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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:53


Bozizé en Chine

 

Suite à l’accident d’hélicoptère auquel il vient d’échapper le 22 décembre dernier aux environs de Ndjoh, un petit village près de Bossangoa chef lieu de la préfecture de l’Ouham, il fallait s’attendre de la part de Bozizé qui se dit par ailleurs pasteur de l’Eglise du Christianisme céleste, qu’il fasse un lien et donne une interprétation métaphysique et irrationnelle à l’événement. C’est ainsi que sans doute de concert et en accord avec son gourou, un citoyen béninois, Bozizé a décidé de se rendre à Cotonou au Bénin afin d'aller marcher pieds nus au bord de la mer pour des cérémonies de purification rituelle afin d’exorciser les démons qui ont failli faire crasher son hélicoptère avec lui-même à bord.

Il faut dire que depuis quelque temps, Bozizé semble être poursuivi par le mauvais œil ou lune certaine poisse. Déjà à Copenhague à la fin du sommet sur le climat, outre les mauvaises conditions météorologiques du moment, des problèmes techniques sur l’appareil ont cloué au sol plusieurs heures durant l’avion qu’il avait affrété pour se rendre dans la capitale danoise, retardant ainsi considérablement le retour du président centrafricain sur Paris puis Bangui.

Récemment encore, alors qu’il était attendu depuis 7 heures 30 à Obo pour la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation, c’est aux environs de 14 heures que son hélicoptère, s’est pointé dans le ciel de la ville après avoir eu à surmonter de nombreux ennuis techniques.

Contrairement au communiqué au contenu très rassurant publié par son fils et non moins ministre délégué à la défense, Bozizé a échappé à un vrai crash d’hélicoptère. Qu’un président de la République soit obligé de marcher à pieds des kilomètres des heures durant sous un soleil de plomb dans la jungle centrafricaine avec juste un ou deux gardes du corps à ses côtés avant de rejoindre un petit village, suite à un atterrissage d’urgence de son aéronef n’est pas chose ordinaire et de surcroît dans une zone infestée de « zarguinas » ou coupeurs de route et hommes armés de toutes sortes, on pouvait craindre le pire pour lui et cela a tout lieu de donner des sueurs froides à ses services de sécurité comme ce fut le cas.

On ne voit pas bien dans quel intérêt ni dans quel but son entourage a cherché à minimiser la gravité de l’événement qui aurait pu constituer une tragédie et plonger toute la République centrafricaine dans le deuil.       

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique