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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 22:31

 

 

 

 Olivier Gabirault au DPI

 

Aujourd’hui, beaucoup de Centrafricains parmi lesquels des cadres de qualité, formés, dynamiques et pleins d’initiatives pour la construction du pays sont soit à l’Extérieur, soit sur le point de le quitter, ou encore bien que sur place, démotivés,  intellectuellement en retrait par pure déception.  Non seulement des cadres quittent le pays, mais ceux qui sont à l’Etranger ayant fini leurs formations n’y reviennent pas, par manque de programme  attractif et rassurant de retour. Certains Centrafricains, pour de malheureuses expériences vécues au pays, donc de mauvais souvenirs, ne veulent même plus entendre parler de leur patrie et préfèrent se taire dans un grand silence, signe de déception, mais aussi de désintéressement à son égard. D’autres vont même jusqu’à déclarer qu’ils regrettent d’être nés Centrafricains, dépassés certainement par l’ampleur de leur déception.                      Par ailleurs, la gestion du pays, sa situation et son image de plus en plus répulsives  à l’extérieur alimentent ce sentiment. Or rien n’est plus dangereux pour une jeune nation que la déception, le découragement collectif des cadres qu’elle a mis du temps et des moyens pour former en vue de son développement.                                                                                                                                 Le pouvoir ne semble pas s’en inquiéter, préoccupé uniquement par son enrichissement tous azimuts avec les yeux  fixés seulement sur le présent.                                                                                                                                                      Nous ne devons pas regarder la République Centrafricaine par rapport au présent, mais au contraire par rapport à ce qu’elle doit représenter demain, ce qui nécessite bien évidemment les actions de l’ensemble de ses enfants pour préparer cet avenir.                                                                                                                                                                  Ceux qui pensent tirer profit de leur quelconque position pour s’enrichir, avoir les poches, les comptes personnels plus garnis que la caisse du trésor public, au détriment du peuple centrafricain se trompent naïvement et aveuglément. Ils ignorent ou oublient que chaque fois qu’on utilise le pouvoir au détriment du peuple qu’on est censé servir, on s’attire inévitablement le courroux de Dieu. Le pouvoir ne doit pas être conçu comme une occasion pour s’enrichir, se venger, faire gratuitement du mal, parfois par plaisir, mais au contraire comme un sacrifice personnel en efforts  à tous égards pour rechercher  le bien-être de l’ensemble de ses compatriotes.

 En effet, Dieu n’est pas injuste et lorsqu’Il permet même à un vil d’accéder au pouvoir, c’est pour que ce vil se souvienne non seulement de l’Eternel en faisant ce qui est conforme à Sa parole, mais également de là où il a été tiré pour être élevé. En se souvenant de Dieu, il doit agir à la fois selon Sa volonté, mais aussi par reconnaissance. En se souvenant de là où Dieu l’a pris, c'est-à-dire de ses propres conditions du passé, il n’y a pas meilleure expérience que ses souvenirs pour comprendre la situation de misère de la majorité de ses compatriotes et agir en leur faveur. Tous ceux qui comprennent le sens de leur élévation, de leur mission à la tête de la nation n’ont généralement pas de problème à l’issue de celle-ci et sont au contraire bénis par Dieu pour service bien accompli. Par contre ceux qui oublient les conditions desquelles Dieu les a tirés pour les élever souverainement mais qui s’attachent aux honneurs, aux facilités de la fonction, aux richesses du pays pour leurs seuls intérêts, se perdent inévitablement.  Il suffit simplement de regarder les exemples du passé dans notre pays, tout autour de nous et dans le monde pour percevoir cette imparable réalité.                                                                                                                                                             L’honnêteté de certains dirigeants, leur esprit de justice, le rejet de la haine de leur cœur et surtout leur amour pour leur nation, y ont produit des effets positifs et grandi historiquement leurs noms. En voici deux exemples parmi tant d’autres :                               Nelson Mandela a passé une grande partie de sa vie en prison et une fois devenu Président de l’Afrique du Sud, ne s’est pas vengé pour quoi que ce soit. La coupe du Monde de Football a été organisée pour la première fois en Afrique, précisément en Afrique du Sud. Qui peut y voir un hasard ? La stabilité de l’Afrique Sud, son expansion économique, diplomatique, la considération qu’elle jouit dans le monde résultent d’un geste de cœur, c'est-à-dire l’amour de Nelson Mandela pour son pays, la tolérance dont il a historiquement fait preuve pour l’intérêt de sa nation.                                                                                                                                     Le deuxième exemple d’amour est celui pratiqué par Martin Luther King dans le cadre de la lutte pour l’égalité des droits aux Etats Unis d’Amérique, acte ayant produit des résultats extraordinaires, même bien longtemps après sa mort,  sur les libertés, les droits, l’épanouissement  des Noirs et surtout l’ élévation de l’un d’eux à la haute magistrature de ce pays. En effet, face à la crise raciale qui a sévi aux Etats Unis d’Amérique pendant plus de trois siècles, et au cours de laquelle les Noirs américains ont souffert de l’oppression, de la discrimination et de la frustration,  Martin Luther King et ses amis ont  opposé  l’amour à la haine afin de gagner à la fois la liberté et leurs oppresseurs.

