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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:22

 

 

 

Djodjo Bozizé casque aux oreilles

 

 

FEDERATION CENTRAFRICAINE DE BASKETBALL



Alors que nombres d’entreprises privées peinent à se faire payer des factures des travaux réalisés avant, pendant et après les éliminatoires Afrobasket 2013, la FCBB auréolée par le succès de la réhabilitation de l’Omnisport et la qualification de la RCA à la CAN prochaine fait dans la danse du ventre et oublie d’honorer les ardoises laissées sur son dos. Mais combien de temps durera le temps de gloire ?


APPELS PATRIOTIQUE ET NATIONALISTE ABUSES.

 

Elles sont nombreuses les entreprises locales enrôlées pour la fourniture des équipements et des matériaux de réhabilitation du palais omnisport, pour l’organisation des compétitions AFROBASKET 2013. Elles, se sont : complexes hôteliers, agence d’accueil, agence de communication, sécurité privée, manœuvres et autres services retenus pour réhabiliter Omnisport et soutenir la messe sportive internationale. A différentes dimensions et besoins exprimés par la FCBB, l’ensemble des parties énoncées ont, à leur tour,  soit sous-traité avec leurs fournisseurs, soit enrôlé d’autres entreprises-sœurs  pour des meilleurs résultats. Y a-t-il eu  signature de contrat de marché, de bons de commande à la base ?


Un éditorialiste d’une radio privée a tenté la question de savoir si le traitement de « dossier Omnisport » était-il légal mais s’est très vite résolu en ces termes : « Le mystère entoure la réhabilitation de l’Omnisport. Le pari en vaut un mais sa réalisation mérite que les autorités en charge du dossier apportent beaucoup de clarification sur les conditions d’acquisition du marché et la provenance du financement. » Chacun y va de sa préoccupation, qui n’est pas exempte de calculs.

 

« Aucune cérémonie de lancement de travaux ni de remise de celui-ci à qui on ne sait. Jusqu’alors l’on ne sait si Omnisport est une propriété de la famille Bozizé et ou un bien de l’état centrafricain après sa rénovation. » Lance de son côté un cadre au Ministère de l’Urbanisme. « Le président de la fédération disposerait même d’une chambre à couché haut standing et même d’un cachot privée à l’intérieur. Ce qui sous-entendu, pour le président de la FCBB, Omnisport est son patrimoine» Conclut un étudiant de 3e année de Droits à l’Université de Bangui.


La question posée restera centrale : secret des dieux.  Sinon rien n’est moins sure car des personnes ressources concernées ne ménagent d’efforts pour exprimer de sérieux regrets de s’être aventurés à soutenir le projet d’une personne (ou d’une famille au pouvoir) aux doublures imprévisibles et comportement infréquentable. « Lorsque la FCBB a frappé à notre porte, elle avait tout le verbe nécessaire pour nous convaincre de soutenir les efforts de la réhabilitation de l’Omnisport et soutenir les Fauves de Basketball. Les agents appelaient au Patriotisme et Nationalisme. Ils étaient prêts à se plier en quatre pour nous faire faire leur volonté même sans un franc payé d’avance. » Se souvient encore un homme d’affaires rencontré au Km5.


Plus d’un mois passé, jour après jour, que les rideaux sont tombés sur les Éliminatoires AFROBASKET 2013, aucune communication n’est donnée pour fixer l’opinion nationale sur le stade Omnisport, sa source de financement, ses conditions d’utilisation, encore moins le payement des soldes et autres factures émises à la FCBB. Ceci dit rien n’est pour demain.  Aussi en parler en public ou revendiquer un quelconque payement de solde constitue une récrimination à l’égard de la FCBB.


Pour se désolidariser des clients, devenus gênants, qui attendent d’elle le règlement total de ses obligations, l’institution nationale en charge du basketball,  va afficher mépris, multiplier des défenses contradictoires, donner des rendez-vous erronés, ne plus décrocher d’appels téléphoniques, renvoyer rencontrer le président de la FCBB et pour se coller la paix va faire responsable de tout payement de factures le président de la république, chef de l’état.


BIS REPETITA. La fédération centrafricaine de basketball s’était vue confiée l’organisation de l’Afrobasket 2013 par la fédération internationale de Basket Association (FIBA) avec condition de normaliser le stade qui devrait accueillir la compétition aux règles internationales. La FCBB, avec à la présidence Joseph François Bozizé, Djodjo pour son premier cercle, va pousser l’ambition extrême pour réhabiliter le palais omnisport, jadis construit par des yougoslaves à la demande du défunt empereur Jean-Bedel BOKASSA sur fond de contribuables centrafricains.

 

Pour Djodjo, se sera le début d’un pari à gagner s’il venait à le réaliser, à quitte ou double. Tombé en ruine au lendemain de la chute de l’empire en 1979, malgré son coût estimé à de milliards de Fcfa, ce joyau sportif centrafricain, lequel avait abrité le couronnement du feu père constructeur de la RCA, n’a pu être rénové par différents régimes politiques qui se sont succédé. Limites ou mauvaises volontés politiques ? Personne n’a de réponse à donner mais les faits étant têtus, l’histoire répétée en République centrafricaine va enclencher un nouveau départ, avec Joseph François Bozizé en acteur principal.


Le discours d’ouverture de l’Afrobasket 2012 tenu ce jour, 29 septembre par le président de la FCBB, devant la nation centrafricaine, les sportifs de la CEMAC et la communauté internationale réunis dans l’enceinte du palais sportif ajusté, a dénoncé la mauvaise gouvernance ménagée par différentes personnes qui ont succédé à la tête de la fédération nationale du Basketball et le département du Sport. Joseph François Bozizé, en restaurateur de vestige, va marquer 1000% de notes additionnelles et se voit redorer son blason jadis débridé. Le peuple centrafricain a salué l’effort de la FCBB et a oublié le passé méphistophélique de « DJODJO » mais attend Joseph François Bozizé au tournant. Personne n’a eu tort.


AU NOM DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET AVEC SON ARGENT, TU REALISERAIS….


Depuis juin 2012, le nom et l’argent du président centrafricain restent toujours présents à la FCBB. Même une banale confusion de patronyme ne le permettra pas. Il s’agit bel et bien de M. François Bozizé YANGOUVONDA, président de la République, Chef de l’Etat Centrafricain dont le nom revenait régulièrement dans les causettes des proches de Djodjo au lendemain de l’annonce de la réhabilitation de l’Omnisport. Pour ces niais compagnons, selon le fils-président, le fonds de réhabilitation proviendrait de la « bourse » personnelle de Bozizé-père qui se doit soutenir l’ambition de Bozizé-fils.


Le budget prévu, près de 400 millions de Fcfa devraient provenir du Trésor Public mais n’étaient pas disponible au moment d’engager les travaux. Pour ce fait, selon des sources anonymes provenant de la FCBB, en fin juin début juillet,  le Président de la République aurait ouvert un chapitre dans son « propre » budget en guise d’avance sur les frais de réhabilitation et se serait fait rembourser par le trésor public en plein septembre.  En même temps, la télévision nationale et une certaine presse écrite banguissoise font l’éloge, tous les week-ends des mois de juillet et août 2012 d’une campagne de contribution nationale à la tête une dame Kolingba dont les missions consistent à organiser matchs de basketball, sensibiliser l’opinion publique et collecter de fonds inter arrondissements et inter entreprises pour soutenir la réhabilitation de l’Omnisport.


Cependant, les travaux de réhabilitation avançaient, certainement et sans nul doute sur fonds-Bozizé, dans la plus grande discrétion absolue. Certaines entreprises spécialisées en bâtiments et revêtements d’aire de jeux ont été mises en contribution sur un principe de marché gré à gré violant de manière métallique et bien carrée les lois nationales d’attribution de marché public. Ici, cela ne devrait pas être le cas, dira-t-on.


