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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 02:27

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

Bangui, 1er mars (C.A.P) – Le Directeur de la sécurité du président Ange-Félix Patassé, Armel Ningatoloum Sayo  a été arrêté par la gendarmerie nationale ce 28 février aux environs de 19 h 45 mn (heure locale) à Bangui alors qu’il circulait en pleine ville sur l’avenue du Dr Conjugo en compagnie d’un soldat des Forces multinationales de l’Afrique centrale (FOMAC) qui a également été arrêté.

On ignore les raisons de ces arrestations auxquelles le régime de Bozizé procède à tour de bras ces temps derniers mais toujours est-il que les deux interpelés ont été conduits à la section d’enquête de la gendarmerie nationale et selon l’entourage d’Armel Sayo et du président Patassé, le Procureur de la République Firmin Feindiro aurait été saisi ainsi que le ministre de la sécurité publique. Toujours selon nos sources, le colonel commandant la FOMAC se serait rendu à la gendarmerie pour s’enquérir de la situation.

On ne peut s’empêcher de faire un lien entre ces arrestations et la descente musclée qu’avait effectuée la police dans la nuit du 18 au 19 dernier à 02 heures du matin, au siège de la Coordination nationale des Comités de soutien du candidat Ange Félix Patassé où elle avait procédé à d’infructueuses fouilles à l’issue desquelles cinq militants trouvés sur les lieux avaient néanmoins été embarquées pour une destination inconnue selon le communiqué du porte-parole du président Patassé. La police était dit-on à la recherche d’armes de guerre.  On ignore d’ailleurs jusqu’à présent le sort des personnes.

Après la mascarade électorale du 23 janvier dernier qui a débouché sur un véritable hold-up, le pouvoir de Bozizé est très nerveux et en profond désarroi en raison du refus de ses adversaires de l’opposition de reconnaître les résultats frauduleux des élections proclamés sans la moindre enquête sur le contentieux électoral, en dépit des nombreux recours en annulation introduits auprès de la Cour constitutionnelle par les candidats de l’opposition. Ces derniers qui exigent l’annulation de ces élections font l’objet de nombreuses tracasseries et vivent actuellement à Bangui comme dans une prison à ciel ouvert. C’est sans doute dans ce contexte qu’il faut comprendre la chasse aux sorcières qu développe les forces de sécurité du régime de Bozizé actuellement.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique