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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:26




NDLR : Nous commençons avec cet article, la publication en plusieurs parties d’une longue réflexion que nous avons reçue d’un de nos fidèles lecteurs que le retour au pays de l’ex président Patassé a inspiré et qui a tenu à partager son opinion.  

 

Avec le retour de Patassé au bercail, beaucoup sont ceux qui sèment la confusion en tentant de faire croire à l’opinion que la seule présence au pays de l’ancien président doit ouvrir à nouveau le débat sur le parti MLPC. C’est ignorer qu’entre temps, une décision de justice a été rendue sur  la question de savoir quels sont dirigeants actuels et qui doit dorénavant parler au nom de ce parti. S’il est vrai qu’avant de mettre fin à son exil togolais, Patassé avait fait des déclarations rejetant les sanctions prises à son encontre par les différentes assises du MLPC pendant son absence y compris celle de juin 2009 qui a investi Martin Ziguélé comme unique candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2010, il n’est pas moins vrai qu’il se doit de se soumettre aux décisions judiciaires, sauf à vouloir introduire la chienlit sur l’échiquier politique national en se faisant complice de Bozizé pour ce faire.

Le moins qu’on puisse dire est que la responsabilité de Patassé dans l’atomisation du MLPC est particulièrement engagée. Ce parti de masse il est vrai, a assuré de manière déterminante ses différentes victoires politiques depuis 1993 jusqu’à son renversement en mars 2003. Sur l’échiquier politique centrafricain, le MLPC est particulièrement redouté lors des compétitions électorales par les candidats de tous les autres partis qui ont déjà eu à prendre part aux diverses élections de la dernière décennie tels que le RDC du général André Kolingba, le FPP du défunt Pr Abel Goumba ou le MDD du défunt président David Dacko.

Mais il faut également souligner que dès qu’il a accédé au pouvoir en 1993, Patassé et ses camarades se sont révélés être de piètres dirigeants dans la gestion de l’appareil d’Etat et des affaires publiques du pays. Le MLPC est devenu au fil des années l’ombre de lui-même à telle enseigne que lorsqu’il a été éjecté du pouvoir le 15 mars 2003 par les colonnes hétéroclites tchado-centrafricaines de la rébellion du général Bozizé à l’issue d’un vaste complot international, beaucoup, y compris dans les propres rangs du MLPC, ont conclu que c’était un coup de grâce logique venu sanctionner la mauvaise gouvernance des années durant, de différents gouvernements Patassé, faite de divers errements, de corruption et autres trafics en tout genre, de scandales financiers impliquant plusieurs personnalités dans son proche entourage même. Tout cela a porté un rude coup au prestige du MLPC et à l’image de marque de Patassé aux yeux des Centrafricains et du monde entier. On se demande bien de quelle popularité continue encore de se targuer aujourd’hui Patassé qui feint d’oublier tous les scandales et autres sales affaires qui nt émaillé son pouvoir.   

Dès sa chute en 2003 et à peine avait il posé les pieds à Lomé pour entamer son second exil que c’est du sein de son parti et dans la bouche de ses camarades et compagnons que sont venues les critiques les plus acerbes contre son leadership et sa gestion du pays. C’est à peine si certains ne se réjouissaient pas de sa perte du pouvoir. Il s’en est donc allé à Lomé laissant derrière lui un parti en lambeaux et profondément divisé en plusieurs factions.

Puis, depuis le Togo, au lieu d’œuvrer au recollage des morceaux et au rassemblement, il s’est plutôt méthodiquement employé à diviser, à opposer les uns contre les autres, à rejeter et à exclure parmi ses camarades et collaborateurs proches, tant ceux restés au pays qu’exilés ça et là dans le monde. Se croyant toujours au pouvoir, il a multiplié la signature de ridicules décrets et décisions qui sont plutôt autant de preuves de son affaiblissement.  Son  entourage de Lomé avec ses derniers collaborateurs lors du coup d’Etat du 15 mars, s’est au fil du temps réduit en véritable peau de chagrin. Seul son dernier ministre des affaires étrangères, le très incompétent et prétentieux Martial Béti Marace qui, ne sachant où aller, est demeuré avec lui jusqu’au bout tout en étant réduit à sa plus simple expression.

 Ce sont les débris de ce MLPC que Martin Ziguélé et ses actuels camarades ont eu le grand mérite de ramasser à la petite cuillère après le triste et désastreux bilan de Patassé et entrepris depuis, de réhabiliter au prix de beaucoup d’abnégation et de sacrifices. Conscient que le résultat de ce travail de reconstruction du MLPC - dont la première étape de réussite a été la décision de reconnaissance rendue par la justice en faveur du bureau politique présidé par Martin Ziguélé, traîné au tribunal par l’aile de Luc Apollinaire Dondon Konamabaye - Patassé, toujours excellent dans l’art de diviser, a cru devoir lever le lièvre du faux débat stérile sur la question de savoir qui est le véritable fondateur du MLPC. ./.. (à suivre…)


Tiburce Konamna (quartier Fouh Bangui)

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