LE MELANGE FONDS PRIVE – FONDS PUBLIC NE FAIT PAS BON MENAGE. « L’argent confié à Djodjo nécessaire pour réhabiliter l’Omnisport et organiser l’Afrobasket dépasse le montant prévu et suffirait à honorer les ardoises laissées actuellement sur le dos de son père. » A affirmé, avec consternation, un membre anonyme de la FCBB, mais déclaration qui corrobore les témoignages du personnel  du Cabinet des Finances, de la Direction des dépenses et Budgets, du Trésor Public centrafricain qui se souviennent des multiples et insistants appels téléphoniques effectués au nom du Président de la République enjoignant Ministre des Finances, Directeur de cabinet de ce dernier et du Directeur du Trésor de lui servir l’argent liquide commandé par Bozizé-père. Ainsi, les passages de Djodjo à la caisse du Trésor pour décharger des espèces ne sont pas à compter. Si l’affirmation du proche collaborateur s’avère probant comment considérer Djodjo lorsqu’il traitait ses prédécesseurs et chefs hiérarchiques des démons de finances publiques dans son discours d’ouverture d’Afrobasket ? 

 

FRANÇOIS BOZIZE PAYERA LES ARDOISES DE LA FCBB.

 

Reconnu père protecteur de ses fils, François Bozizé est dans le collimateur de nombreux centrafricains et entreprises mécontents qui ont apporté leurs concours à la réhabilitation de l’Omnisport et à l’organisation de l’Afrobasket 2013. Car depuis qu’il est dit qu’il revient à Bozizé-père de régler les soldes des prestataires de services de la FCBB, tous les regards sont tournés vers la présidence de la République d’où viendra l’argent nécessaire à l’épurement des soldes restants. Pour illustrer son impatience, un commercial d’hôtel, désabusé, assure des craintes possibles du non-paiement du solde d’hôtel qui monte à plusieurs milliers de FCFA.

 

« Nous n’avons aucune garantie pour nos reliquats. Nous savons que la FCBB est autonome dans la gestion de ses actifs. Mais que le payement se ferait par un certain François BOZIZE, président de la République est insensé. Comme si c’était ce dernier qui était faire des réservations dans nos locaux… Nous avons affaire, dans ce cas de figure,  à une fin de non-recevoir. Comprenez que nos espérances s’amincissent.»

 

Un des nombreux ouvriers qui a travaillé, à la tâche, à la réhabilitation du complexe sportif pense « Qu’il est ridicule de considérer cet argument. Personne ne saura jamais que l’argent lui a été déjà donné au en liquide ou pas. C’est de la diversion. D’ailleurs, je l’ai vu jeter, à l’air libre, plusieurs liasses de cinq (5000) Fcfa à l’ouverture et à la clôture de l’Afrobasket aux danseuses et à ses valets. Sans dire aussi qu’il a faroté au Night-club LE ZODIAC cette même nuit de clôture de la manifestation. »


GROS BRAS. Ni lui-même Djodjo, ni le secrétaire général, ni le trésorier général  de la fédé n’a daigné revenir vers les clients tenir un langage d’apaisement. « Ils ne le feront jamais. C’est mal connaître ces gens.» Dit un passant qui s’intéresse au dossier et poursuit en ces termes « Tout ce monde qui constitue la sphère du président de la FCBB fait confiance à la réputation de DJODJO pour envoyer balader qui ose demander ses dus. La fédé sait que Djodjo est infréquentable et insupportable, un mauvais client et donc plus facile pour elle (FCBB) de se couvrir en brandissant son nom pour justifier un laxisme connu d’avance. C’est un Gros bras, Djodjo. »


LE GANGSTERISME ERIGE DE LA FCBB EXPLIQUE L’IMPUISSANCE DU MINISTERE EN CHARGE DE SPORTS.

