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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 15:42

 

 

-Joseph KABILA

 

 

KINSHASA - AFP / 25 mars 2011 15h24 - La République démocratique du Congo a décidé de rappeler son ambassadeur à Brazzaville, une décision liée à l'attaque du 27 février contre la résidence du chef de l'Etat à Kinshasa, a-t-on appris vendredi auprès du ministère des Affaires étrangères.

La RDC "a décidé de rappeler avec effet immédiat son ambassadeur accrédité à Brazzaville", indique sans autre explication un communiqué du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa.

"Cela est lié aux évènements du 27 février. Il y a un lien entre les assaillants et (le général Faustin) Munene et Ondjani Mangbana », deux congolais de RDC détenus au Congo-Brazzaville, qui refuse de les extrader, a précisé une source au ministère des Affaires étrangères, sous couvert d'anonymat.

Plusieurs dizaines d'assaillants avaient tenté d'attaquer le 27 février dernier la résidence du président congolais Joseph Kabila et un camp militaire à Kinshasa. Onze assaillants et huit soldats avaient été tués, et plus d'une centaine de personnes arrêtés.

Le général Faustin Munene, accusé notamment par la RDC de "tentative de coup d'Etat" en novembre 2010 dans la province du Bandundu (ouest), a été arrêté mi-janvier au Congo, à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo-Brazzaville.

Il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité début mars par un tribunal militaire de RDC.

Détenu depuis mai 2010 au Congo voisin, Ondjani Mangbama est lui accusé d'avoir mené une insurrection fin 2009 dans le nord-ouest de la RDC, qui a notamment provoqué la fuite de 115.000 personnes vers l'extrême nord du Congo-Brazzaville, où elles sont toujours installées.

Le Congo "n'a pas la volonté de collaborer avec nous pour pacifier la région, en mettant à notre disposition ces gens", a ajouté la source au ministère des Affaires étrangères à Kinshasa.

"Il y a des réponses que nous attendons (de la part du Congo), qui tardent à venir. Ce sont des questions générales liées aux conditions de sécurité" aux frontières, par rapport aux événements du 27 février, a précisé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

L'attaque armée contre la résidence présidentielle et un camp militaire était "l'oeuvre d'insurgés venus de l'extérieur, auxquels se sont joints quelques complices se trouvant à Kinshasa", avaient indiqué un porte-parole de la police début mars, sans citer de pays.

"Des commanditaires aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'étranger sont cités" par les personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête, avait également déclaré le 1er mars M. Mende, sans non plus désigner de pays.

La RDC et le Congo partagent environ 1.500 km de frontière. Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus rapprochées au monde, séparées par le fleuve Congo.

(©)

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