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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 01:27

 

 

 

 

Papy-Bozize.JPG



A peine a-t-il mis pied à Bouar où son père l’a muté parce que ne voulant plus le voir continuer à diriger la tristement célèbre Section Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale, en réalité la police politique du régime bozizéen où avec la complicité de l’ex-demi-dieu Firmin Findiro, Papy Bozizé a sévi et s’est enrichi pendant longtemps sur le dos de plusieurs citoyens surtout musulmans, à qui il n’avait de cesse d’extorquer de fortes sommes d’argent avant toute remise en liberté.


Depuis qu’il vient de débarquer en septembre dernier à Bouar, son papa n’étant pas content de son échec à l’issue de sa formation à Tours en France, on enregistre déjà un concert de nombreuses réactions de mécontentement et de colère de la part des populations de cette ville, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Fils de son président de père, le commandant Papy Bozizé se prend pour un véritable gouverneur du coin, "premier douanier" de la ville.


C’est à croire que tous les services de l’état de cette ville sont désormais placés sous sa responsabilité. Il y fait de régulières descentes, en particulier là où il y a des rentrées d’argent comme au trésor, aux impôts, et surtout à la douane, pour y effectuer des contrôles, vérifier les documents de recettes et autres à tel point que les agents de l’état et autres fonctionnaires de ces services ne peuvent plus supporter cet encombrant rejeton présidentiel.


Du coup, les commerçants de la ville et même des localités environnantes comme Baoro Bossemptélé voire Yaloké, ne veulent plus faire venir les marchandises car il faut dorénavant compter sur les tracasseries de Papy Bozizé. C’est avec des taxis-motos que quelques-uns font venir un peu de denrées de première nécessité mais évidemment pas en assez grande quantité. Les gens finissent par se demander si ce n’est pas son père qui l’a envoyé exprès pour les enquiquiner.


L’inquiétude de la population de Bouar porte également sur le fait que c’est dans cette ville de Bouar que devraient avoir lieu les prochaines festivités du 1er décembre 2012, jour de fête nationale.  Est-ce dans ces conditions et avec les abus de ce Papy Bozizé que les citoyens vont pouvoir passer ce rendez-vous national  ?

La rédaction

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