 

La recherche d’intermédiaire favorable au payement des factures ne pronostique pas les ayants-droits pris dans les encolures  de la FCBB. Le ministère en charge des sports qui a l’autorité directe sur la FCBB est en mal de considération par la nouvelle présidence du Basketball. Pour dire que le chef du département des Sports ne digère pas l’extrême insubordination du président de la FCBB. Un fonctionnaire dudit ministère soutient son chef de département avec cette assertion, pas grand confortable : « Tout est parti d’un manque d’humilité de la part du président de la FCBB qui arrive à ce poste avec une antipathie monstrueuse contre le ministre actuel. Ce dernier est dans le collimateur du président de la FCBB avant même de briguer la présidence de la FCBB. On ne sait pour quelle raison. Ils ont une collaboration givrée depuis toujours que nulle n’ose les raisonner. »


Dans les débits de boissons à Bangui, l’animosité entre le ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture et le président de la fédé de basketball se raconte comme un presque vécu zimbabwéen avec cette fois Djodjo dans la peau du vieux Mugagbé et le ministre dans celle de Tsvangiraï.  Ni l’un ni l’autre ne supporte l’initiative de l’autre et vice versa. Dans le cercle du président de la fédé, le ministre est un tout sauf un supérieur hiérarchique qui ne pense qu’à se faire pleine la poche et qui a couvert l’ancienne équipe dirigeante de la FCBB.


Cette ambiance qui règne entre les deux autorités citées ci-haut connue du centrafricain ne profite pas au règlement de conflit comme c’est le cas. Ni l’un ni l’autre ne peut apporter une solution aux nombreuses personnes qui attendent justice de leur part. La question restera latente dans la gorge du centrafricain mais peut exploser, d’une façon ou d’une autre, avec ce temps qui court.


Une situation à laquelle le président François Bozizé doit aussi trancher avec intelligence et sans bruits de bottes et de lacrymogènes. En Centrafrique,   l’exemple a toujours donné que pour le franc cfa le centrafricain est prêt à la poussée de fièvre mais aussi à avaler les éruptions du volcan s’il est payé.

Arthur Gonitoua

 

 

 


Pour un piquet de déviation renversé, Joseph Bozizé frappe


Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Novembre 2012 13:31

 

Sur instruction du président de la Fédération centrafricaine du Basketball, Joseph Bozizé, un conducteur de taxi et un sapeur-pompier ont été passé à tabac dans la nuit du 14 au 15 novembre. Le taximan aurait imprudemment renversé un piquet de déviation devant l’Omnisports de Bangui et s’est fait torturer avec son client.


Selon les témoignages des parents des victimes interrogés par Radio Ndeke Luka, « le taximan et le militaire ont été arrêtés par les éléments de Joseph Bozizé, alias Jojo pour avoir renversé un petit panneau de déviation devant le complexe sportif Omnisport ».


D’autres témoins ont expliqué que « c’est par inattention que le conducteur de taxi aurait fait tomber le piquet. Jugeant l’acte d’un fait exprès, le fils du Président Joseph Bozizé a ordonné à ses hommes de passer à tabac le taximan. Le client à bord, le sapeur-pompier, a tenté de donner des explications en brandissant sa carte de sapeur-pompier. Hélas ! Jojo lui a retiré la carte puis la déchiré », ont poursuivi les témoins.


Ainsi, le taximan et son client se sont faits emprisonner dans la geôle construite par le président de la fédération du basketball dans les locaux même de l’Omnisports à Bangui.


Informé du comportement de son conseiller en matière de la jeunesse, le président de la République, François Bozizé, « a demandé de rencontrer les victimes».


En dépit de tout, les victimes sont gardés à vue à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) à Bangui tandis que le taxi est maintenu à la présidence.


Radio Ndeke Luka a essayé  vainement de joindre Joseph Bozizé pour sa version des faits. Toutefois RNL reste dans l’attente de sa réaction.

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