Martin Luther King a enduré toutes sortes de souffrances au cours de cette lutte pourtant non violente, toutes sortes de souffrances injustes. Il savait  mieux que personne ce que c’est que souffrir. Sa maison a été endommagée par une bombe. Il a vécu jour après jour pendant 13 ans, sous des menaces de mort. Ses adversaires l’ont accusé par méchanceté de communiste, de n’être pas sincère et de se mettre en avant pour sa propre gloire. Il a été poignardé par un membre de sa propre race, assommé dans le hall d’un hôtel, mis en prison vingt fois, blessé profondément parfois par la trahison d’amis. Malgré tout cela, il n’avait aucune amertume au cœur, aucune rancœur en son âme. Martin Luther King a parcouru ce monde en tous sens pour prêcher la non-violence et le pouvoir rédempteur de l’amour. L’une de ses prédications les plus touchantes était basée sur le texte du sermon sur la montagne (Mt.5 : 43-45).                     Rédigée dans une prison de Georgie, il l’avait intitulée : « Aimez vos ennemis ».

Après avoir montré pourquoi et comment nous sommes appelés à aimer, il décrit comment « la haine multiplie la haine en une spirale descendante de destruction et affirme qu’elle est tout aussi néfaste à la personne qui hait qu’à sa victime. Selon Martin Luther King, « l’amour est la seule force  capable de transformer un ennemi en ami » par  sa puissance rédemptrice.

A l’opposé de  ces grands hommes, tous ceux qui ont toujours  voulu considérer le pouvoir comme une occasion de s’amasser abondamment et rapidement des richesses de manière à devenir subitement les plus riches du pays, les plus en vue, les seuls en place en faisant disparaître socialement, économiquement, politiquement, physiquement leurs compatriotes dans ce seul but, se sont toujours gravement trompés.                           Généralement après leur chute, ces colossales richesses acquises malhonnêtement ne profitent ni à eux-mêmes, ni à leurs enfants dont la plupart se retrouvent dans des conditions misérables. Ils oublient que c’est Dieu qui leur a donné le pouvoir pour le bien de leurs peuples respectifs et que rien ne Lui échappe, même pas la profondeur du cœur.                                                                                                                                   En ce qui concerne les Centrafricains qui affirment même que  leur pays serait maudit, certainement déçus de sa gestion et des souffrances qu’elle engendre, ils doivent comprendre que la langue a un pouvoir soit positif, soit négatif selon qu’on l’utilise dans un sens ou dans un autre. En effet, Dieu a tout créé par la parole, et l’homme à Son image. Etant créé à l’image de Dieu, l’homme peut également tout créer par la parole.                                                                                    La parole est donc une semence. Si elle est semée positivement, elle produit de bons résultats ; mais si elle est semée négativement, les résultats seront évidemment négatifs. Ce double aspect de la parole est parfaitement résumé et confirmé dans Proverbes 18 :20-21 qui  déclare que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Cela signifie que la même langue peut prononcer une parole de vie et une parole de mort, autrement dit une parole positive et une parole négative. Retenons que Dieu nous a donné une parole de vie. Cependant, le diable nous met aussi des pensées négatives pour nous amener à prononcer une parole de mort. Dieu est fidèle à Sa parole, mais Il a des principes que nous devons observer.  En effet, nous avons tendance face aux problèmes de la République Centrafricaine, à oublier la parole de Dieu, à commencer à désespérer, à nous plaindre en disant par exemple : «  Notre pays est maudit ». Lorsque nous tenons un tel propos et prions pour le pays, Dieu ne peut pas le bénir, parce que les paroles positives et négatives se neutralisent, s’annulent.                                                                                                                  La République Centrafricaine est notre patrie et nous devons l’aimer au lieu de la maudire, parfois sans le savoir. Nous devons par ailleurs tout faire pour mettre  son amour dans les cœurs de nos enfants. En effet comme nous-mêmes, ils sont appelés à la servir et on ne sert mieux que ce que l’on aime. Il est vrai qu’elle connait un véritable problème de gestion qu’il est normal de dénoncer, de condamner car le mal ne doit pas être cautionné. Cependant, nous devons nous rappeler ou savoir que les crises raciales en Afrique du Sud et aux Etats Unis d’Amérique étaient plus difficiles à surmonter que le seul problème de gestion que connaît  la République Centrafricaine. Or elles ont été effacées par l’amour et non par la haine, la rancune, de nature bien au contraire à hypothéquer l’avenir de notre  très chère patrie.

 

Paris, 9 avril 2012

                                                                                                                                              

Emmanuel Olivier GABIRAULT

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