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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:12

 

 

Ouamba-Patas.JPG

 

 

Au “Tandem Bozizé-Tiangaye”, faut-il le rappeler, et ce, à raison que la paix, la sécurité et l’ordre public sur toute l’étendue du territoire ne sont pas les seuls objectifs de leur cohabitation. C’est urgent, la paix ! C’est nécessaire la sécurité ! Enfin, c’est inexorable l’ordre public ! Ils le défendent ici. Ils l’argumentent là-bas. Même, ils éblouissent l’équilibre de la pensée politique et économique avec ces mots creux – concept-valise – utilisés pour étouffer ou réduire à néant la réalité réelle. Et la réalité réelle. Où est-elle ? Ils sont nombreux à poser cette question. Pourtant, elle est si proche d’eux. Elle est parlante et significative. Mais ils ne l’entendent point ou mieux encore refusent de l’écouter. Et elle sombre. Avec elle, la Centrafrique est en dérive.


Oui la Centrafrique est en dérive. Cette réalité réelle c’est le système éducatif en Centrafrique. Cette réalité réelle, c’est l’Université de Bangui qui meurt. Et l’on ignore que la paix, la sécurité et l’ordre public dépendent de l’éducation des citoyens. Des citoyens bien éduqués et instruits connaissent la valeur de la paix, l’ordre public et la sécurité. C’est dire, le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ ne devrait pas s’investir exclusivement que dans la politique de la paix, la sécurité et l’ordre public. Pourquoi ? Parce que ces trois  impératifs à eux seuls ne suffisent pas pour rasséréner. Et, c’est là où la réalité réelle devient importante.


La crise centrafricaine n’est pas que politico-militaire. Elle est aussi une crise du système éducatif. Elle est encore, pour dire mieux, la crise de l’Université de Bangui. La rigueur scientifique à disparu au sein de cette institution. Les enseignants traversent une crise de la pensée sur fond de mépris pour l’éthique de la profession. La politique de Recherche & Développement est inexistante. Et l’Université de Bangui n’est pas compétitive an niveau international, et même parfois dit-on, par rapport aux autres Universités de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.


L’ironie du sort, les professeurs de l’Université de Bangui ne sont connus que dans cette ville et dans la sous-région. Au plan international ils sont introuvables.  Au regard de cette réalité réelle, il appartient au ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ d’y remédier.  La paix perpétuelle, la sécurité permanente et le véritable ordre public s’obtiennent que par une  bonne éducation ; l’Université un vivier de savoir et de connaissance prend place dans la société comme vecteur de Recherches & Développement. Cela dit, le système éducatif de la Centrafrique doit connaître une réforme. L’Université de Bangui doit innover en modifiant ses statuts. Il serait raisonnable qu’elle s’adapte à la globalisation. Elle doit  écarter la politique exclusive d’ ‘‘Africanisation du droit des affaires’’.


C’est une  grosse erreur pour l’Université de Bangui d’enseigner le droit communautaire africain des affaires, alors que la Centrafrique n’a pas encore son propre droit des affaires. Ce sont des pistes que le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ devrait explorer pour mettre en valeur la Recherche & Développement au service de l’économie. Aussi, les différents départements qui composent l’Université de Bangui doivent être autonomes. Les critères de recrutement des maîtres de conférences et professeurs doivent être basés sur la compétence. Et les candidats centrafricains doivent être privilégiés et encouragés à intégrer le corps d’enseignants. Au surplus, le gouvernement ne doit pas hésiter à doter le système éducatif centrafricain et notamment l’Université de Bangui des moyens nécessaires et appropriés pour mener des recherches. Si la Grande-Bretagne est forte aujourd’hui, c’est parce que ses Universités sont en pointe dans l’innovation. Si le Japon est si développé c’est parce que son système éducatif et Universitaire a privilégié les Recherche & Développement.


Et les Etats-Unis d’Amérique doivent être cités comme l’exemple parfait de l’apport incontournable et nécessaire des Recherche & Développement dans tous les domaines. La Centrafrique doit s’inspirer de ces pays pour asseoir sa politique de réforme du système éducatif et de la refonte des statuts de l’Université de Bangui. La Démocratie et la prospérité sont ici. La paix, la sécurité, et l’ordre public résident dans la mise œuvre de cette proposition. Le tout sécuritaire risque de mener à  l’échec et la confusion. Le démocrate ne le souhaite pas.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).          

 

 

It is true that Central African Republic through its National Unity Government has to-day as first priority – implementation of Law and Order – peace and security – over all its territory. This policy is understandable to those observing the state of this country and reflecting on political crises it continues to endure. But, the main political question is that: “Can this Government succeed in this scope without taking in account the case of Education, Research & Development”? Analysing the Government’s intent, it appears that Education, Research & Development are not in its political map. To be clear and relevant on this issue – permanent peace and coherent security imply from citizen: good education, excellent training and better civics. Law and Order could be well understood only through education. The Department of Education is poor with infrastructure.

 

The consequences of this fact are: teachers and  professors cannot do their best in teachings. The lack or non-existence of Research & Development. University of Bangui is underequipped. It is difficult in this situation to compete with other Universities in the world and in the Economic and Monetary Community in Central Africa. University of Bangui and the Department of Education should be adapted to the process of globalization not only to “africanization”.  It depends on “The Tandem Bozize-Tiangaye” to revamp this situation.  It means that these sectors need deep reforms in order to participate in the transformation of Central African Republic. Peace and security, now: it is right. Law and Order, now: it is right. But, it is not enough to secure this country. University of Bangui and the Department of Education must be privileged by the National Unity Government. United Kingdom is so powerful and wealthy to-day because of its Universities and Research & Development. Japan is so strong economically because of its Universities and Research & Development. United States of America here can be quoted as a perfect example Universities and Research & Development play in the process of progress.

 

Central African Republic should experiment these practices in order to give opportunities to professors, engineers, scientists, lawyers, chemists, physicians, physicists, traders, journalists, entrepreneurs...  evolving  the economic fabric through small and medium sized enterprises. It is to mention beyond this assertive that, the political crisis this country faced, is not only military, but at first that of the crisis of education system. It is also a crisis of University of Bangui. Crisis in the way of thinking. Crisis of ethic among elites. In this regard, the Department of Education and the University of Bangui must be in the core of the National Unity Government policy. The effective solution of the series of crisis, Central African Republic is shrouded resides also in the transformation of its education system. University of Bangui should rethink its philosophical way to recruit lecturers and professors. Competence must be the criterion to recruit and Central African encouraged to integrate the professorial corps.    

 

Each department must be self-governing. Academic freedom should be prevailed. It is clear to-day that University of Bangui and the Department of Education deserve more attention from “The Tandem Bozize-Tiangaye”. To reach prosperity, growth, economic stability Central African Republic is obliged to give significant support – financial, material and political – to the Department of Education and the University of Bangui. Both are in serious crisis. Something must be done to fix this calamity. And this calamity has become a breeding ground for “The tandem Bozize-Tiangaye” to value their love and interest to this country by bringing appropriate solutions. The future of Central African Republic is to be found in Education, Research & Development. The better way to establish permanent and perpetual Peace and Security, Law and Order in Central African Republican is to reform Education and to revamp the status of the University of Bangui. Democracy and prosperity are here.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion