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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:47

 

 

 

Francois-Hollande-Elysee.jpg

 

 

PARIS (AFP) - 11.10.2012 20:06 - Par Samir TOUNSI et Anne LE COZ


A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, François Hollande a exposé jeudi les principes d'une "nouvelle politique" de la France envers le continent noir, qu'il souhaite mener dans le "respect et la transparence", avec l'urgence de la situation au Mali en toile de fond.

 

Attendu à Dakar vendredi, puis à Kinshasa samedi pour le sommet de la Francophonie, le président français avait choisi de répondre depuis l'Elysée aux questions de France24, RFI et TV5Monde, trois médias à forte audience en Afrique.

 

"Vous me parlez de +Françafrique+, il y aura la France, et il y aura l'Afrique. On n'aura pas besoin de mêler les deux mots", a-t-il dit.

 

Plaidant pour "une nouvelle politique, respectueuse, transparente", il a souhaité voir dans l'Afrique "un continent d'avenir", "c'est-à-dire des pays qui connaissent une forte croissance".


Le chef de l'Etat a refusé "une diplomatie qui serait celle de nos intérêts économiques": "C'est fini le temps des émissaires, des intermédiaires, (...) que nous pouvions emmener dans nos bagages".


"Je souhaite que Total puisse prendre des positions (en Afrique), mais dans la transparence", a-t-il insisté pour illustrer son propos, citant la première entreprise française.


Evoquant sa première étape sénégalaise, le successeur de Nicolas Sarkozy a écarté l'idée "de faire un discours pour effacer un précédent" à Dakar, où son prédécesseur avait déclenché en juillet 2007 une polémique en parlant devant des étudiants de l'homme africain "pas assez entré dans l'histoire".

 

"Nous avons à la fois une reconnaissance par rapport à l'Afrique, à ce qu'elle nous a apporté. Et aussi des fautes qui doivent être rappelées: ce qu'a été la colonisation et avant, ce qu'a été la traite négrière", a-t-il déclaré.

 

Le Mali sera la toile de fond du déplacement de François Hollande, qui a catégoriquement rejeté toute négociation préalable à une intervention militaire africaine sous l'égide de l'ONU dans le nord du pays, position défendue la veille par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon.

 

"Discuter avec qui ? Avec Aqmi? Qui peut imaginer qu'il puisse y avoir là des conversations qui puissent être utiles?", a déclaré le chef de l'Etat, qui a rappelé que la France pourrait fournir une aide logistique mais "pas d'hommes au sol, pas de troupes françaises engagées".

 

"Pour couper la route des terroristes, il faut avoir une politique internationale, c'est ce que je veux faire au Mali", a-t-il détaillé. "C'est en laissant Aqmi, c'est-à-dire Al Qaïda, prospérer dans le Sahel, que je ferais courir un risque à mon pays parce que le terrorisme peut venir de là", a-t-il insisté, promettant en France d'"éliminer" les cellules d'islamistes radicaux après l'opération antiterroriste commencée samedi.

 

Prochainement attendu à Alger, M. Hollande a assuré qu'il voulait "rassurer l'Algérie", qui "regarde aujourd'hui avec distance une possible intervention" à ses frontières dans le Nord-Mali.

 

Après Dakar et l'île de Gorée, M. Hollande est attendu samedi à Kinshasa, après avoir longtemps hésité et pris l'avis d'ONG qui lui ont "conseillé d'aller en République démocratique du Congo".

 

M. Hollande a souhaité que "le processus démocratique engagé puisse aller jusqu'au bout" dans le pays-hôte du sommet de la francophonie: "J'en parlerai avec le président Kabila et (...) aussi avec l'opposition", a-t-il souligné, alors qu'il doit s'entretenir samedi soir avec Etienne Tshisekedi, principal opposant à Joseph Kabila.

 

© 2012 AFP

 

 

 

 

 

Comment Hollande a préparé son discours de Dakar


 

11/10/2012 à 20:03 Judith Duportail Le Figaro

 

Le chef de l'État a consulté des spécialistes du continent africain pour préparer son très attendu discours de vendredi à Dakar.


Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

Pour la première fois depuis son élection, François Hollande se rend en fin de semaine en Afrique subsaharienne. Il prononce vendredi à Dakar un discours, avant de se rendre à Kinshasa pour le Sommet de la francophonie. Son intervention est très attendue au Sénégal: «Cinq ans après, que doivent attendre l'Afrique et les Africains du deuxième discours de Dakar?» s'interrogeait mercredi le site Seneweb. Le pays garde en effet en mémoire la polémique suscitée par Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait notamment déclaré que «l'homme africain n'était pas assez entré dans l'histoire».


François Hollande n'est pas connu pour être très versé dans les affaires africaines, où il ne s'est rendu qu'une fois, lors d'un stage à l'ENA. Mais le président entend parler à l'Afrique «avec de nouveaux mots», comme l'a annoncé la ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, lors d'une conférence de presse jeudi 3 octobre.

 

«François Hollande prenait des notes»


Pour trouver ces «nouveaux mots», François Hollande a rencontré lundi six intellectuels africains lors d'une réunion de travail à l'Élysée, comme le relatait Le Lab mercredi. Parmi eux, le congolais Elikia M'Bokolo, directeur du centre d'études africaines à l'EHESS. «Nous lui avons tour à tour fait part de ce que nous pensions être les attentes des Africains à son discours. François Hollande était très intéressé et prenait beaucoup de notes», sourit Elikia M'Bokolo.

 

«Je pense que François Hollande ne doit pas venir rectifier le discours de Nicolas Sarkozy, il doit venir avec son propre discours.» Un conseil que semble avoir entendu l'Élysée, qui affirmait mercredi que le discours de Dakar ne serait en aucun cas une réponse à celui de Nicolas Sarkozy. «Il s'agit de porter une vision de l'Afrique et de la manière dont on souhaite qu'elle se développe», a-t-on souligné.

 

«Je lui ai suggéré de relire le discours d'Obama à Accra, au Ghana, où le président américain saluait la vitalité démocratique du pays. François Hollande devra trouver un équilibre entre saluer la démocratie sénégalaise et critiquer les défaillances congolaises. C'est selon moi cet équilibre qui sera le plus intéressant à analyser», poursuit le chercheur.

 

Le président s'est aussi entretenu avec Sidiki Kaba, avocat sénégalais et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). Était aussi présent Mamadou Diouf, directeur des African Studies au sein de la prestigieuse université new-yorkaise Columbia, présenté par Seneweb comme «le Guaino africain de Hollande».

 

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