée nationale. Ce qui s’est passé est un véritable scandale car Francis Bozizé et son équipe d’escroc du ministère de la défense ont racketté des jeunes centrafricains qui ont dû se saigner dans l’espoir d’être incorporer dans les FACA. Nulle part au monde sauf en RCA de Bozizé, on doit d’abord payer pour entrer dans l’armée de son pays.

La situation de la maison d’arrêt de Ngaragba permet de rappeler le caractère particulièrement inique des cas des personnes arbitrairement arrêtées et qui continuent de croupir tout aussi abusivement en prison comme ce Francisco Wilibona et Mme Balembi à la prison des femmes de Bimbo, en dépit de l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bangui. Maintenant que l’ex-demi-dieu Findiro est en disgrâce, il y a lieu de reconsidérer les cas de ces personnes pour qu’elles retrouvent la liberté. C’est un scandale qu’elles soient toujours en prison… !

 

 

 

 

 

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