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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 02:23

 

 

 

 

deux-disparus.JPG

ex-aide de camp de Charles Massi              ex-collaborateur de Ndoutingaï au ministère des Finances

 

 

 

Excellence Monsieur le président de la République, garant de l’intégrité territoriale et du respect de la constitution, comme vous avez prêté  serment conformément  au titre III article 25 alinéa 4 de la constitution du 27 Décembre 2004 qui dispose: Lors de son entrée en fonction, debout, découvert, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée, le Président de la République prête le serment ci-après devant la Cour Constitutionnelle siégeant en audience solennelle :


« JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LEBIEN–ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERET NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ».

 

Ladite constitution prône la valeur humaine, les droits de l’Homme dans son préambule:

Le Peuple Centrafricain,


Résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, garantissant la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, les minorités et le plein exercice des libertés et droits fondamentaux,

 

Animé par le souci d'assurer à l'Homme sa dignité dans le respect du principe de " ZOKWE ZO " énoncé par le Père fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy BOGANDA,

 

Convaincu qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit,

 

Réaffirme son adhésion à la Charte de l'Organisation des Nations Unies, à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948, aux Pactes Internationaux du 16 décembre 1966 relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels d'une part et aux droits civils et politiques d'autre part,


Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples du 27 juin 1981,


Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celle relative à l'interdiction de toute forme de discrimination à l'égard des femmes ainsi que celle relative à la protection des droits de l'enfant.

 

Nous le collectif avons le regret, la désolation de vous informer de ces manquements exécrables du respect de l’adhésion, l’attachement du Peuple Centrafricain aux chartes relatives aux Droits de l’Homme cité ci-haut qui se traduit par l’enlèvement, la séquestration de M. SERGE VENANT MAGNA citoyen Centrafricain et cadre au Ministère des Finances, M ABDEL KANI DJIME,

 

Cet enlèvement constitue une atteinte grave à l’encontre de la constitution Centrafricaine et du peuple Centrafricain dont la violation des articles ci-dessous :


Article.1er : La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.


Article.3 : Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être  porté atteinte à ces droits qu’en  application d’une loi.


Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Tout individu, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes, sera puni conformément à la loi.

 

Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent  jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Le délai légal de détention doit être respecté.

 

Nul ne peut être condamné si ce n’est qu’en vertu d’une loi entrée en vigueur avant l’acte commis.

 

Les droits de la défense s’exercent librement devant toutes les juridictions et administrations de la République.

 

Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner et soigner par un médecin de son choix.

 

Article4 : La liberté de la personne est inviolable.

 

Article17 : Tout individu victime de violation des dispositions des articles 1er à 15 du présent titre a droit à réparation.

Toute personne habitant le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, la Constitution, les lois et règlements de la République.

 

Les dispositions de l’article 1er, 3 et 4 du Citoyen SERGE VENANT MAGNA,  ABDEL KANI DJIME  ont été violé, conformément à l’article 17 alinéa 1 de la constitution, il a droit à réparation.

 

Excellence  M. le président,  grande est notre surprise de constater que ces violations exaspérante des Droits de l’Homme et de la constitution se font à votre su,  de fois par votre progéniture sans aucune réaction probante  de votre part. Le cas SERGE VENANT MAGNA vient s’ajouter à une longue liste dont le cas affaire RAYAN Maitre SYMPHORIEN BALEMBI contraint à l’exil pour sauver sa peau, les jeunes SAMBO torturés,  manqué  l’ensevelissement vivant de justesse par un de vos rejetons TEDDY GBENEGAÏNA alias TEDDY BOZIZE.


Excellence devons-nous vous rappeler que vous êtes le père des Centrafricains jusqu’en 2016 et que la priorité c’est le peuple Centrafricain et non la famille BOZIZE, et que la RCA n’est pas un butin de guerre des libérateurs !


Excellence nous vous exhortons  s’il ya de la place pour la patrie en vous d’user de votre influence afin que M. SERGE VENANT MAGNA recouvre la liberté et ait un procès équitable s’il ya des chefs d’accusation contre lui comme prévoit la Constitution en son article 3 alinéa 3.


Si Monsieur MAGNA a été assassiné, que sa dépouille soit restituée à sa famille pour obsèques digne d’un être humain, et nous demandons qu’une enquête soit ouverte dans un bref délai pour élucider les circonstances de son enlèvement et  meurtre.


Passer ce délai, le peuple Centrafricain, la communauté Internationale, la ligue des Droits de l’Homme, Amnistie International, Human Right Watch, l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne, le  BINUCA, la presse Nationale et Internationale sauront que  la récréation n’est pas encore terminer comme vous avez mentionné lors de votre investiture en 2011 et que nous sommes à l’air de l’impunité totale et des violations flagrante des Droits de l’homme.


Excellence Monsieur le président, veuillez agréer, l’expression de notre sincère désolation.

 

QUE DIEU BENISSE LA RCA

 

 

 

                                                               Fait à Dakar, 26 Novembre  2012

 

                                                             Le Coordonnateur General Adjoint

 

 


                                                                        Kenny ZOUNGARANI 

               .                            .

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