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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:09

 

 

 

 Amnesty International logo

 

Bangui, 23 mai 2012 (C.A.P) – Au même moment où paraît le rapport annuel d’Amnesty International dans lequel le régime de Bozizé est encore pointé du doigt quant aux violations des droits de l’homme, une délégation de la célèbre ONG de défense des droits de l’homme conduite par M. Godfrey Byaruhunga effectue une visite de travail en RCA jusqu’au 17 juin 2012. L’ONG a ciblé l’extrême Est (Obo) et le Nord (Ndélé et Birao) de la RCA afin d’enquêter sur la situation des réfugiés, des personnes déplacées et des droits de l’homme.

Amnesty International envisage également de s’entretenir entre autre avec le Médiateur de la République et de s’informer et faire le point sur les allégations sur les exactions contre les populations de l’arrière-pays souvent attribuées aux forces de défense et de sécurité. M. Godfrey Byaruhunga souhaite que prenne rapidement fin le conflit armé en Centrafrique.   

 

 

Amnesty International et la RCA : " la population victime d'atteintes généralisées aux droits humains"

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Mai 2012 07:28

« La République centrafricaine est toujours en proie à un conflit impliquant de nombreux groupes armés et la situation des droits humains reste très préoccupante. La population est victime d’atteintes aux droits humains généralisées – homicides illégaux, enlèvements, actes de torture et violences sexuelles (y compris viols) notamment.

C’est ainsi qu’on peut résumer le constat de Amnesty International fait sur la RCA. Près de 3 pages sont consacrées à la Centrafrique dans son rapport 2012 rendu public ce jeudi 24 mai 2012.

Le rapport note que des groupes armés ont perpétré en toute impunité des exactions à l’encontre de la population civile dans une grande partie des zones au conflit. Des civils ont été tués ou blessés, des femmes et des jeunes filles violées, et des maisons, des réserves de nourriture et des commerces pillés et détruits.

En raison du niveau d’insécurité, il était difficile pour les organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, de recueillir des informations sur ces exactions. Le rapport mentionne que l’APRD (Alliance des patriotes pour la restauration de la démocratie – mouvement déclaré dissoute récemment) avait exécuté 5 personnes déclarées coupables de sorcellerie par des tribunaux populaires gérés par le groupe armé.

Mention est faite également des accusations de viols, meurtres, pillages et extorsion de fonds portées contre la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans le nord-est de la RCA. En septembre, des combattants de la CPJP ont tué 7 personnes parmi lesquelles un représentant de l’Etat à Bria.

Amnesty fait mention par ailleurs d’une centaine d’attaques perpétrées par la LRA (Armée de résistance du seigneur), l’occupation de la ville de Nzako en février pendant plusieurs heures, le rapt de nombreux civils, la mort dans une embuscade, du médecin de Zémio et de son chauffeur. La LRA est aussi indexée, en même temps que d’autres mouvements, au sujet de l’enrôlement des enfants-soldats. Toutefois, le rapport salue la démobilisation de 1300 enfants des rangs de l’APRD.

Au chapitre des libertés et de l’Etat de droit, Amnesty note que « des détracteurs présumés du gouvernement, ainsi que des collègues et des proches de ces personnes, ont été emprisonnés sur la base de fausses accusations ». Il s’agit de 11 personnes maintenues en détention, suite à l’incendie du Supermarché Rayan à Bangui en juin 2010, alors que la justice a ordonné leur libération. Elles ont toutes été inculpées d’incendie volontaire, d’incitation à la haine et d’association de malfaiteurs. L’organisation de défense des droits de l’homme les considère comme des prisonniers d’opinion.

Par ailleurs, plusieurs membres de l’opposition et au moins un journaliste se sont vus interdire de voyager à l’étranger, sans la moindre explication. Le rapport mentionne à ce sujet qu’« une tendance à l’autocensure prévaut dans les médias ».

Enfin, à propos des tortures et mauvais traitements, Amnesty fait remarquer que des membres des forces de sécurité ont été accusés de torture, mais que « le gouvernement n’a pris aucune mesure contre ceux qui avaient été visés par de telles accusations ».

 



Centrafrique : 5 morts dans des affrontements entre éleveurs peuls et villageois

 

Bangui24/05/12 14:05 - Cinq villageois ont été tués dans des affrontements intercommunautaires entre éleveurs et villageois dans la région de Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, a appris l'AFP jeudi de source de sécurité locale. 

Selon une source de gendarmerie s'exprimant sous couvert d'anonymat, "les affrontements entre villageois et éleveurs peuls à Batangafo durent depuis trois jours et ont fait cinq morts".

Ces violences se déroulent dans les villages de Bafondo, où deux personnes ont été tuées, et Gofo, avec trois tués, dont une femme. "Cela inquiète les autorités locales puisque ces affrontements se déroulent à moins de 10 km de Batangafo", a précisé la même source.

"Ces affrontements ont provoqué le déplacement de plus de 3.500 personnes qui se sont installées dans la ville même de Batangafo (...) en quête d'un éventuel hébergement et de vivres. Les structures d'accueil étant inexistantes, le retour des pluies pourrait les exposer à des maladies", a-t-elle ajouté. 

Selon une source administrative locale, "chaque année à la même période des heurts surviennent entre ces communautés, à cause de la présence des troupeaux de boeufs (...) qui dévastent les plantations. En représailles les autochtones abattent quelques boeufs, provoquant la colère des nomades".

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